Nous arrivons bientôt dans la période de l’hiver. Et avec le froid et les virus qui traînent, ce sont aussi les rhumes, les gastros, les grippes et les maladies de l’hiver qui vont faire leur retour. Mais la question qui se pose c’est : si toutefois je suis malade, est-ce que cela m’empêche de courir ? Est-ce que je prends des risques si j’y vais ? Quelles sont les menaces ? Et l’inverse peut-être : existe-t-il des bénéfices à aller courir fiévreux ? Et lesquels sont-ils ?

Par Jean-François Tatard – Photos : DR

 

UNE QUESTION BÊTE ?

La question semble bête. Pourtant, attraper un rhume en cette période est suffisamment fréquent pour se poser la question si vous devez vous arrêter à la première alerte de faiblesse ou au premier symptôme qui met en route le mécanisme de résistance immunitaire.

LE SYSTÈME IMMUNITAIRE

On entend souvent dire que la pratique régulière d’une activité physique est excellente pour la santé, car, en plus d’aider à contrôler votre poids, elle régule la sécrétion de différentes hormones et permet de renforcer le système immunitaire. On pourrait donc croire qu’un système immunitaire affaibli gagne à être stimulé par le biais d’exercices physiques… n’est-ce pas ? Pourtant, ce n’est pas toujours vrai ! En effet, lorsque les symptômes sont trop virulents, le corps a besoin de toutes les ressources immunitaires disponibles pour se remettre sur pied. L’exercice fortifie le système immunitaire lorsque vous êtes en pleine forme, mais un corps affaibli par la maladie a besoin de plus de ressources immunitaires qu’en temps normal. Ainsi, un exercice intensif ajouté à la fatigue causée par la maladie peut, au contraire, vous affaiblir encore plus rapidement. Évidemment, tout dépend de la maladie en cause et de la virulence des symptômes observés.

LA RÈGLE DU « AU-DESSUS / EN-DESSOUS DU COU »

 

Au moment de se décider à aller vous entraîner, utilisez la « règle du au-dessus / au-dessous du cou ». Késako ?

  • C’est simple… Si vos symptômes sont au-dessus du cou (nez qui coule, des éternuements, maux de gorge), alors, oui, vous pouvez courir ! Allez-y tout de même tranquillement. Ne faites donc pas de séances d’entraînement intense. Assurez-vous de ne pas ressentir des symptômes tels que des étourdissements, des nausées ou une transpiration abondante. Vous devriez arrêter de courir si l’un de ces symptômes apparaît.
  • Si vos symptômes sont en dessous du cou (congestion de la poitrine, de la toux intense, vomissements, diarrhée), laissez votre maladie suivre son cours avant de commencer à courir à nouveau. Courir dans ces conditions augmente la déshydratation et peut entraîner des problèmes plus graves. Vous devez également ne jamais courir si vous avez une forte fièvre. Et si votre médecin vous conseille de ne pas courir, ne tentez pas le diable, écoutez-le.

QUELS SYMPTÔMES ?

On s’entendra tous j’imagine, pour dire que lorsque les symptômes ressentis sont situés au-dessus des épaules, il n’y a pas d’objection à l’entrainement. Lorsque ceux-ci sont surtout observés sous les épaules, il est préférable de prendre quelques jours de repos.

ON PEUT S’ENTRAÎNER

IMG_4975.jpeg

  • Le nez qui coule
  • Le nez bouche
  • La gorge irritée ou légèrement douloureuse
  • Des éternuements
  • Des maux de tête légers à modérés

ON NE S’ENTRAÎNE PAS

IMG_4975_1.jpeg

  • Fièvre
  • Frissons
  • Courbatures
  • Fatigue excessive
  • Congestion bronchique
  • Toux
  • Maux de ventre
  • Maux de tête

ÉCOUTER C’EST S’ÉCOUTER

En plus des recommandations précédentes, il est bien sûr primordial de savoir s’écouter. C’est d’ailleurs un conseil qui revient souvent dans les sujets de running4all. Si vous ressentez le besoin de prendre l’air et d’aller courir, même malgré une faible fièvre, cela veut probablement dire que votre corps est prêt à fournir cet effort. Dans tous les cas, et même si vous n’êtes pas enchanté à l’idée de chambouler votre routine d’entrainement, il est préférable de ne pas être trop exigeant avec vous-même tant que vous n’êtes pas complètement remis. Un peu d’exercice n’est pas nuisible, mais trop pourrait ralentir votre guérison. On favorise donc des périodes d’entrainement plus courtes et moins intensives, et on s’efforce de rester très bien hydraté.

PENSER AUX AUTRES

 

Les rhumes, les grippes et les autres maladies de ce genre se passent souvent d’une personne à l’autre par le biais d’objets contaminés (poignées de portes ou poignées de sécurité sur les appareils d’entrainements) et lors des projections dues à la toux ou les éternuements. Pour éviter de refiler notre maladie à tout le monde, et ce, même si l’on souhaite s’entrainer, on évite la gym et on choisit plutôt de courir à l’extérieur ou d’utiliser pour une fois notre vieux vélo d’appartement.

RASSUREZ-VOUS !

Ne vous inquiétez pas, quel que soit votre choix ou ce que votre « maladie passagère » vous a conduit à faire. Et mieux : à bien faire, vous ne perdrez pas votre forme, ni votre niveau d’avant. Vous serez de retour là où vous en étiez resté en peu de temps. Alors, LA règle, la seule vraie règle qui vaudra toujours : adaptez-vous !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *