Ce ne sont ni les idées ni l’énergie qui vous manquent. Pourtant, au moment de passer à l’action et de vous inscrire au prochain marathon de printemps quelque chose en vous se bloque et vous livre à un doute paralysant. La prise de risques minimum guide alors votre réflexion et détermine votre choix… La peur de l’échec. Voyons comment la contourner.

Par Jean-François Tatard – Photos : DR

 

Quel est votre pire ennemi en running ? Quel est votre plus grand frein ? La peur de mal faire ? Pourquoi hésitez-vous encore à vous inscrire sur ce futur marathon ? Vous avez peur de dépenser une centaine d’euros pour rien ? Et qu’est-ce que représente d’ailleurs pour vous la peur de mal faire ? La peur d’échouer. La peur du jugement. La peur de ne pas être à la hauteur. Ou d’impliquer les autres dans un « mauvais » choix…

POURQUOI ?

 

Sans vouloir faire de la psy à deux balles, il se peut que cette inhibition de l’action trouve en partie son origine dans l’enfance. Ou en tous les cas dans une éducation, une culture, un mode, un modèle où le devoir, l’obligation d’excellence et la culpabilisation en cas de mauvais résultats prédominent. Il est également probable que l’image d’infaillibilité des gens qui vous entourent ou même de vos parents ou encore des comportements autoritaires et intrusifs de la part des gens qui évoluent dans votre cercle (coach, partenaires d’entraînement, amis, collègues, patron, supérieur hiérarchique, etc.) inhibent avec le temps votre capacité à agir en suivant votre propre désir, vos besoins et votre ressenti personnel et subjectif.

L’ANGOISSE

Objectivement, notre époque est quand même bien moins terrible que celle de nos parents. Aucune autre génération que la nôtre ne s’est autant souciée du bien-être et du bonheur des individus. Pourtant, globalement, et en France notamment, nous sommes beaucoup plus anxieux que nos copains américains par exemple où on cultive la vision du succès et de la réussite. Quand un parent ressort d’une réunion parents/profs aux USA, il a systématiquement l’impression que son enfant est un génie. Chez nous, on a quand-même assez souvent l’impression qu’on y arrivera pas, faut-il l’admettre ? Ces angoisses, si nous pouvons parler d’angoisses lorsqu’il s’agit de « la peur de mal faire », sont issues d’un certain nombre de phénomènes contemporains qui, juxtaposés, produisent un climat d’impossibilité. Pris entre des désirs illimités, et des frustrations imposées par tous ces gens qu’on médiatise parce qu’ils « réussissent », nous y sommes non seulement exposés, mais en plus : condamnés. 

RÉSULTAT

Vous vous sentez souvent frustré. Parfois même en colère ou angoissé. Et le temps qui passe est autant d’occasions qui s’éloignent. En effet, ce décalage entre nos fantasmes d’exploit sportif et la réalité créent un tel fossé paralysant que nous en sommes dans l’impossibilité illusoire d’entreprendre quoique ce soit d’un peu exceptionnel.

LA SOLUTION

 

Comment amorcer le changement ? S’il est une expression qui m’irait : « vivre, c’est se risquer à… ». Alors, essayez de prendre une petite décision, de poser un acte, une prise de parole qui exprime votre désir profond et qui pourrait même susciter un petit désaccord avec votre entourage. Vous mesurerez très vite que la satisfaction remportée permet de faire avec vos inhibitions et de réussir des choses complètement exceptionnel…

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