Running et vélo, le duo gagnant + vidéo

Depuis quelques années, il est devenu une mode que d’inciter les runners à remplacer certaines séances de course à pied par des séances de vélo. Mais la méthode est-elle réellement judicieuse ? Est-ce qu’une sortie de vélo aura le même effet que votre séance initialement prévue en courant ?

Par Jean-François Tatard – Photos : DR

Rien de mieux pour courir plus vite et plus longtemps que d’augmenter le volume d’entraînement running. Pour autant, la stratégie qui consiste à intégrer des séances sur le vélo dans le programme hebdomadaire est particulièrement conseillée et en voici les raisons…

DES SOLLICITATIONS COMPARABLES

Nombreux sont les coureurs à pied qui travaillent leur cardio sur deux roues. Nombreuses sont les possibilités : VTT, Route, Home Trainer, Spinner, Aqua Biking, etc. Ainsi, si les sollicitations musculaires qu’implique le vélo sont différentes de celles du running, l’impact positif sur le système cardiovasculaire est assez similaire. 

 

FORTIFICATION DU CŒUR 

Comme en course à pied, le vélo permet d’augmenter la résistance à la fatigue des muscles respiratoires. Comme en course à pied, le vélo contribue à rendre le cœur plus puissant. Le vélo renforce le réseau des petits vaisseaux sanguins qui irriguent les muscles des jambes. Pédaler favorise également l’amélioration de la consommation de l’oxygène par les muscles des jambes et apprend à ces derniers à davantage brûler les graisses à l’effort, en épargnant parallèlement les réserves de sucres, qui elles s’épuisent plus facilement.

MOINS TRAUMATISANT 

La bicyclette c’est l’idéal pour limiter les contraintes musculaires, articulaires et tendineuses ! Le vélo contribue à renforcer les mêmes adaptations physiologiques que favorise l’entraînement en course à pied. Il présente également l’avantage majeur d’être moins traumatisant pour l’organisme sur le plan mécanique. 

 

POURQUOI ? 

Le vélo est un sport porté. Ainsi, ménage-t-il les articulations, les muscles et les tendons. Et l’autre bénéfice, c’est qu’il permet de faire augmenter le volume d’entraînement hebdomadaire sans risque de blessure. 

QUAND ?

La pratique du vélo pour le runner c’est l’idéal lors d’une reprise après la « coupure » ou alors lors d’une préparation d’une course longue distance comme le marathon ou des extra trails.

L’ÉCOUTE DE SOI

Tous les entraîneurs de course à pied en conviendront. Le maître mot pour perdurer et progresser sans se blesser c’est de s’écouter. « L’écoute de soi » en course à pied plus qu’ailleurs est primordiale. Il n’existe pas d’autres sports où la blessure est si proche. Ainsi, est-il préférable de rester à l’écoute de soi et parfois faire l’impasse sur certaines sorties. S’il n’existe pas de réalisation de rêve sans plan, le plan d’entraînement c’est un guide. LE guide, mais « l’adaptation », elle, ce doit être un art de vivre. Mieux la plus grande force de l’être humain. Il faut par exemple savoir gommer une séance prévue à pied par le coach quand le tendon d’Achille siffle. Et ainsi préférer le vélo ! 

OUTIL DE PRÉVENTION OU DE CONVALESCENCE ?

Alors, le vélo : outil de prévention ou de convalescence ? Les deux, mon capitaine ! Lorsque la récupération se fait de façon médiocre sur le plan musculaire ou qu’une douleur anormale subsiste après des sorties longues ou intenses, il ne faut pas insister. Au risque d’aller droit dans le mur ! Le deux roues est ici un formidable outil de prévention des pathologies ostéo-articulaires. Mais il est aussi un excellent moyen de revenir à votre discipline après une période de convalescence qui a suivi justement une blessure. Bon nombre de coureurs à pied reprennent ainsi l’activité physique post blessure par des balades à bicyclette. Ça permet de revenir progressivement à votre sport de prédilection sans contraintes mécaniques. 

CASSER LA MONOTONIE 

L’autre cadeau caché, la bicyclette permet de casser la routine de l’entraînement. Je sais pas vous mais 365 jours à manger le même plat, il y a un moment où je sature. Faire du vélo permet de vous renouveler. De diversifier. De découvrir de nouveaux circuits d’entraînement. D’aller explorer encore plus loin de nouveaux paysages. Mais aussi de varier le contenu des séances. Un point d’autant plus important que la monotonie de l’entraînement constitue l’un des éléments les plus prédictifs du développement du burn out ! 

LES CONTRAINTES

Il faut écouter ses envies lorsque le besoin de nouveauté se fait ressentir ! Et finalement, les seules contraintes identifiées à l’entraînement du cycliste pour le coureur à pied c’est peut-être l’aspect météorologique. Mais dans ce cas, il existe le spinner ou le home-trainer. Et au pire, ça fait encore plus apprécier la chaleur de sa maison et la douceur du café en rentrant. 

 

LES MÊMES ENTRAÎNEMENTS ?

Les habitués des termes techniques de la course à pied ne seront pas trop dépaysés par les séances de vélo. On parle de séances de récup, de séances longues, de séances au seuil, de côtes, sans oublier le fractionné. Ce que vous faites à pied, vous pouvez très bien le reproduire en vélo et adapter votre plan de départ avec cette fois un vélo entre les jambes

DES CUISSES DE CYCLARD ?

 

Le vélo : idéal pour se muscler ! La puissance musculaire que requiert un coup de pédale constitue pour le coureur un excellent exercice de musculation des quadriceps sans charge. Il s’agit de travailler contre une résistance qui sera d’autant plus dure que le terrain est vallonné ou que les développements que vous utilisez seront importants (grand plateau / petit pignon). En outre, comme le pédalage sollicite plus intensément certains groupes comme les ischios-jambiers (à l’arrière des cuisses), cela permet ainsi un « rééquilibrage » musculaire

POUR CONCLURE

Il se dit que « le chien est le meilleur ami de l’homme », mais le meilleur copain du cycliste et donc pourquoi pas aussi celui du coureur à pied, pourrait bien être plus spécifiquement la bicyclette. Tellement de bienfaits à pédaler quand on l’associe à la course à pied, que vous n’avez pas fini de voir vos chronos exploser, votre motivation se galvaniser, votre potentiel athlétique se renforcer et votre mécanique préservée…

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