Avant de recevoir la PUMA SPEED INIT NETFIT, je ne savais même pas que la marque d’Usain Bolt et de Rihanna était encore capable de produire une chaussure destinée à la performance. Pour moi, Puma c’était surtout la chaussure fashion qu’on retrouve aux pieds des amoureux du flow et de la « tendance ». Je me suis trompé.

Par Jean-François Tatard* – Photos : DR

Quand je vous dis PUMA, vous pensez à quoi ? Je vous refais l’histoire ? L’histoire de deux frères, fils de cordonnier qui leur a transmis le virus de la chaussure. Adolf et Rudolf. Le premier plutôt technicien, le second plutôt commercial. Qui finissent d’ailleurs par se brouiller après une belle success story dans le monde de l’équipement sportif aux JO de BERLIN en 1936 où ils ont réussi à équiper la moitié des athlètes olympiques avec leur marque. Après la guerre, et en très résumé, Rudolf quitte la compagnie pour fonder la sienne, de l’autre côté du village : Puma voit le jour en 1948. Quant à Adolf, aussitôt il renomme alors la sienne en Adidas. La suite, je crois que vous la connaissez…

Mais Puma dans tout ça ?

Puma met plus de temps à décoller, restant une entreprise à taille « humaine ». L’entreprise est quand même de plus en plus connue, et équipe plusieurs athlètes. Le logo évolue, et devient le puma que nous connaissons grâce à Lutz Backes, un dessinateur de Nuremberg.

La Puma Speed Init Netfit

Autant dire que l’expérience a démarré avec une immense curiosité. D’abord, comme aussi systématiquement que j’ai un testing à produire pour running4all, je reçois une belle boîte rouge par chronopost. Je l’ouvre et là : « la claque ». Quel flow ! Elles sont lookées, la vache !

Esthétique

En voilà des runnings qui ne laissent pas indifférent !  Elles sont à la fois épurées et franchement hyper bien finies. Le début est très très bon ! Un jean retroussé, chaussettes invisibles, chemise abercrombie, une veste stylée. On verra la perf plus tard. À côté de mes piges et de mes missions de consultant sportif, je bosse dans un énorme Open Space sur Paris où je partage mon activité, qui n’a d’ailleurs rien à voir avec le sport, avec des collègues jeunes et souvent très fashion. Immédiatement, mes collègues se sont pressés autour de mon bureau pour voir de plus près mes nouvelles Puma. La Speed Ignite Netfit fait son petit effet, je peux vous le garantir ! Le coup de coeur visuel est unanime. Tout le monde kiffe !

La tige

Moi ce qui me frappe aussi d’entrée c’est ce chausson ultra light recouvert d’un épais filet type essaim d’abeille (ou filet de pêche) très original. Est-ce que ça va me tenir au pied ? C’est beau, c’est vrai, mais est-ce vraiment bien efficace ? C’est donc ça la technologie Netfit ! Vous parlez anglais ? « Net » comme « filet » et « fit » comme « taille ». Un filet de pêche qui améliore la tenue du pied dans la chaussure, c’est du jamais vu ! Vous vous souvenez du disque dans les années 90 ? Les designers de Puma ne font décidément vraiment rien comme tout le monde…

Le chausson

Le chausson de la Speed Init Netfit est particulièrement travaillé. Réalisé en tissu ultra aérien, il est donc recouvert de cet étrange maillage épais et souple sur l’avant du pied mais propose un gros maintien au niveau de la cheville. En effet, elle remonte vachement haut. Ce qui permet une vraie fusion entre le pied et la chaussure. 

Le confort

Quand on glisse le pied dans la Speed Ignite Netfit, je vous le garantis : « confort immédiat ! ». Le chausson est tellement élastique qu’elle me donne l’impression qu’on peut se passer de lacets. Elle fait immédiatement corps avec le pied.

Un laçage technologique

La vraie innovation c’est : le laçage ! Celui-ci est intégré à la partie supérieure du chausson, celle réalisée en gros maillage type essaim d’abeilles. De ce fait votre pied bénéficie d’un double maintien, celui du premier chausson et celui du laçage. Le principe est de pouvoir faire vos lacets comme bon vous semble en les passant réellement là où vous en avez envie. 

Bénéfice du laçage

Le but de ce laçage aussi particulier et personnalisable est de pouvoir ajuster la chaussure à votre convenance. D’ailleurs dans la boîte, se trouve une autre paire de lacets extra longue. Au cas où votre pied est trop large et qu’il vous faut plus de lacets. Pratique ! Innovant ! Et ça marche !

-> Voir aussi : les différentes façons de nouer des lacets

Niveau Performance

Avec ses 270 grammes dans mon 42,5 sur la balance pas d’« excédent » de poids ! Ça en fait une chaussure qu’on ne sort en pratique que le « jour de la messe ». Je les maltraite dans différents contextes. Terrain souple, sur l’asphalte, séance sur piste, un « 10 bornes » à allure de course, terrain accidenté, etc. 200 bornes plus tard, j’en conviens : une sensation de légèreté et de confort. Dès les premières foulées, je kiffe ! Lors de mes accélérations ensuite, je sens bien le déroulé et parvient très vite à retrouver le relâchement. « Le coach va être content de savoir que je peux courir vite et relâché ! ». Idem : contrôle et sécurité. En portant le chaussure, on comprend très vite l’intérêt d’un petit chausson en « knit » qui remonte le long de la cheville. Franchement ! Chapeau, Puma ! J’ai la chance dans chausser des wagons (plus de 30 rien que cette année). Mais là : Vous avez produit une bien belle godasse !

Sur le plan technique

La semelle intermédiaire est quant à elle composée de deux couches de mousse : « Ignite », la technologie développée par Puma censée vous apporter amorti et dynamisme. C’est la même que celle de la Puma Speed Ignite 500, qui est la chaussure de running type de la marque – ni luxe ni entrée de gamme. C’est un caoutchouc dynamique avec un haut niveau de retour d’énergie. Faîtes l’essai dans un mag : quand vous pliez la chaussure, vous sentez bien le dynamisme de l’ensemble. Est-ce que tout ça fonctionne ? Oui ! L’ensemble offre donc un amorti très dynamique. C’est même le genre de chaussures qui, quand elles touchent le sol, sont déjà en train de rebondir. Je sais j’exagère mais j’ai été éduqué à l’américaine et j’ai aussi l’art de transformer en extraordinaire des choses tout à fait ordinaires. Mais que voulez-vous ? En tous les cas, c’est très agréable lorsqu’il s’agit de courir vite ou quand vous avez des exercices de fractionnés ou de côtes à faire. Nous ne sommes donc pas sur un modèle rigide destiné aux sorties courtes et vives. Voilà pourquoi je pense que ces chaussures s’adaptent à bien des contextes différents de course. Néanmoins, à condition de rester sur des routes bitumées.

Conclusion

Légèreté, réactivité et, surtout, laçage à la carte, voilà ce que propose Puma avec sa Speed Ignite Netfit, pour un résultat, il faut l’admettre fabuleux. Néanmoins, il faut un bémol ! Je l’ai trouvé ! Le seul bémol de ce modèle pour moi est également une de ses qualités d’ailleurs ! En effet, avec autant de possibilités de laçage, il vous faudra plusieurs séances pour trouver le bon, avec parfois des ajustements en cours de séance. Fastidieux… Mais une fois bien réglée, ça vaut le coup : vous trouverez chaussure à votre pied ! Pour le reste, tout y est : le look, le dynamisme, le maintien, l’amorti, le confort. Rien à revoir, rien à changer, rien à faire… J’étais déjà fan d’Usain Bolt & de Rihanna. Cette fois, je suis aussi fan de leur godasse…

PUMA SPEED INIT NETFIT
  • Amorti : 4/5
  • Stabilité : 4/5
  • Dynamisme : 5/5
  • Flexibilité : 3/5
  • Confort : 4/5
  • Rapport qualité/prix : 4/5
  • Usage et terrain : entraînement et compétition sur route
  • Type de pied : universel
  • Poids constaté : 270 g en 42,5
  • Drop : 6mm
  • Prix public : 140 €
Contact : puma.com

*Jean-François Tatard

Plus de 100 victoires dans des compétitions départementales, régionales et nationales

– 2h34’ au marathon

– 3ème du 100kms de Millau 2014

– 6ème de l’ECOTRAIL 2013

– 5ème des Championnats de France du 100kms 2013

– 2ème français au marathon de Florence 2012 et au semi-marathon de Barcelone 2013

– 3ème du championnat de France de semi marathon par équipe 2011

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