Le plus grand semi-marathon de France, le FITBIT Semi de Paris, du nom du partenaire principal, compte 45 000 inscrits. Organisé par ASO l’événement bénéficie de tout le savoir-faire nécessaire quant à la mise en place des infrastructures et au recrutement de bénévoles. Maxime NGuyen y était pour sa première épreuve sur la distance.

Par Maxime NGuyen – Photos : ASO – DR

@ASO / A.Vialatte

C’est mi-août que l’idée de participer à notre premier semi-marathon nous vient en tête. Celui de Paris organisé le 4 mars est idéalement placé, c’est l’assurance d’avoir un objectif pour se motiver tout l’hiver. Les inscriptions ouvrent le 12 septembre. Ce jour-là, à peine arrivé au travail, hop on se connecte, le site patauge, c’est lent on sent qu’il y a du monde en train de s’inscrire. Par chance le site ASO regroupe l’intégralité de ses organisations sur un seul site, et nous avons déjà un compte. Quelques minutes plus tard, et 49€ en moins (hors assurance), nous voici inscrit. Pour les retardataires, il faut savoir que le prix augmente en passant à 58 €, puis 62 €.

L’approche

Régulièrement l’organisation envoie des emails afin de rappeler aux participants les documents à avoir le jour du retrait des dossards (certificat médical, confirmation d’inscription), des informations sur le parcours, les horaires de départ, les sas, et autres plans d’entrainements, bien utile pour les néophytes. Comme il s’agit de notre premier semi et n’ayant pu justifier d’un temps, nous sommes affectés au sas « Jaune », c’est-à-dire le troisième, dont le départ est donné à 9h05, soit 5 minutes après le sas préférentiel, et le rouge pour ceux qui visent moins de 1h35. Le retrait des dossards s’effectue dans le parc floral de Paris, situé à Vincennes, facile d’accès en transport, métro, RER, bus, et en voiture grâce aux parkings le long de la route de la pyramide. Il est possible de retirer son dossard dès le vendredi 2 mars de 10h à 19h30 et le samedi 3 mars 2018 de 9h à 19h30. Aucun dossard n’est distribué le matin même de la course, cela oblige les personnes à venir sur Vincennes le samedi au plus tard. Pas forcément pratique pour ceux étant suffisamment proche pour ne pas à avoir à loger sur place, mais un peu loin pour faire deux fois le trajet. Et en même temps cela serait compliqué de distribuer des dossards le dimanche matin au vu du nombre de bénévoles nécessaires au niveau des sas, et de la consigne…

« Le retrait des dossards s’effectue dans le parc floral de Paris, situé à Vincennes, facile d’accès en transport, métro, RER, bus, et en voiture grâce aux parkings le long de la route de la pyramide. »

Samedi matin, après une longue marche dans la Parc Floral nous arrivons presque au salon, une file pour les personnes avec sac, fouille obligatoire, et une file pour les autres, ouverture des manteaux et nous voici à l’intérieur du salon pour retirer le précieux dossard, muni d’un certificat médical obligatoire pour les non-licenciés, et de la convocation. Il faut dans un premier temps se présenter aux stands « certificat médical » afin de présenter celui-ci. Ils sont assez nombreux pour ne pas qu’il y ait plus de 4-5 personnes qui fassent la queue devant nous. C’est fluide et rapide, on attend à peine. Un coup de tampon rouge sur notre convocation et nous pouvons aller retirer notre dossard, au stand correspondant à notre numéro. Certains sont complètement vides, là encore aucune attente. Vu le nombre d’inscrits sur l’événement cela relève du miracle. Une fois le dossard, en poche direction le stand des T-shirts, il y a un peu plus de monde mais l’attente ne dépasse pas les 5 minutes. Pour quitter le salon, on ne déloge pas à la règle : passage obligatoire par les exposants et interdiction de faire demi-tour, ça peut paraître un peu lourd mais les marques qui ont investi sur l’événement veulent de la visibilité en retour et c’est bien normal. Nous prenons en tout cas toute la mesure de l’événement.

La pression monte

@ASO / A.Vialatte

Dimanche matin, quelques heures avant le départ l’organisation envoie un sms de rappel. A l’approche de l’esplanade du château de Vincennes, fouille des sacs et palpation avant d’entrer sur les lieux. Sur place, il y a un monde fou et une ambiance de folie. Des nombreux WC sont mis à disposition près des consignes, et des sas de départ. Des animateurs sont là pour l’échauffement et mettre l’ambiance ! Tout au long de notre échauffement les speakers rappellent les horaires de départs et les règles pour les consignes.

Echauffement léger, 15 à 20 minutes de footing en augmentant légèrement l’allure sur la fin. On se change et direction la consigne. Là encore de nombreux stands, et aucune attente. Maintenant débarrassé de nos affaires, direction le départ, 15 minutes avant l’heure fatidique. Dernier pipi sauvage avant de rentrer dans le sas, car une fois à l’intérieur difficile d’en sortir. C’est d’ailleurs le moment où nous aurons le plus attendu. A l’intérieur c’est les uns sur les autres. Beaucoup de monde et impossible de remonter en tête du sas. Les premiers partent, nous avançons et là c’est un monde que je ne connaissais pas, des tas de vêtements, de bouteilles, parfois pleines (d’urines ?) de gels et autres détritus jonchent le sol…

Les fauves sont lâchés

@ASO

9h05 : ça y est, c’est le moment de lâcher la meute, enfin pas tout à fait, le temps d’arriver sous l’arche de départ en enfin nous pouvons commencer à courir, pas trop vite car il faut zigzager, monter un peu sur les trottoirs tout en faisant attention aux quelques voitures stationnées. Les premiers mètres sur l’avenue de Daumesnil sont plutôt plats. Un bon échauffement. Une fois le périphérique passé, le profil est même légèrement descendant pour remonter un peu jusqu’à place Félix Eboué, direction Bercy. On passe sous les rails de la gare de Lyon. L’occasion d’apprécier les concerts tout au long du parcours. Super ambiance. On passe la Seine et nous tournons à droite sur les quais d’Austerlitz. Le profil n’est pas totalement plat contrairement à ce que nous pourrions croire. Pas vraiment le temps d’admirer le paysage, nous filons bon train. Passage au kilomètre 5 en 18’33’’. Lorsque vient le moment de traverser la Seine de nouveau au niveau du pont de Sully, nous rattrapons le meneur 1h30 parti 5 minutes avant notre sas, c’est bon signe.

