Yohann Diniz n’est pas le seul à avoir déjà rencontré ce phénomène de problèmes intestinaux. Vous êtes nombreux, coureurs ou marcheurs, à vous poser la question de la cause de ce problème limitant ? Pourquoi est-ce que cela arrive ? Est-ce évitable ? Et comment ?

Par Jean-François Tatard – Photos : DR

Vous souvenez des JO de Rio 2016 ? Vous souvenez-vous plus particulièrement de l’épreuve du 50 km marche où s’alignait une de nos meilleures chances de médaille française ? Si vous, vous ne vous en souvenez pas, il y en a un qui n’oubliera certainement pas sa journée du 19 août 2016… La cause à un problème intestinal (assez spectaculaire) Yohann Diniz, est obligé de revoir toutes ses ambitions.

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LA CAUSE

Les raisons sont nombreuses. Mais imaginez le nombre de foulées sur un marathon par exemple. Eh bien disons qu’à cause des impacts multiples au sol, la paroi du côlon tape contre la paroi abdominale autant de fois qu’il y a de foulées. Cela a pour conséquence d’enflammer très précisément la paroi du côlon. Ce phénomène est très caractéristique de la course à pied. En vélo le problème est inexistant par exemple. D’autre part, les secousses mécaniques ont des répercussions sur l’ensemble du corps mais aussi sur la répartition du volume sanguin.

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UNE MOINS BONNE VASCULARISATION

De façon à bien oxygéner les muscles pendant la course, le corps envoie le sang majoritairement vers les muscles. Et donc les viscères sont momentanément moins alimentés. Tout comme l’intestin qui est moins bien vascularisé. C’est une des autres causes principales des douleurs et des diarrhées.

LE SUCRE : UN FAUX AMI !

Il y a autre chose qu’on oublie. Lorsqu’on court longtemps : on boit plus et souvent du sucré. Sauf que le sucre agresse aussi l’intestin.

LE STRESS !

Il y a un dernier phénomène. Un phénomène d’ordre psychologique cette fois. Qui n’a jamais eu « envie de faire caca » de façon complètement déréglée le jour d’un examen ? Stressé, vous allez aussi angoisser votre côlon en quelque sorte. Cela peut être l’une des autres causes de diarrhée sur le parcours.

COMMENT LE GÈRE-T-ON ? ON FAIT QUOI ?

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Pas trop de surprise, c’est encore sur l’alimentation d’avant course qu’il va falloir le mieux miser. D’ailleurs première règle, celle des « 3 heures ». On termine son dernier repas 3 heures avant le début de la course. Et faites simple ! Du riz et du jambon, ça ira très bien. Évitez les fibres c’est tout ce je je peux vous conseiller. D’ailleurs dès la veille. Évitez les légumes crus et les fruits. Épargnez et économisez le travail de vos intestins. Consommez de l’ « ultra digestible » !

DEUX RECETTES DE GRAND MÈRE

  1. Je sais bien que c’est devenu un rituel presque rassurant mais évitez d’abuser sur les pastilles de sel en course ! Ça favorise drastiquement les diarrhées.
  2. Privilégiez la vitamine E. C’est le Docteur Laurent AUMONT, médecin du PSG, qui m’a ainsi fait découvrir l’effet protecteur de la vitamine E sur l’inhibition des altérations tissulaires de la muqueuse intestinale lors de mes 100 km de MILLAU 2014. Le protocole improvisé mais qui a fonctionné, me demanderez-vous ? Eh bien, 1 gélule de 400 UI, les 8 derniers jours avant la course semble fonctionner avec efficacité+++…

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POUR CONCLURE

Je vais marteler le message mais souvenez-vous encore et toujours de tout tester à l’entraînement avant et plusieurs fois et dans différents contextes. Le mot d’ordre demeure toujours de ne rien essayer de nouveau le jour de la course ! Et si vous devez vous faire surprendre par quelque chose le jour J, ce sera uniquement par un nouveau personal best

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