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Test longue durée de la Brooks Ricochet 2019

Aujourd’hui, je suis comme un gamin à qui on offre des jouets pour Noel en plein mois d’avril : j’ai reçu en test la nouvelle paire de running sur route de chez Brooks, le modèle Ricochet !

Autant vous dire que je les attendais après avoir autant entendu parler du modèle Levitate de l’année précédente, encensée par mes copains coureurs du club ! J’allais enfin pouvoir moi aussi tester un modèle « tricoté » de chez Brooks et destiné à la route. 

A l’ouverture de la boite, je suis resté scotché, médusé et en même temps légèrement déçu…Ok je m’explique : ces chaussures quand on les voit on se dit waouh pour l’esthétique ils ont fait fort, mais je ne voudrais pas faire le type qui aime les belles chaussures mais en fait je m’attendais au modèle noir et orange que j’avais vu et revu en passant devant la boutique de course à pied ces derniers jours et là : elles sont bleu et jaune !!

Très belles aussi et c’est clair que l’esthétique ne fait pas tout et qu’on se moque gentiment des femmes qui potentiellement peuvent choisir leur chaussures pour assortir aux tenues mais il faut bien savoir que derrière le coté « macho » des hommes, des belles chaussures sont aussi un plus en tout cas dans l’impression visuelle qui bien sur n’en fait pas sa qualité première mais quand même !

Vite sorties de la boite, vérification de la pointure : 45.5 (poids annoncé 283 g pour la taille 43) là elles sont très exactement à 295g pour ma pointure, je les chausse pour en vérifier l’ajustement et déjà l’envie me démange les orteils de les tester !

Brooks ?

Un petit rappel sur la marque, américaine, dont le siège est à Seattle, dans l’état de Washington au nord-ouest des états unis et donc finalement pas si loin du siège historique de Nike à Portland. Cette société a été fondée en 1914 par Morris Goldenberg ce qui fait de Brooks Sports une des fabriques de chaussures de sport les plus anciennes d’Amérique. Brooks a commencé par fabriquer du matériel pour le Baseball et le football.

Puis la société Brooks a émergé dans les années 1970 avec le développement mondial du jogging, du running, en tant que manufacture de chaussures de course à pied. Marque innovante et marginale, derrière les grands noms des équipementiers sportifs. Marginale parce que par exemple un de leurs modèles en 1980 avait pour semelle du caoutchouc de récupération de pneus d’avions.

Elle est la première, en particulier, à prendre en compte les soucis anatomiques de coureurs subissant la pronation du pied par le lancement d’une chaussure spécifique en 1982.

Depuis, certaines technologies ont été développées par Brooks, par exemple l’EVA), les mi-semelles à double densité pour un meilleur amorti des chocs (en 1989) mais surtout ces dernière années le concept DNA amp !

Le concept DNA amp ?

DNA amp c’est quoi ? C’est un terme marketing qui veut dire ADN amplificateur En fait, cela veut dire que la semelle intermédiaire devrait amplifier naturellement l’énergie délivrée par la foulée. J’attaque le sol et cela compresse la semelle intermédiaire et en retour, la chaussure, comme toute chaussure de course à pied, offre un certain taux de retour d’énergie.

Selon la marque, le concept DNA amp offre un taux de retour d’énergie supérieur à ses concurrentes. Un taux record même annoncé à 72%.  Et cela servirait donc à s’économiser pour les foulées suivantes. Autrement dit, voilà un système qui non seulement va protéger le pied comme n’importe quel amorti mais va également vous aider à rebondir plus efficacement, plus rapidement, plus économiquement.

Il faut vraiment que je la teste pour être sûr de cette technologie DNA Amp.

Premier essayage

La matière est une petite révolution chez brooks puisque elle est dite en FIT KNIT autrement dit en tissu tricoté à priori plus souple et respirant qu’un autre mesh et déjà vu chez un certain nombre de marques voisines. Ce tricot est donc plutôt doux, très souple et à l’intérieur le pied est maintenu mais pas compressé.

L’avant pied est souple  ce qui est habituel chez brooks qui n’a jamais présenté de soucis de largeur de son chausson d’autant plus encore une fois que la matière utilisée ici est très souple. J’ai plutôt le pied fin et il me semble être parfaitement tenu

Quant au talon, c’est là que mon bémol va porter et notamment dès les premières foulées. Il est bien évident que l’arrière de la chaussure se doit de maintenir le talon mais celui de cette chaussure Ricochet est particulièrement rebelle et rigide… Un peu trop ?  Peut-être oui car il est très présent et vu sa hauteur relative cela surprend un peu.

A voir avec le temps si en cassant un peu la chaussure à force de courir celui-ci s’assouplit ou pas mais il va me valoir une petite irritation à ce niveau lors du premier essai en mouvement. La languette de la chaussure est souple et le laçage précis est très facile dans les 9 œillets de chaque côté de la chaussure.

Enfin le drop de 8 mm correspond parfaitement à ce que je recherche pour une paire de running.

Premier footing

Premier footing sur route, pas de soucis au niveau de l’accroche au sol, ni même de caillou qui viennent s’incruster dans la semelle et malgré la sensation de fermeté toujours très présente au niveau du talon on ressent parfaitement cette sensation de dynamisme et de renvoi au sol qui donne l’envie d’aller plus vite et d’accélérer d’avantage, ça tombe bien j’ai froid alors j’accélère !.

Et c’est là que je comprends que certes il y a du répondant dans cette chaussure mais il faut du muscle pour que ça marche et cette semelle très spéciale n’est pas faite pour les petits footings en trottinant mais pour développer de la puissance sur des allures plus élevées.

Conclusions

Au final le poids de la chaussure se fait vite oublier, le modèle semble plutôt destiné aux coureurs légers à moyen (70-75kg maxi) avec une foulée neutre à tendance supinatrice car on sent une légère inclinaison de la chaussure vers l’extérieur du pied lors de la course. C’est une chaussure légère et dynamique en faisant une chaussure taillée pour le semi-marathon, voire le marathon. Reste juste à résoudre le problème du talon qui doit « se faire » pour ne plus générer ce frottement désagréable.

Conditions du test : 200 km environ sur bitume et chemins tracés, toute météo.

Testeur : Thomas, 1m86, 74 kg, en pointure 45.5. 3h02 au Marathon.

 

 

Sandrine Nail Billaud

Sandrine Nail Billaud

Pharmacien - Journaliste - Multi marathonienne et meneuse d'allure. Facebook Sandrine NAIL BILLAUD Insta : nailbillaud_sandrine

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