Il n’y a pas longtemps, nous nous posions la question sur Running4all de savoir comment démarrer la course à pied après 40 ans. Mais la question de savoir s’il y a en contrepartie une notion de fin à la pratique de notre passion en termes d’âge mérite peut-être aussi d’être posée. En effet, des exemples d’octogénaires qui terminent des marathons édulcorent régulièrement nos actualités Facebook. Ainsi la question qui nous fera développer l’article est de savoir jusqu’à quel âge est-il possible de courir ?

Par Jean-François Tatard – Photos : DR

VIEILLISSEMENT & PERFORMANCE

 

L’indicateur de performance numéro 1 reste la mesure de la cylindrée ou autrement dit le VO2 max. Pour rappel le VO2 est représentée par la quantité maximale d’oxygène que l’organisme peut transporter et consommer par unité de temps. Ainsi de façon très théorique, on dit que celui-ci baisse en moyenne de 1 % chaque année à partir de 30 ans. Et si on s’en tient à cette règle arithmétique, cela signifierait qu’un octogénaire aurait 50 % de chevaux en moins sous le capot qu’à son « bel âge ».

MINORATION

Il persiste quand même bon nombre d’exceptions. En effet, il n’est pas rare que certains se bonifient avec l’âge. Pourquoi ? Pour une raison simple, nombreux sont ceux qui découvrent la méthode sur le tard. Cette méthode consiste à se soumettre à un entraînement poussé qui permet à certain de continuer à progresser même au-delà des 50 ans sur semi et marathon.

 

RATTRAPÉ PAR LA RÉALITÉ

Reste que cette baisse du VO2 est inévitable ! La pilule magique qui empêche le vieillissement reste encore un fantasme… De la même façon que les feuilles tombent à l’automne, il arrive forcément un moment où physiologiquement, on perd nos belles couleurs. Rendons nous à l’évidence, il arrive un moment où la capacité du cœur diminue. En vieillissant le coeur ne pompe plus autant de sang lors de chaque battement. Et puis, cela se vérifie de façon esthétique et physique mais la perte de masse musculaire et d’élasticité se fait de plus en plus notoire avec le temps. J’en discutais encore il y a deux semaines avec Dominique Chauvelier. Il en fait le constat lui-même : depuis une dizaine d’années, il dit que sa foulée s’est significativement raccourcie justement à cause de cette perte de souplesse. Et puis, indéniablement, la puissance musculaire s’effondre après 60 ans.

 

LA SOLUTION ?

Je vais vous décevoir. Personne n’a encore trouvé le remède miracle qui arrête le temps ! Néanmoins, en vieillissant, il est possible d’astreindre le corps à maintenir des séances de « qualité » dans sa programmation d’entraînement hebdomadaire. Sous forme principalement de fractionné sur la piste comme un « 10 x 400 m récup 1’ » ou « 8 x 1000 récup 1’30 ». D’ailleurs le travail ne doit pas forcément être effectué sur une piste d’athlétisme. On peut aussi aller dehors et avaler des 30/30 jusqu’à en répéter plus de 20. D’ailleurs, chers vétérans ou masters, je vous invite à revenir à des distances de course de cadets de temps en temps. Un petit « 5 bornes » de temps en temps : ça décrasse les tuyaux ! Il n’est pas nécessaire non plus de passer des heures à essayer de faire le grand écart. Ça ne vous apportera pas grand chose. Néanmoins, essayez de répéter des exercices d’activo-dynamiques qui stimulent l’irrigation au sein des tissus musculaires en amont d’un effort. Et puis diversifiez vos entraînement, faites-vous plaisir et mettez du ludique dans votre programme en accordant une place au renforcement musculaire en complément de l’entraînement running.

TANT QUE LE PLAISIR DE COURIR EST LÀ…

 

Alors, on y répond ? Y a-t-il un âge limite pour courir ? C’est bien ça ? La question doit-elle être posée d’ailleurs ? Courir demeure après tout le geste sportif le plus naturel qu’il soit. Envoyons-nous valser toutes ces pensées limitantes. Le meilleur antidote au vieillissement, je vous le donne mais au final, vous l’avez c’est le plaisir 😉

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