Tenez, pour mon premier jour de vacances, je vais traiter un sujet un peu plus insolite que d’habitude. Presque tabou. J’avais déjà développé « trouver l’amour en courant », il y a quelques semaines mais s’il est une question en course à pied qu’on se pose peut-être à soi-même mais qu’on ne pose pas souvent à haute voix, ça pourrait peut-être être celle du sexe. Le sexe dans le running… Qu’est-ce qu’on pourrait se poser comme question en rapport avec le sexe et le running ? Un rapport la veille d’une course nuit-il à la performance ? Est-ce justifiée la légende qui dit « jamais la veille de course » ? Ou l’inverse, peut-être que ça détend, et que cela nous épargnerait du stress de l’objectif ? Ou encore à la longue la course à pied augmenterait-elle la libido ? Ou à l’opposé diminueraient-elle la fertilité ou l’ « appétit » ? Bref, qu’en est-il ?

Par Jean-François Tatard – Photos DR

De tout temps j’ai toujours entendu un tas de rumeurs sur le sujet. Des questions intimes, parfois drôles, ou encore naïves, candides, arrêtées et fermées, ou ouvertes, etc. Mais la plupart du temps, quelle que soit la forme, elle est sans réponse fondée. Et moi qui lis pourtant beaucoup, jamais je n’ai eu l’occasion de trouver un reportage qui développait le sujet. Je m’y aventure…

INVESTIGATION SEXUELLE

Me voilà auto investi d’une mission complètement inhabituelle. Une boîte de préservatifs dans mon short je pars protégé à la conquête de sentiers coquins. Première question, c’est celle que je me suis le plus souvent posée jusqu’à ce que je ne me soucie même plus d’éventuelles menaces ou bénéfices.

FAUT-IL S’ABSTENIR LA VEILLE DE COURSE ?

Vous croyez qu’on va y répondre aussi facilement ? Ça sent la réponse de normand ! À cette question je vous le dis d’avance on va répondre par oui et non. Disons que ça dépend de chacun. Mais le plus logique serait de poser la question autrement : lorsque vous vous laissez aller à vos désirs la veille de l’entraînement, comment vous sentez-vous sur la séance du lendemain ? Votre réponse vous donnera une idée de ce que ça donnerait si vous le faisiez la veille d’une compétition. Si vous ne savez pas, il faut essayer. Faites-vous plaisir, je vous fais confiance…

ET LE RUNNING STIMULE-T-IL LE SEXE ?

90% des gens préfèrent faire l’amour après l’entraînement et 50% pensent que la course à pied les a rendu meilleurs. C’est le résultat d’une étude de runner’s world qui date de plusieurs années et réalisée sur 1000 individus. L’explication est simple : ces résultats très positifs doivent très probablement se corréler au bien-être qu’apporte notre passion (enfin… je parle du running pour cette fois). En effet, le running permet de se sentir plus en confiance et d’être fier de son corps alors forcément : ça aide ! Et puis en courant la température augmente et ça impacte la libido. Et enfin il y a la sécrétion de cette fameuse hormone du bonheur, les endorphines !

LE POISON EST DANS L’EXCÈS !

Même de l’eau bue en excès peut-être mortelle. S’il existe une menace à notre activité sexuelle à cause du running c’est éventuellement sur la piste du surentraînement qu’il faut aller explorer. Fatigue, irritabilité, libido en berne. Pas certain qu’un champion soit finalement le « meilleur coup ».

« S’il existe une menace à notre activité sexuelle à cause du running c’est éventuellement sur la piste du surentraînement qu’il faut aller explorer. »

En effet, l’entraînement long, intense et régulier a un impact souvent néfaste sur la libido. Et en particulier chez les hommes même si à voir certains grands athlètes on pourrait penser le contraire. Disons qu’après une grosse séance, nous sommes tellement fatigués que l’envie de sexe est complètement coupée. C’est aussi l’acide lactique qui aurait un impact sur l’envie. Décidément ce fichu acide lactique… Enfin, le plus gros tue-l’amour se situerait principalement dans le registre de l’ultra longue distance. Au-delà du marathon, si c’est juste pour le sexe et les câlins, mieux vaudrait peut-être éviter de chercher à séduire.

CONCLUSION

Le sujet est aussi drôle qu’il peut être sérieux. Mais la réponse ne peut absolument pas être catégorique. Je n’ai pas voulu illustrer par respect pour mes amis runners puissants (et/ou impuissants) mais j’ai pourtant autant d’exemples que de contre-exemples. Je vous confirme juste que je connais des ultratraileurs qui débordent de libido. Et qu’à mon sens, la piste de l’envie sexuelle est plus à aller vérifier au niveau du cerveau. C’est encore lui qui guide le désir et le plaisir. Pourvu que vous en ayez envie tout ce qui vous fera plaisir, vous pouvez le réaliser… alors encore une fois, amour ou running, peu importe ce que vous choisirez comme activité, n’agissez que par plaisir et vous ne serez jamais limité…

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