Il était une foi… bah quoi ? Ça commence pas comme ça une histoire ? Ah, oui pardon, « fois » avec un « s » ? Oui mais là, il s’agit bien de foi. Et la question de savoir s’il existe un rapport entre le sport et la religion ? Ou si, d’ailleurs, le sport ne serait peut-être pas UNE religion à lui seul ?

Par Jean-François Tatard – Photos : DR

QU’EST-CE QUE LA FOI ?

Et bien disons que la foi c’est un peu comme le wifi. La foi a le pouvoir de nous connecter à ce dont on aurait besoin. Mais si on s’en tient à la définition, la foi c’est « le fait de croire en un dieu ou en un dogme par une adhésion profonde de l’esprit et du cœur. »

LES DIFFÉRENTES FORMES DE FOI

D’ailleurs du coup aidez moi !? Dans la ville de Foix, il était une fois, Une marchande de foie, Qui vendait du foie… Sauf que ma foi, je ne sais pas s’il y a un s quand il y a plusieurs foi« s » !? Enfin, bref, on va mettre un « s ». Vous m’aurez compris. Mais s’il existe probablement autant de foi que d’individus, j’ai un peu étudié la question et ce sont ainsi 2 théologies ou concepts théologiques qu’il existe entre le rapport du sport à la religion – Pfff, j’espère que ça ne va pas être chiant… (avoue que c’est ce que tu es en train de te dire ?) – Ainsi, retrouve-t-on : L’Inclusivisme & L’Exclusivisme.

 

L’EXCLUSIVISME

Je préfère commencer par celui-là… Mais si c’est chiant vous m’arrêtez direct, d’ac ? L’exclusivisme consiste à poser des frontières ou des critères exclusifs en estimant que ces critères justement peuvent garantir la cohésion et la stabilité dans un ensemble ou un groupe de personnes. En gros, La religion et le sport n’auraient aucun point de rencontre. Bon, Stop ! Faites pas l’effort, c’est moi qui arrête…

L’INCLUSIVISME

L’Inclusivisme c’est l’inverse. C’est un concept théologique selon lequel le sport est un aspect de la religion. Cela signifie qu’il se vit dans le cadre d’une religion. Pour le croyant, il est une occasion d’affirmer publiquement sa foi :

  • Par des gestes explicites : faire un signe de croix à l’entrée du stade, s’agenouiller pour prier sur la piste…
  • Par le choix de ses vêtements : porter un foulard pour dissimuler ses cheveux sur la course, soulever son maillot pour montrer sa camisole où figure le message «Jésus t’aime» ou la photo de son fils.
  • Par le refus de pratiquer l’athlétisme le dimanche. C’était le cas du recordman du monde du triple saut Johnatan EDWARDS. Ou de jouer au hockey durant les fêtes juives. C’est le cas en NHL. Le sport devient alors souvent un outil pédagogique pour transmettre une religion. Les jésuites et leur éducation forment l’être humain dans sa totalité, corps, cœur, esprit et âme – mens sana in corpore sano – par l’athlétisme. Les protestants américains et à leur concept de Muscular Christianity, dont sont notamment issues les salles de sport du YMCA et le basket-ball.

OPTIMISATION DE LA PERFORMANCE

À l’inverse, il est possible de faire de la religion un simple aspect du sport ou de l’instrumentaliser pour en faire un outil au service du sport. Certains sportifs n’ont pas recours à la religion. Le signe de croix, par exemple, leur serre à optimiser leurs performances de même que lors de l’entraînement, de la diététique ou du dopage. Les aspects religieux permettent à l’industrie du sport, d’augmenter la légitimité de son produit. Peu nombreux sont les athées ou les laïcs qui ne croient pas aux dieux du stade. Le sport fidélise une clientèle qui se rend au stade comme elle se rendrait à l’église, au temple, à la mosquée ou à la synagogue.

LA RELIGION OLYMPIQUE

Je ne vois pas comment on peut dissocier foi et religion. Le sport et la religion conduisent à créer une entité. En tous les cas, par ses vertus, elle a sa place dans le sport. Et on va pas s’en priver. Le sport et la religion sont selon moi presque confondus à un moment. Regardez les Jeux olympiques ! C’est l’exemple le plus abouti. Les jeux sont avant tout une religion, c’est-à-dire une « adhésion à un idéal de vie supérieure, d’aspiration au perfectionnement ». Ils ont créé une nouvelle religion sur la base d’éléments – croyances, symboles, termes, rites, etc.…  empruntés aux religions gréco-romaine, judéo-chrétienne, germano scandinave, peut-être aussi, au fil du temps, à d’autres moins occidentales.

POUR CONCLURE

Si un « croyant » vous dit que la foi est le meilleur moteur, que la foi est aussi un don de Dieu, vous n’avez donc rien à faire pour en bénéficier. La foi est un don gratuit, gracieux, qui n’attend, de notre part, aucun effort méritoire pour en bénéficier. Nous n’obtenons pas la foi par nos propres forces. Tous, nous sommes seulement des « mendiants de foi », d’espoir, de résultat, de « performances », et surtout de bonheur et de plaisir… et vous connaissez la bonne nouvelle ? Celui qui demande la foi l’obtient, car le désir de la foi est déjà un acte de foi.

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