La marque suisse On-Running propose avec les Cloudace des chaussures très haut de gamme. 

Par Jean-François Tatard – Photos : DR

En éliminant le Pérou, la France a beau avoir verrouillé sa qualification pour la Coupe du monde de Foot, ma première journée de cet été 2018 ne se passe pourtant pas aussi bien que je l’espérais. À cause des grèves, je viens de louper l’avion qui me ramenait à Paris. Et je vais surtout manquer l’invitation de la marque OnRunning pour le lancement de la Cloudace. Tant pis, j’improvise…

Qui est On-Running ?

On, c’est l’histoire suisse d’Olivier Bernhard, David Allemann et Caspar Coppetti, trois potes passionnés de course à pied. Le premier cité, ancien athlète de haut niveau, triple champion du monde de biathlon et multiple vainqueur d’Ironman, a l’idée lorsqu’il se retire de la compétition de concevoir une chaussure de running qui procure un ressenti optimal. Il se rapproche alors d’un ingénieur suisse qui envisage justement aussi de développer un nouveau concept de chaussures de running. De cette association idéale mêlant expérience de course et expertise en ingénierie naît un grand nombre de prototypes. Le tout guidé par une seule et même ligne directrice : « permettre des réceptions en douceur à chaque foulée et des propulsions fermes pour repartir ». C’est ce concept unique qui a séduit Caspar Coppetti et David Allemann et qui les a motivé à rejoindre l’aventure en 2010. Rapidement, les trois associés fondent la société On à Zurich.

Le fruit de la réflexion

Le fruit de leur réflexion permet d’établir une approche à la fois intéressante physiologiquement et aussi, évidemment, d’un point de vue marketing, que l’un des boss, Olivier Bernhard, nous expose : « Ne pas faire de vagues, suivre les règles du jeu, marcher dans les pas de ces prédécesseurs, se fondre dans la masse… Toutes ces notions ont conduit à faire fausse route en matière de technologie de chaussures pour la course à pied. Après plus d’un demi-siècle de recherches et d’idées reçues sur la course, aucune avancée n’a significativement eu d’impact sur la réduction des blessures liée à la course à pied. »

La bonne surprise

Il ne faudra pas attendre plus tard que le 22 juin pour me réconcilier avec l’été. Je rentre du travail, j’ouvre ma boîte aux lettres et je découvre un colis qui vient de Suisse. Je le déballe et j’y trouve la chaussure que je devais essayer la veille. Pas rancunier chez On. Ils ne m’en ont même pas voulu d’avoir manqué leur lancement interplanétaire. C’était pourtant un sacré coup Marketing que j’ai loupé. Une course en relais de fuseau horaire en fuseau horaire jusqu’à faire le Tour du monde avec la nouvelle Cloudace.

La On Cloudace 

Ma première critique est forcément d’ordre esthétique. Et là, c’est quand-même très singulier. D’ailleurs, avec honnêteté, jamais je ne les aurais achetées si la marque ne m’avait offert l’opportunité de les essayer. Ainsi, même si à première vue, avec un drop de 7 millimètres, elles me semblent lourdes et qu’a priori elles ne correspondent donc pas à un modèle typé performance, je les trouve finalement assez jolies.

Bien que j’aurais choisi une autre couleur que vert kaki si on m’avait laissé la possibilité. Aussi, avant de les enfiler, je ne perds pas de temps, je les pose sur la balance, qui affiche 302 grammes dans mon 42,5. Voilà qui correspond normalement à un modèle d’entraînement. Et enfin, quand on la tourne un peu dans tous les sens pour en vérifier tous ses aspects et qu’on s’attarde un peu sur la finition : c’est tout simplement de la haute couture. Jusqu’au moindre détail, la finition est impressionnante. Je ne connais pas encore le prix mais là, clairement, c’est du très haut-de-gamme ! Aucune couture apparente. Les sorties de lacet serties du logo de la marque en aluminium. Et le petit drapeau sur la chaussure droite qui nous rappelle le Swiss Engineering.

