Lorsqu’il s’agit de choisir l’heure d’aller courir, les coureurs à pied ont tous leurs petites habitudes. Certains privilégieront de chausser les baskets le matin. D’autres le soir. Certains sur la pause dej’. Bref, s’agit-il de convenances personnelles ou existe-t-il réellement un moment de la journée à privilégier ? 

Par Jean-François Tatard – Photos : Brooks/DR

 

Vous pourrez dire ce que vous voulez, physiquement parlant, les premières heures de la journée ne sont pas propices à s’entraîner… En effet, le matin la température corporelle est au plus bas. D’autre part, les muscles et les tendons sont encore bien raides. Et cela ne s’arrange pas en vieillissant. Il faut quelques kilomètres avant que la foulée ressemble à quelque chose. De plus, quel que soit le niveau de chacun, on ne ventile pas aussi bien au saut du lit qu’en plein milieu de journée. D’ailleurs, la sensation à l’effort est souvent plus difficile le matin qu’en fin de journée. Physiologiquement, le corps a aussi moins de réserves après la nuit. Et même avec un bon petit dej. Ne parlons même pas de l’entraînement à jeun, qui présente néanmoins d’autres avantages. Néanmoins, l’entraînement au chant des merles et au lever du jour est plein de vertus. C’est d’ailleurs une excellente manière de démarrer  la journée et de se préparer de manière dynamique pour le boulot. Courir le matin est aussi un exercice qui forge un mental fort. Et puis enfin, la plupart du temps les courses se déroulent le matin alors autant s’y habituer un peu aussi.  S’il faut privilégier un type de séance sur ce créneau, alors mieux vaut se diriger sur des sorties à allure d’endurance qui ne montent pas trop dans les tours et qui n’excèdent pas plus d’une heure.

Sur la pause déjeuner

Beaucoup sont ceux qui profitent d’écourter ou de supprimer le repas du midi pour chausser les baskets. L’avantage c’est que généralement l’organisme est déjà plus en forme à cette heure-là. Alors autant en profiter pour y placer une séance dite d’intensité. Les avantages sont multiples : cela permet de laisser le temps à l’organisme de digérer les entraînements soutenus et de laisser au cœur le temps de redescendre à un niveau de pulsation cohérent. Et puis c’est aussi le moment de la journée où le niveau de fatigue est sensé être le moins élevé. S’il faut privilégier une séance sur ce créneau, alors mieux vaut se diriger vers des séances courtes mais de qualité. On peut ainsi imaginer un échauffement de 20 minutes puis 10 ou 12 x 400m sur la piste à côté du boulot. Puis 10 ou 15 minutes de retour au calme.

En fin de journée

Les médecins disent que c’est entre 17h et 19h que l’organisme est le plus efficace. C’est le moment de la journée où le corps atteint sa pleine puissance musculaire et capacités pulmonaires : tous les voyants sont au vert ! Alors quand l’emploi du temps le permet, il est forcément plus logique de s’entraîner avant de dîner. Néanmoins, la difficulté si elle existe c’est de se motiver après une journée de travail. En effet, il est souvent difficile de se faire autant violence après avoir passé la journée « au charbon ». D’ailleurs on constate que les coureurs du matin sont plus réguliers dans leurs entraînements que ceux du soir. S’il faut privilégier une séance sur ce créneau, alors mieux vaut se diriger vers des séances à l’allure cible de la compétition. On peut ainsi imaginer un échauffement de 20 minutes puis 8 x 1000m sur la piste à allure du 10 km. Puis 10 ou 15 minutes de retour au calme.

Mais courir n’est pas uniquement synonyme de performance

 

S’il existe une seule vraie contrainte, c’est celle du temps. Et plus précisément celle de l’emploi du temps. L’entraînement ne doit pas être source de déséquilibre et d’anxiété. Au contraire ! Il faut donc conjuguer la course à pied avec la famille et le boulot. Et puis la seule vraie performance c’est encore celle d’être le plus heureux. Alors, s’il s’agit d’épanouissement, peu importe l’heure que vous choisirez pour allez vous entraîner. Peu importe le temps quel vous y consacrer. Peu importe l’endroit approprié ou non approprié. Mais pourvu que vous sachiez toujours vous adaptez.

 

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