Parmi toutes les montres GPS avec fonctions cardio, la Kalenji ONmove 500 fait figure d’épouvantail avec son prix sans concurrence de 99 €. Mais que vaut-elle vraiment à l’usage, en plus de toutes les fonctions essentielles qu’elle propose ?

Par Sébastien Argentin – Photos : DR

La Kalenji ONmove 500 se montre d’emblée facile d’accès, et en ce sens elle dénote par rapport à de nombreux modèles concurrents. Elle este très fonctionnelle et intuitive au niveau des fonctions et de la navigation au sein des différents menus. Nous n’avons même pas eu besoin de lire la notice d’utilisation ! Son aspect est proche du modèle Ambit 3 Peak de Suunto, mais d’apparence un peu moins robuste, tout en étant moins épaisse et nettement plus légère (51 grammes).

Du côté des fonctions, on trouve l’essentiel : entrainement fractionné, zone cible, temps au tour automatique, compatibilité Strava, mode multisport, temps au tour manuel…

Les menus sont directs => Réglages, Libre, Training, Journal, Connect

  • Réglages : général, utilisateur, activité, écrans, capteur FC, à propos
  • Libre : choix du sport
  • Training : fractionné, zone cible
  • Journal : séances, record, effacer mémoire, mémoire

Nous remarquons la possibilité de programmer des séances entières (échauffement, séries avec temps d’effort et de repos, temps de repos entre les séries, nombre de répétitions) et de suivre ensuite les indications sonores lors de l’entrainement. Le temps est assez long pour capter les satellites, mais rien de catastrophique. C’est quasiment identique à la Suunto Ambit 3 Peak. Toutefois, il ne faut pas s’imaginer partir immédiatement une fois sorti de la maison. Il faut attendre quelques instants pour que le GPS soit opérationnel. Une fois en route, l’allure est affichée en min/sec au kilomètre, et ce, à la seconde près (le palier est de 5’’ pour la Suunto de référence). Cet affichage aussi précis est à notre avis inutile alors que l’imprécision de mesure est beaucoup plus grande. Idem pour la fréquence cardiaque au poignet : difficile d’en tenir compte en direct lors de la sortie, il y a beaucoup trop d’imprécisions de mesure, et énormément d’inertie lors des changements de rythme. Toutefois, sur parcours dégagé, et en adoptant une allure régulière, il est envisageable d’avoir des valeurs très cohérentes.

Un capteur de fréquence cardiaque à revoir

Le capteur de FC au poignet ne parait donc pas très fiable, et il nécessite encore des ajustements pour pouvoir tenir compte des valeurs affichées sans se demander si elles sont correctes ou non. Nous avons noté pas mal d’aberrations nettes, et une grosse inertie lors des hausses ou baisses de FC lors d’un effort progressif. Il peut bien sûr s’avérer utile pour les néophytes ou les coureurs occasionnels, lors de footing ou de sorties tranquilles à allure régulière, mais il nous semble difficile de s’en servir pour ajuster ses intensités en fonction de la FC lors de séances à plus hautes intensité. La mesure du dénivelé lors de l’exercice est très loin de la vérité, et nous notons là aussi beaucoup d’imprécisions. En revanche, lors de l’export sur PC, on retrouve des valeurs justes et cohérentes.

Une trace GPS bien suivie

Toutes ces remarques sont balayées lors de l’export sur ordinateur. La fiabilité semble parfaite aussi bien sur la distance que sur le dénivelé. Moins de 1% de variation sur un parcours identique répété à plusieurs occasions, et moins de 2% d’erreur par rapport à une trace GPS sur Openrunner ou à l’export du même parcours réalisé avec la Suunto de façon conjointe. Les données exportées sont donc fiables et permettent d’analyser sa sortie de façon sérieuse. Du côté des qualités de la Kalenji ONmove 500, on note aussi que la montre est parfaitement étanche, même lors d’une sortie sous la pluie battante. L’autonomie semble un peu limite (6-7h) mais la montre se recharge vraiment rapidement (entre 1h20 et 1h30) et de façon simple avec un simple câble USB. Cependant, à moins de se lancer dans l’ultra, ces 6-7 h seront largement suffisantes pour que la plupart des utilisateurs ne la rechargent qu’une fois par semaine. Le transfert sur PC (logiciel On connect) via câble USB ou sur smartphone via Bluetooth est très simple. Lors du branchement de la montre, le logiciel se lance tout seul (après l’avoir installé et paramétré au préalable sur son PC) et on va retrouver ses séances (date, durée, distance). Il suffit de cliquer pour l’envoyer sur decathloncoach.com, et pouvoir analyser sa sortie comme sur Garmin Connect, Movescount, Strava ou autre plateforme d’analyse.

Un produit cohérent

Le produit est très agréable à porter au poignet et se fait vite oublier. Naviguer dans les différents menus de la montre s’avère très intuitif. Les valeurs de FC, allures, distance, dénivelé semblent peu fiables en direct lors de la sortie, mais on retrouve en post-analyse sur le PC des données correctes. La FC n’est pas encore vraiment au point pour s’en servir comme indicateur d’intensité… La Kalenji ONmove 500 est parfaite pour les sorties à allure régulière sur des terrains pas trop couverts, mais un peu juste pour les sorties avec des séries et des variations d’allure. Son petit prix très serré la met en concurrence directe avec de simples montres chronomètre de marques réputées, avec l’avantage d’avoir des infos concrètes sur sa sortie (distance, dénivelé, parcours sur carte…). Et ce n’est pas la moindre de ses qualités.

 

KALENJI ONMOVE 500
Les + : Prix, facilité d’utilisation, analyse de la course sur ordinateur
Les – : Manque de précision de la fréquence cardiaque pendant l’effort
Prix public : 99 €
Contact : www.decathlon.fr

Comments

  1. Je suis d’acord il manque de précision de la fréquence cardiaque pendant l’effort. en plus je trouve le GPS n’est precise non plus. J’ai comparé les memes routes que j’ai fait avec une autres systeme satellit et la difference c’est 0.5 km par 15 km

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