Courir régulièrement expose parfois à quelques petites douleurs musculaires ou articulaires, qu’il s’agisse de simples courbatures ou de véritables blessures. Avant ou en complément de la consultation médicale (qui pourra éventuellement recommander un arrêt momentané de l’activité ou des soins complémentaires), voyons si l’application de chaleur ou de glace est efficace, et sur quel type de douleur l’une ou l’autre des deux méthodes convient.

Photos : @Brooks

Courir sollicite muscles et articulations, du fait de l’intensité plus ou moins prononcée de l’effort et des chocs répétés sur le sol lors de chaque foulée. Après une bonne séance, de légères courbatures musculaires ne sont pas rares, mais sont sans aucune gravité. Elles s’atténuent en général d’elles-mêmes, surtout si vous laissez le temps nécessaire à votre organisme pour récupérer avant la séance suivante. Les douleurs articulaires sont à prendre avec plus de précautions, car elles peuvent être annonciatrices de blessures plus profondes, avec un risque ultérieur de repos forcé et prolongé. Une douleur persistante, musculaire ou articulaire, perturbe vos appuis et donc la qualité de vos séances suivantes, avec la possibilité de créer d’autres douleurs ou blessures. Le cercle infernal ! Il est ainsi utile de pouvoir atténuer la douleur en période de récupération, pour en favoriser l’élimination. Le chaud et le froid appliqués sur une partie sensible sont bien connus pour leurs vertus anti-douleurs ou régénératrices, mais il ne faut pas confondre ces méthodes avec la prise de médicaments qui peuvent dans un premier temps se contenter de masquer la douleur d’une blessure bien présente. La plupart du temps, seule une période de repos est à même de soigner muscles ou tendons blessés. 

Coup de froid

Le froid est rapidement efficace pour soulager une douleur résultante d’une blessure, comme une foulure, une entorse, un coup ou une déchirure. Il s’applique grâce à un spray ou à une poche de glace, si possible rapidement après la survenue de la douleur, et favorise une diminution de l’oedème directement consécutif au choc ou au faux mouvement, en plus de diminuer rapidement la douleur grâce à un effet antalgique. Le froid provoque une vasoconstriction des vaisseaux sanguins et protège les tissus des conséquences d’une réaction inflammatoire. Le froid soulage mais ne traite pas vraiment, et il n’est pas recommandé dans le cas d’inflammations durables. Il peut par exemple faire du bien sur le moment en cas de douleur tendineuse au niveau du tendon d’Achille, mais n’est d’aucun effet sur la récupération de celui-ci en cas de blessure bien installée.

Douce chaleur

L’application de chaleur sur une partie sensible permet d’augmenter la circulation sanguine par effet de vasodilatation (les vaisseaux sanguins sont dilatés, au contraire de ce qui se passe avec le froid, où les vaisseaux voient leur calibre diminuer). L’élimination des toxines est ainsi accélérée, grâce à un apport supplémentaire en oxygène de la partie traitée, et l’élasticité des tissus est favorisée, ce qui atténue la douleur à plus long terme. La chaleur convient donc principalement à toutes les douleurs musculaires, du dos ou des membres inférieurs, telles que les crampes, les courbatures ou les tensions. La chaleur requise s’administre avec une bouillotte, une poche d’eau chaude, ou encore une crème chauffante. Ce dernier cas peut soulager ou même préparer des muscles un peu endoloris avant un nouvel effort, avec un massage prolongé. Mais les effets ne sont que superficiels (sur l’épiderme ou peu profondément dans le muscle).

Dans tous les cas, si une douleur persiste au-delà de 24 ou 48 heures, mieux vaut demander conseil à un pharmacien ou consulter un médecin.

 

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