S’il fallait attendre la température parfaite  pour aller courir c’est pas compliqué, nous attendrions des siècles ou alors faudrait déménager sur le littoral californien ou à Miami Beach… Manque de bol, on vit dans un pays où il peut aussi faire très froid. Et il va donc falloir apprendre à courir quand les températures descendent sous les 0.

Par Jean-François Tatard – Photos : DR

 

 

Je sais, la course à pied c’est mieux quand il fait beau. Quand il fait jour. Quand il ne fait pas trop chaud. Quand il ne fait pas trop froid. Mais aussi quand on n’est pas fatigué. Qu’on en a vraiment envie. Et qu’on a aussi des copains et des copines pour nous accompagner. Quand on a les vêtements qui vont bien. Quand on a du temps. Etc, etc, Et quand est-ce que toutes ces conditions sont réunies ? Je viens de compter, tout réuni, ça ne m’est encore jamais arrivé cette année.

 

MAIS, LÀ, VRAIMENT, ÇA CAILLE…

La course à pied, nous sommes tous d’accord, c’est mieux au mois de mai. Mais qu’importe, le running présente quand même suffisamment de bénéfices et d’avantages pour notre corps et notre esprit pour que nous n’attendions pas les prémices du printemps pour rechausser les baskets ! Alors nous allons le faire mais pas n’importe comment…

L’ADAPTATION POUR SOLUTION

Si courir l’hiver est bon pour le coeur, ça n’en est pas tout-à-fait la même chose pour les muscles et les articulations. Il est donc impératif de prendre des précautions pour fuir la blessure.

AVANT LES 5 PRÉCAUTIONS

Le froid accélère la déshydratation en activant la sécheresse du corps. Il est donc d’autant plus important de s’hydrater avant et après l’effort. Votre footing durera plus d’une heure ? Prévoyez de boire pendant l’effort.

PREMIÈRE PRÉCAUTION

C’est bête mais vérifiez en 1 que vous n’êtes pas asthmatique. Les températures négatives favorisent les crises d’asthme. Et dans ce cas : mieux vaut privilégier la course sur tapis si le sport dans ces conditions vous est médicalement contre indiqué.

DEUXIÈME PRÉCAUTION

L’échauffement ! Même en été, on s’échauffe en vérité, mais l’hiver il faut y consacrer probablement plus de temps et faire monter très progressivement la température du corps. Si l’échauffement n’est pas pratiqué correctement, les risques de blessure sont bien plus importants. Pourquoi ? Parce que les muscles sont froids et doivent se réchauffer avant de faire une séance. Alors vous imaginez bien qu’en hiver, les risques sont d’autant plus importants.

TROISIÈME PRÉCAUTION

Qui se résume en trois astuces…

  1. En Actif, par la réalisation de mouvements dynamiques sollicitant l’activité cardiaque, l’ensemble des groupes musculaires et des articulations.
  2. En Passif, par les effets sur l’augmentation de la température corporelle des douches bien chaudes, bains, massages toniques, pommades chauffantes, etc. Ce mode passif n’est cependant pas suffisant pour préparer le corps à l’effort, même de faible intensité.
  3. Et enfin un mixte des deux. Ou autrement appelé les « activopassifs ». En combinant le mode actif et passif, vous pouvez optimiser l’efficacité de votre échauffement.

DE FAÇON PLUS SIMPLE

Autre possibilité : juste faire tourner ses chevilles, faire des montées en talons fesses et surtout, courir à une allure très lente durant au moins 10 minutes.

QUATRIÈME PRÉCAUTION

La respiration ! Apprendre à bien respirer pendant la course à pied, c’est ultra important. Et alors encore plus en hiver ! En inspirant par le nez et en expirant par la bouche : vous réchauffez l’air avant qu’il n’atteigne vos bronches pulmonaires. Pensez-y !

-> Voir aussi : Bien respirer en course à pied

CINQUIÈME PRÉCAUTION

 

Investissez dans le textile ! Et pas du coton. Des vêtements techniques qui gardent bien la chaleur. Et qui pourtant laissent respirer votre corps. Vous connaissez la « technique à l’oignon » ? Couche par couche… Commencez par vous couvrir d’un vêtement léger, respirant et près du corps. Ensuite, protégez-vous du froid en vous couvrant d’une veste style Gore-tex. Elle va vous permette de retenir la chaleur. Ou au minimum un coupe-vent. Et pas un K-Way au risque de vous retrouver rapidement dans les mêmes conditions qu’au sauna ! Une fois en mouvement, vous ne devez pas avoir trop chaud ! Vous devez vous sentir à votre aise. Et n’oubliez pas, quoi qu’il arrive : couvrez vous la tête. Pourquoi ? La moitié de votre chaleur corporelle est perdue par les extrémités de votre corps, et par votre tête en particulier.

POUR CONCLURE

 

Maintenant que vous connaissez les astuces, ralentissez aussi le rythme de refroidissement en effectuant des mouvements de renforcement musculaire en fin de course. Ils favoriseront l’équilibre thermique après l’arrêt de l’effort, et éviteront l’hypothermie qui peut rapidement être atteinte en cas de grand froid. Et puis pensez-y mais vous allez aussi pouvoir augmenter l’apport en calories. Par temps froid, les cellules musculaires et cérébrales auront besoin de plus d’énergie pour combattre. C’est pas une bonne nouvelle ça ? Vous allez pouvoir manger encore plus… Et dernier point, le running est un sport d’endurance qui produit des effets corporels opposés à ceux du froid. Il permettra ainsi au coureur, dans tous les autres contextes que celui de la course à pied, de mieux en mieux tolérer les basses températures !

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