« Nos prénoms étant sur le dossard nous avons même le droit à des encouragements personnalisés, un vrai boost dans l’effort. »

Nous arrivons place de la Bastille, l’ambiance y est survolté et chaque coureur est encouragé, nos prénoms étant sur le dossard nous avons même le droit à des encouragements personnalisés, un vrai boost dans l’effort. Nous empruntons la rue de Rivoli avec ses célèbres boutique, passage devant l’Hôtel de Ville, nous faisons demi-tour au niveau de la Tour Saint-Jacques un peu avant Châtelet. Nous longeons de nouveau la Seine direction Vincennes. Au niveau du musée de la magie, nous franchissons le kilomètre 10, l’occasion de se ravitailler en eau, 37’27’’. C’est plus rapide que les prévisions. A ce niveau nous avions envisagé d’être sur une base de 38’. Tout va bien, on peut continuer ainsi, mais 1 kilomètre plus loin par précaution et n’ayant jamais fait de semi, nous ingurgitons un gel. On le met dans la poche n’ayant pas de poubelle sous la main. Ça fera toujours un détritus de moins et aucune gène ou poids en surplus.

@ASO / Pauline Ballet

Les kilomètres défilent et les groupes de musiciens sont toujours au top. Nous descendons légèrement, il faut pouvoir allonger la foulée et suivre le rythme. Passage dans un tunnel, l’effet sombre associé au raisonnement de nos pas provoque un effet magique. En revanche, il faut pouvoir encaisser la légère remontée derrière, la pente est peu raide et courte mais à pied et presque à fond aucun changement de dénivelé n’est simple, surtout quand on souhaite tenir un rythme régulier.

Kilomètre 12, nous passons devant l’ACCOR HOTEL ARENA. 1 kilomètre plus loin nous prenons à gauche et traversons le Parc de Bercy, au 13è kilomètre est annoncée une belle cote, certains concurrents lèvent le pied en prévision. Pas le temps d’y penser, on continue notre marche en avant et doublons des concurrents par paquets. Et en effet, rue de Charenton la pente est beaucoup plus prononcée, nos qualités de vététiste nous donnent sûrement un avantage, car cela est pour nous un secteur presque reposant. Nous sortons de Paris et nous longeons déjà le Bois de Vincennes. Kilomètre 15 en 56’37’’. L’effort commence à être vraiment dur, c’est le moment où le mental prend le relai pour ne pas craquer. Douleur au pied, au mollet. Il faut se persuader que ça va et que les kilomètres vont défiler rapidement.

Un final difficile

L’avenue de Gravelle paraît interminable. Virage à gauche, légère montée, nous passons à côté de l’hippodrome. Ça sent bon, de quoi booster le moral. Au kilomètre 19, je me persuade que c’est la fin et arrive à accélérer de nouveau. D’un coup, ça va mieux. On tourne sur la route de la pyramide, dernière ligne droite de plus d’un kilomètre pour tout donner, mais pas trop tôt, au risque d’exploser en plein vol. Nous voyons l’arche au loin, ce qui rend la fin de course encore plus dure. une vraie torture. Allez, la fin se rapproche et les encouragements des spectateurs aident à donner encore plus. Le chrono montre 1h19. Il faut passer absolument sous le 1h20 fixé,. C’est le moment de sprinter jusqu’à la fin. Verdict à la montre 1h19’38 ». « YES WE DID IT ». Complètement vidé mais content, les coureurs sont tous dans le même état. Ça rassure.

« Nous voyons l’arche au loin, ce qui rend la fin de course encore plus dure. une vraie torture. »

Une fois la ligne franchie, il faut marcher jusqu’à l’esplanade. La ligne droite paraît également bien longue, et nous avons le temps de nous refroidir. Nous récupérons la médaille de finisher, qui fait également office de décapsuleur. Nous récupérons un peu de ravitaillement, mais comme souvent sur les organisations ASO, celui-ci est limité. On nous donne un sac avec poncho, car même si pendant la course cela ne nous a pas gêné, il pleut. Et une fois l’effort coupé, nous avons vite froid. Pas le temps de trainer, direction la consigne pour récupérer les affaires et se changer en vitesse, puis direction la maison sans trainer.

@ASO

Le chrono officiel est de 1h19’34 » avec une 303e place sur 36 532 finishers. Bravo à tous ! Pour cette première, nous sommes plus que satisfait. L’organisation est au top, avec les moyens nécessaires mis en place pour assurer la sécurité de tous, mais aussi éviter les attentes aux différentes étapes du semi. Le point négatif est peut-être le succès de ce semi, car il y a bien trop de monde sur le parcours. Alors que nous finissions la course, des coureurs s’élançaient encore, doubler n’a pas toujours été simple. Mais l’engouement des participants et des spectateurs permet de passer un bon moment.

@ASO

 

 

 

 

 

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