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Courir à jeun est un type d’entraînement fatiguant pour l’organisme, faut’il ajouter une séance de fractionnées ?

Courir au même moment que se lève le soleil peut être le meilleur moment de la journée mais parfois, c’est surtout que c’est le seul moment.

 Les bienfaits et les menaces du footing à jeun ayant été largement développés dans tous les magazines ou sites dédiés à la course à pied depuis des années.

La question se pose cette fois lorsqu’il s’agit de monter dans les tours ? Lorsque nous n’avons pas le choix de placer notre séance de fractionnés à fond les ballons autrement que ce matin-là avant le travail.

En se dépêchant car le train ne nous attendra pas pour être à l’heure au bureau…

Par Jean-François Tatard – Photos : DR

COURIR A JEUN ?
Pour faire simple courir à jeun c’est courir le matin sans avoir mangé quoi que ce soit depuis la veille au soir.

Au-delà du fait que cela peut parfois être le seul moment de la journée pour remplir notre mission, le bénéfice recherché est la plupart du temps d’aller utiliser un autre carburant que le sucre. En l’occurrence les graisses et par voie de conséquence :

maigrir !

Vous connaissez le glycogène ? Le glycogène c’est le sucre tel qu’il est stocké dans nos muscles.

Après une nuit de sommeil justement, les stocks de glycogène de notre organisme sont assez bas. Comme nous carburons principalement au sucre pour créer de l’énergie en courant… En manquer, c’est manquer d’énergie pour avancer ! Alors pour avancer l’organisme utilise d’autres réserves de carburant que nous retrouvons dans les graisses.

LES LIMITES ?

C’est un type d’entraînement fatiguant pour l’organisme. Ainsi faut-il l’utiliser avec précaution car son intérêt est présent essentiellement dans deux cas. Premièrement, pour maigrir ou alors pour simuler la fin du marathon lorsque l’organisme se retrouvera dépourvu de sucres et qu’il carburera au feu des lipides.

ET ALORS QUAND ON FRACTIONNE ?

Cette fois, il ne s’agit pas de maigrir. A moins qu’on ne puisse vraiment pas faire autrement et que cela reste très occasionnel mais faire le plein avant une séance (très) matinale à haute intensité c’est incontournable ! Néanmoins, chaque personne est différente. Ainsi, existe-t-il dans des principes généraux pour se repérer lorsqu’on balance un fractionné au saut du lit…

Quelques principes de base

 Il faut avouer que concilier « démarrage matinal » et « alimentation adaptée » peut se révéler un vrai casse-tête ! En effet, trouver une stratégie d’alimentation personnalisée et surtout efficace revient à découvrir un trésor. Pour une raison simple, c’est que malgré tout ce que vous avez pu lire sur running4all et ailleurs, les besoins de chacun sont très différents d’un individu à l’autre. Tous ces choix sont donc très personnels et intimes !

Une perception subjective

La nutrition matinale avant un effort physique est très différente en fonction des métabolismes de chacun, mais également en fonction de la séance d’entrainement prévue. Alors lorsqu’il s’agira comme c’est le sujet aujourd’hui que cet entrainement spécifique nous fasse monter le cardio à haute intensité et parfois jusqu’au rupteur, les choses se complexifieront encore davantage.

Le fameux « gâteau sport » hyper digestible qui semble être la solution toute trouvée des marques spécialisées en diététique sportive s’avèrera LA solution la plus simple d’un apport de glucides pour certains, alors qu’il sera absolument catastrophique au niveau digestif pour d’autres.

Alors comment s’y retrouver ? 

Vous pouvez prendre tous les conseils du monde. La seule que nous vous conseillerons sur Running4all pour arriver à un résultat valable va requérir d’un certain nombre d’essais… et d’erreurs.

 Nous vous prévenons, il est quand-même très probable que certains de vos fractionnés aussi matinaux soient affectés par des soucis gastro-intestinaux mais c’est le prix à payer pour trouver le bon équilibre.

Néanmoins, un des principes de base que vous pouvez garder en tête c’est que n’importe quel entrainement de moins d’une heure ne requiert généralement rien de particulier. Cependant, c’est toujours pareil, si le principe fonctionne pour une majorité de coureurs, cela n’a rien d’absolu. 

S’adapter et écouter son corps.

Commencez par un petit déjeuner le plus léger possible et ajustez avec un gel ou trois abricots secs dans la poche passé les 45 minutes…

De prime abord, il est important de manger quelque chose avant ce type d’effort. C’est juste le choix de la nourriture qui est alors crucial pour l’équilibre apport énergétique/confort digestif. Pensez à quelque chose de digeste.

Faites simple : pas de fibres !

 

Nous vous faisons partager quelques idées faciles 

Flocons d’avoine, barre énergétique, banane, pain beurre et/ou confiture.

Peu importe votre choix, privilégiez juste des solutions à base de glucides et faciles à digérer. Pris par le temps, un repas complet ne sera de toute façon pas forcément aisé à intégrer à ce moment-là de la journée.

Dans ce contexte où vous allez envoyer du bois dans les minutes qui vont suivre, il faut savoir que votre corps met en moyenne deux heures et demi pour bien digérer de la nourriture solide… 

Ce qu’il faut retenir

Il y a un moment pour tout. On connait les bénéfices du run à jeun. Mais lorsqu’il s’agira de travailler systématiquement sur vos allures au quasi saut du lit, alors mieux vaut alimenter un peu la machine.

Dans ce cas-là de trouver la source énergétique qui vous est subjectivement la plus adéquate et qui à notre sens requiert du meilleur protocole qui soit en l’occurrence le protocole essais erreurs.

Le bon équilibre trouvé, vous serez encore plus imperturbable…

 

 

Jean-François Tatard

Jean-François Tatard

Jeff TATARD - 38 ans. - consultant sport - athlète multidisciplinaire (running, cyclisme, route, VTT, Run & Bike) Facebook : Jeff Tatard Insta : Jefftatard

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