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Test des On Cloudflow

Pour celles et ceux qui ont l’habitude de lire running4all, celles-ci sont les quatrième On que je teste… Après la Cloudace et la Cloudventure. Vous souvenez-vous de ces deux chaussures plutôt destinées au trailers ou à ceux qui souhaitent s’aventurer sur chemins boueux ou enneigés en toute sécurité ? Puis, plus récemment, la Cloudflash, coup de cœur de cette fin d’année qui m’a permis de me réconcilier avec les chronos et la vitesse. Cette fois, voici un modèle d’apparence assez comparable à ce dernier et qui conserve pourtant toutes les particularités de la marque suisse. La Cloudflow.

Par Jean-François Tatard – Photos : DR

On, je vous le rappelle, c’est l’histoire suisse d’Olivier Bernhard, David Allemann et Caspar Coppetti, trois potes passionnés de course à pied. Le premier cité, ancien athlète de haut niveau, triple champion du monde de biathlon et multiple vainqueur d’Ironman, a l’idée lorsqu’il se retire de la compétition de concevoir une chaussure de running qui procure un ressenti optimal. Il se rapproche alors d’un ingénieur suisse qui envisage justement aussi de développer un nouveau concept de chaussures de running. De cette association idéale mêlant expérience de course et expertise en ingénierie naît un grand nombre de prototypes. Le tout guidé par une seule et même ligne directrice : « permettre des réceptions en douceur à chaque foulée et des propulsions fermes pour repartir ». C’est ce concept unique qui a séduit Caspar Coppetti et David Allemann et qui les a motivé à rejoindre l’aventure en 2010. Rapidement, les trois associés fondent la société On à Zurich.

LE FRUIT DE LA RÉFLEXION

Le fruit de leur réflexion permet d’établir une approche à la fois intéressante physiologiquement et aussi, évidemment, d’un point de vue marketing, que l’un des boss, Olivier Bernhard, nous expose : « Ne pas faire de vagues, suivre les règles du jeu, marcher dans les pas de ces prédécesseurs, se fondre dans la masse… Toutes ces notions ont conduit à faire fausse route en matière de technologie de chaussures pour la course à pied. Après plus d’un demi-siècle de recherches et d’idées reçues sur la course, aucune avancée n’a significativement eu d’impact sur la réduction des blessures liée à la course à pied. »

POURQUOI CE TEST ?

Même si mes meilleurs résultats je les ai obtenus sur marathon et sur « ultra », j’ai une culture athlétique. Je griffe et je cours sur l’avant du pied. J’ai ainsi pour habitude d’aimer courir vite. Avec du renvoi et du dynamisme, que ce soit sur les sentiers de la forêt de Montmorency ou sur les passages plus durs typés asphalte autours du lac d’Enghien. Ainsi, Claudia la patronne des nuages, a voulu me faire plaisir en me faisant tester la deuxième chaussure de la gamme qui est le plus en adéquation avec mes besoins et mes particularités physiologiques. Après la Cloudflash, avec la Cloudflow, On m’offre la possibilité de définitivement verrouiller le fait que dynamisme peut aussi s’associer à confort et amorti…

UN DESIGN !

Encore une fois, un design qui ne ressemble à aucune autre. La “chaussure à nuage” est en effet très originale avec ses 18 plots placés sous la semelle qui promettent une légèreté et un dynamisme… Mais ce n’est pas parce que c’est visuellement sympathique que ça va vite ! Il y a beaucoup de marketing derrière cette jeune marque suisse… C’est l’heure de voir ce que cette Cloudflow donne vraiment une fois au pied !

UN DYNAMISME HORS-NORME

Après une dizaine de sorties dans à peu prêt toutes les configurations qui lui sont dédiées, piste, route, chemin, vite, seuil, VMA, récup, etc, je pense être en mesure de donner mon avis avec objectivité. Même si par définition un avis est subjectif. Voici mon retour de sensations sur ce soulier tout aussi étonnant que sa petite sœur la Cloudflash. Avec ses 234 g sur la balance et ses 18 nuages répartis sur les deux côtés de la semelle extérieure, cette chaussure offre en renvoi absolument incroyable. La légèreté permet d’optimiser la relance. Tandis que la « Cloudtec » permet un « renvoi » que tu ne peux pas ne pas apprécier à vitesse soutenue. La sensation est celle d’une « propulsion ». Lorsque tu déroules le pied au sol, le geste est d’un naturel notoire. Pourquoi ? Grâce à l’isolement et à l’indépendance des plots. Bref, tout est fait pour optimiser fluidité et efficacité.

DU CONFORT ?

Ce n’est quand-même pas ma première paire de « fast shoes » pourtant c’est bien la première fois, du moins la deuxième fois que je chausse des chaussures de cette gamme qui procurent autant de confort alors qu’elles sont faites pour aller vite. Elles sont faites pour la route mais on ne subit pas le sol. C’est surprenant. Cela confirme ce que j’ai ressenti avec la Cloudflash plus tôt. À la différence que celles-ci sont plus sécurisantes encore. Probablement aussi parce que le maintien intérieur est optimisé par une matière plus rigide et par défaut moins flexible que sa petite soeur. Pour la semelle, par contre c’est kiffe-kiffe, sa souplesse permet un amorti qui fait que l’on ne sent pas la dureté du sol. En plus d’un renvoi ferme et efficace, le confort est au rendez-vous et minimise au maximum la notion d’« impact » que nous redoutons tous.