Sur le plan technique

Qu’est-ce qui rend la Cloudace si différente ? On se concentre sur la « bonne » façon de poser son pied à chaque foulée et sur ce qui permet de se propulser au mieux pour enchaîner le bond suivant : « L’idée est aussi de permettre à chacun de courir à sa façon le plus naturellement possible. Chacun a son style qui découle d’une gestuelle bien individuelle, d’où des mouvements complexes. Ce que chacun pense être bon pour lui l’est généralement en réalité ». Voilà comment l’idée révolutionnaire de On s’est transformée en une nouvelle chaussure de running qui épate. Le système CloudTec® littéralement traduit Nuages technologie combine des éléments tridimensionnels avec des plots tubulaires en caoutchouc hautement flexibles qui constituent la semelle de la Cloudace.

Première séance

Le café est dans la tasse. Les cafés nettoient leurs glaces. Il est 5h00, Paris s’éveille. Et mes Cloudace ? Pareil ! Une fois aux pieds, il ne me faut pas plus de 10 mètres pour me rendre compte du confortElles amortissent vraiment et sont surtout ultra stables. Mon premier test confirme ma première impression visuelle…

Un amorti sans compromis

Une sensation d’amorti ultime qui ne me ralentit pas. La semelle de la Cloudace procure une sensation de course régulière comme rarement je l’ai ressenti. J’ai aussi découvert une protection et un confort extrêmes au niveau du talon grâce aux Zero-Gravity Clouds tout en profitant d’une poussée dynamique grâce à la zone d’atterrissage en caoutchouc à l’avant-pied.

Des talons définitivement high-tech

Ultra moelleuse, confortable, encadrante. La section du talon de la Cloudace offre un grand nombre d’avantages. Un renfort au talon qui garantit une foulée stable tandis que des coussinets de talon finement modelés maintiennent confortablement mes pieds dans la position parfaite.

Respirantes

Aussi j’ai découvert une ventilation ultime sans compromis sur les performances ou le soutien. Le tissu mesh sandwich sublimement développé par la marque laisse mes pieds respirer et m’apporte un soutien là où j’ai ai le plus besoin.

À qui s’adresse ce modèle ?

Pour moi ce modèle est destiné aux coureurs à foulée neutre, dont le pied déroule bien dans l’axe ou à la rigueur sur l’extérieur mais surtout qui ne s’affaisse pas sur l’intérieur. Elles s’adressent aux coureurs de poids moyen et/ou lourd. Moi qui suis assez « léger » (66 kilos) par exemple, je dirais que j’en ferai une utilisation soutenue comme dans le cadre d’une préparation marathon, ou en phase de reprise post blessure pour me préserver au maximum des chocs.

Quels types d’utilisation ?

La Cloudace est avant tout une chaussure d’entraînement à mon sens. Elle est destinée aux sorties longues ou de récup sur route ou chemin pour les coureurs lourds. Ses caractéristiques de dynamisme permettent de l’utiliser également sur des entraînements de seuil sans trop perdre au niveau des sensations mais aussi sur des séances de VMA courtes et longues en phase de reprise par exemple.

Footings et Sorties Longues Fractionnés

(Seuil – VMA)

Compétitions

(10km au marathon)

Poids Légers

(-70kg)

++ + +
Poids Moyens

(70kg à 85kg)

+++ ++ ++
Poids Lourds

(+85kg)

+++ +++ +++

(+: Peu adapté – ++ : Adapté – +++ : Très adapté)

ON-RUNNING CLOUDACE
Les + : solidité, dynamisme, stabilité, flexibilité, confort, polyvalence
Les – : prix, poids

  • Tailles : du 36 au 49 pour hommes ou femmes
    • Drop de 7 mm
    • Empeigne sans couture

Prix public : 199,95 €

Comments

  1. Testées et approuvées également. Par contre, le prix, c’est de la folie furieuse, je vais donc chercher une paire d’une autre marque, ne fut-ce que pour alterner.

  2. Testé
    super chaussures anti douleur et anti blessure par contre après 300 km l interieur du talon est vraiment déchiré pour 200€ c est pas possible

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *