« Anima Sana In Corpore Sano » ou la définition du géant japonais A.S.I.C.S. Plus que l’ADN ou la devise de la marque leader de la planète running,  « Un esprit sain dans un corps sain » : c’est surtout la philosophie de bon nombre de runners…

Par Jean-François Tatard – Photos : DR

Mais est-ce que le running nous apporterait autant de bienfaits pour le corps qu’il favoriserait de bénéfices similaires pour l’esprit et le cerveau ? En clair : est-ce que le running pourrait nous rendre aussi fort physiquement qu’intelligent au niveau cérébral ?

MERCI « SPORT & VIE » !

Il y a quelques années, le plus intellectuel des magazines sportifs du kiosque avait révélé une étude qui s’attelait à prouver les bienfaits de la course à pied sur le cerveau, la mémoire et d’autres mécanismes cognitifs. En effet, c’est « Sport & Vie » l’un des premiers à nous avoir révélé le résultat de cette étude américaine qui tentait de lier notre sport préféré à notre intelligence.

 

MERCI ANNA MURATORE !

Ainsi, s’il est encore de notoriété publique d’affirmer que l’exercice physique aide au développement de nouveaux neurones, c’est à mon amie Anna MURATORE que je dois les informations qui vont suivre. Dans cet article qui date d’une dizaine d’années, elle était parvenue à décrypter pourquoi le running en particulier était de tous les sports le plus efficace pour « développer l’intelligence ». Selon l’étude qui illustrait son article publié, la course à pied entraînerait la sécrétion de cathepsine B, qui elle même favorise la production de nouveaux neurones dans la zone du cerveau responsable de la mémoire et de l’orientation spatiale. Ou autrement définie l’hippocampe.

L’ÉTUDE

L’adage a ainsi gagné la neuroscience. Les études sur le rapport entre le sport et l’intelligence balayent l’idée selon laquelle il faut être débile pour courir. Selon les résultats, la course à pied entraîne donc bien la sécrétion d’une protéine qui favorise la production de nouveaux neurones dans l’hippocampe et de la même façon l’étude met en lien l’endurance physique et l’amélioration des facultés cognitives. C’est simple : les activités sportives qui ne nécessitent pas de réflexion comme la course à pied, améliorent nettement les fonctions cognitives, et en l’occurrence la mémoire. En effet, courir 30 minutes trois fois par semaine, permet d’augmenter le volume de l’hippocampe qui joue justement un rôle central concernant la mémoire, le stockage des souvenirs mais aussi la navigation spatiale ou encore l’attention. 

 

COURIR POUR NE PAS VIEILLIR

Après l’âge de 20 ans, on sait qu’on perd en moyenne 1% de neurones par an. En revanche, les résultats de l’étude publiée à l’époque par Anna, sont clairs : « Courir permet d’éviter de perdre ses neurones, contrairement aux personnes sédentaires ». L’être humain perdrait donc chaque année des neurones, Sauf s’il court ! Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire… Et mieux, courir permet également d’augmenter le facteur de croissance des nerfs.

RÉSULTATS  & BIENFAITS

Nous sommes catégoriques. Les neurones existants sont préservés dès lors que nous pratiquons la course à pied et le cadeau caché : de nouveaux neurones apparaissent !!! Si la course à pied ne génère aucune connaissance, elle offre ainsi aux runners de meilleurs outils intellectuels pour favoriser leur apprentissage.

L’EFFET DE DIVERSION

Ce que l’étude ne dit pas et qui correspond plus à mon propre retour d’expérience et d’investigation, c’est qu’en courant on continue à réfléchir et cela augmente notre créativité. Probablement pour dévier la souffrance, on concentre davantage notre cerveau sur la réflexion, qui est, elle, bien moins douloureuse. L’autre chose qui me semble évident c’est que le running accroît également la résilience d’une personne, c’est-à-dire sa capacité à s’adapter à la difficulté ou à une situation nouvelle. 

 

RENCONTRE À LA PITIÉ SALPETRIERE

C’est un neurologue de la Pitié Salpetriere qui m’expliquait un jour comment en courant le cerveau pouvait sécréter davantage d’endorphines (l’hormone du bonheur), et de sérotonine (substance qui permet de transmettre l’influx nerveux entre les neurones et qui agit notamment sur la dépression). De quoi s’avérer plus enthousiaste et encore plus impliqué. De quoi faire profiter fabuleusement notre intellect.

CONCLUSION

« L’avantage à être intelligent c’est qu’on peut faire semblant d’être imbécile. Et alors que, l’inverse, bien-sûr, n’est pas possible ». Je l’admets, ce n’est pas de moi, c’est d’Einstein (Rien que ça…). Mais en tous les cas, quitte à jouer les imbéciles, autant en profiter pour continuer de courir aussi « bêtement » que cela puisse paraître parce qu’en plus de vous permettre de vous évader, de maintenir une bonne santé, d’élever votre confiance en vous, de conserver une jolie silhouette et de renforcer votre immunité et de vous épargner bon nombre de soucis, cela vous rendra chaque jour encore plus intelligent… 

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