UN MESH SOIGNÉ

Même si je préfère le look de la Cloudflash, j’adore cette chaussure également. Et je vous le redis : « ce n’est pas qu’un détail ». On souffre déjà suffisamment, si en plus on n’a pas le droit d’être beau en courant alors à quoi bon… Plus sérieusement, l’esthétisme est un critère de choix parmi les plus prioritaires lorsqu’il s’agit de ressortir du magasin avec sa boîte. Et je ne peux pas croire que les designers de chez « On » n’y sont pas sensibles. Rien est laissé au hasard. Dans le détail c’est de la haute couture ! Des lacets ultra-fins et efficaces, qui permettent au laçage d’épouser parfaitement le pied, une semelle intérieure très confortable et qui se détériore peu dans le temps. Un tissu externe très résistant, ultra léger et respirant. Encore une fois ? Je radote, c’est ça ? Je m’en fiche, je le redis : rien est laissé au hasard ! À croire que « On » fait du détail son cheval de bataille ! J’apprécie aussi les traditionnels « O » et « N » placé sur la chaussure gauche et droite lorsqu’on la regarde de derrière. Et d’autres petites surprises se cachent dans ce modèle ultra-abouti que je vous laisse aller découvrir en boutique…

QUATRE IMPRESSIONS TRÈS SUBJECTIVES ?

En deux mots : dynamisme et légèreté. Lorsqu’on sort cette On Running Cloudflow de la boîte et qu’on la prend en main, la légèreté est notable. Pourtant lorsqu’on la regarde, ça ne saute pas tout de suite aux yeux. Hormis ses plots, elle a même un design assez sage pour une chaussure légère ! À l’enfilage, mon pied fin s’est tout de suite bien niché dans le chaussant ni trop étroit ni trop large. J’ai le pied pourtant fin et j’apprécie particulièrement les chaussants étroits. Il ne l’est pas plus que cela mais le laçage est efficace et le pied parfaitement maintenu. Un détail mais j’ai trouvé la languette super confortable. Sans être moelleuses, elles sont confortables. Et si je devais la comparer à une autre marque, je mettrais cette On Cloudflow en parallèle avec aucune autre. Sans être une chaussure avec laquelle tout le monde sera à l’aise, elle est agréable à toutes les allures avec mon gabarit (1m75 pour 68 kilos) et pas uniquement aux allures rapides. D’ailleurs par comparaison à la Cloudflash, je pense que celles-ci s’adaptent à davantage de catégories de runners. J’ai d’ailleurs majoritairement fait du footing avec puisque je l’ai testée en parallèle de la Cloudflash. Mais les moments où j’ai soigné l’allure m’ont démontré une efficacité extrêmement significative qui en font une chaussure de choix pour la compétition jusqu’au marathon si tu ne dépasses pas les 75 kilos sur la balance. 

DES DÉFAUTS ?

J’ai vu deux principaux défauts sur cette On Running Cloudflow, et les deux concernent l’originale semelle. D’abord, les espaces et les trous entre les plots… Si vous courez sur un chemin et pire s’il est en gravier… L’anecdote veut que j’ai prêté mes Cloudflow à mon ami Jean-Christophe SAVIGNONI le matin du jour de l’an. Peut-être n’avait il pas correctement désaoulé de la veille ou alors qu’il connaissait moins bien que moi les chemins de ma forêt mais trois fois, on a du s’arrêter pour enlever un caillou coincé. Bon, après tout, ça en fait une vrai chaussure de route ! Par contre le deuxième défaut justement quand on parle de route… Mieux vaut qu’elle soit sèche ! J’ai trouvé la semelle extérieure un peu légère en termes d’accroche sur sol humide !

CONCLUSION 

Plus j’ai couru avec la Cloudflow, plus j’ai continué de me questionner sur les raisons qui poussent le runner à privilégier certaines caractéristiques de sa chaussure et d’en sacrifier d’autres. Pourquoi n’est-il pas possible de tout réunir dans une même chaussure ? Cette fois encore, comme pour la Cloudflash, c’est la première rencontre que je fais avec une marque qui permet de réunir dans un même modèle deux caractéristiques normalement antinomiques dans les mœurs. En effet, dans cette chaussure, on a le sentiment que l’amorti a pour une fois en plus un impact positif sur la technique, la mobilité physiologique et la motricité du coureur tout en maintenant les bénéfices cherchés par toutes les marques lorsqu’il s’agit d’optimiser ce critère de sécurité et de confort. Maintenant que je les deux modèles fast de la gamme dans mon armoire : laquelle à quel moment ? La Cloudflow quasi tout le temps. La Cloudflash, je la garde pour les jours de messes et j’en limite l’usage aux jours de très grande fête !

On Cloudflow
Type de pied : Universel
Usage : Entraînement rapide /Compétition
Surface : Route
Poids du coureur : Moins de 80 kg
Poids de la chaussure : 235 g en T42,5
Drop : 6 mmPrix : 150 €Les + : poids, dynamisme, flexibilité, amortiLes – : Un mesh un peu plus rigide que la Cloudflow, glissante sur sol mouillé et des cailloux qui se coincent dans la semelle si tu cours sur chemin Contact : on-running.com

 

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