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Test de la toute dernière HOKA One One Carbon X

Pour les plus fidèles des lecteurs de running4all vous souvenez-vous du test de la HOKA One One Rocket Carbon ? Vous souvenez-vous des bénéfices de cette technologie unique élaborée par la marque ?

Ceux qui auraient encore un doute sur la capacité de HOKA One One à produire un modèle de très haute performance, avec le dynamisme le plus exceptionnel qui existe sur le marché de la chaussure de course à pied, cette fois, nous avons testé sa grande sœur : La HOKA One One Carbon X ! 

 

Par Jean-François Tatard* – Photos : DR

Petit rappel sur l’histoire de la marque ?

Je ne vous refais pas l’intégralité de l’histoire ou si vous voulez la relire ou plus simplement la connaître : allez lire le compte rendu du test de la première des 3 HOKA One One que nous avons eu la chance de tester. HOKA c’est cette marque d’origine française qui a un peu bouleversé les codes établis sur le marché de la chaussure de running avec une semelle atypique. Ainsi, si vous vous souvenez, nous mettions essentiellement en avant cette semelle proéminente qui propulse le pied grâce à trois caractéristiques : 

  1. Elle est de deux à trois fois plus épaisse que la moyenne, 
  2. La zone plate beaucoup plus réduite que sur des chaussures traditionnelles, 
  3. Elle a une forme creuse.

La première fois que la paire a été chaussée, elle a amené Jim Walmsley à courir les 50 miles les plus rapides de tous les temps.

À l’arrivée, avec une semelle surdimensionnée la marque nous fait une promesse ! La promesse d’un spectaculaire amorti pour réduire la fatigue liée aux chocs et aux tensions musculaires. Néanmoins, vous souvenez-vous pour ceux qui lisent tous les testing sur running4all, je ne peux pas m’empêcher de la trouver laide et disgracieuse (je ne suis pas le seul).

Il n’empêche que la marque l’assume et qu’il est impossible d’y être insensible. Pourtant cette fois, avec son tout dernier modèle exclusivement destinée à la « route », la marque s’éloigne un peu de sa marque distinctive pour rajouter de la rigidité à une chaussure plus spécifiquement destinée aux « fast runners »…

Connaissez-vous le début de l’histoire ? Ça commence fort pour ce modèle… C’est tout simplement l’histoire d’un record du monde ! La première fois que la paire a été chaussée, elle a amené Jim Walmsley à courir les 50 miles les plus rapides de tous les temps. HOKA l’a joué façon « Break2 » dans son marketing de lancement.

Elle a su mettre sur orbite son égérie américaine pour communiquer sur son dernier modèle positionné très haut de gamme et on peut dire que cela a fait un peu de bruit…

La première fois que j’en ai entendu parler, c’est le recordman de France master du marathon qui m’en avait parlé. En effet, mon ami Mohamed El Yamani et sa team avaient eu la chance de tester le produit par l’intermédiaire de Boutique Marathon, un acteur majeur du running parisien. J’en étais resté à un modèle orienté performance avec une technologie dans la semelle qui permettait de nous propulser vers l’avant. 

À mon tour…

Cette fois, c’est à mon tour de les prendre en main. Ou plutôt de les prendre en pied. Et pour la petite histoire, celles-ci Running4all les a payées. Et plein pot ! C’est le cadeau que m’a fait l’éditeur du magazine pour fêter notre anniversaire de collaboration. 

C’est ma troisième paire de HOKA et ça y est je commence à m’habituer à cette semelle atypique. Sauf que cette fois, en plus d’être très jolies, par rapport aux deux premières, la première chose que je remarque c’est que, à l’œil, la bascule est encore plus significative que d’habitude. Sur l’avant c’est impressionnant et je me doute immédiatement de l’intérêt… Allez ! Je chausse ! On verra…

Mon impression est confirmée. La sensation de bascule vers l’avant est impressionnante. La semelle très relevée à l’avant de la Carbon X pousse vraiment à la bascule. Je comprends mieux ce que disait la Team Lenglen de Momo El Yamani, tu es projeté vers l’avant. Elles sont ultra dynamiques. Et ce n’est pas la seule caractéristique qui influence autant le dynamisme de la chaussure…

La deuxième caractéristique unique de ce produit c’est cette plaque de Carbone. Là où la majorité des marques communiquent sur la flexibilité et la souplesse de leurs matériaux, de façon à privilégier les qualités naturelles du pied, la HOKA est ultra rigide. Impossible de plier la semelle ! Je vous défie de la plier à la main. 

Le bénéfice de la plaque carbone

La plaque agit comme un véritable ressort. La seule façon de la plier c’est sous le poids de notre foulée. En trois étapes :

  1. La plaque plie sous le poids de la foulée.
  2. La plaque emmagasine l’énergie.
  3. Lorsque le pied repart la plaque restitue cette même énergie gratuitement sans effort.

On ressent ainsi un rebond comme aucune autre chaussure ne nous l’a jamais offert.

Le mesh

 

Le mesh est très fin. Cette maigre utilisation de tissu dans sa conception permet aussi de ranger la chaussure dans la catégorie « poids léger ». On sort d’ailleurs la balance de cuisine & résultat : 240 grammes dans mon 42 2/3 ! Le mesh de la chaussure est également extrêmement bien ventilé. Ce qui en fait à mon sens un produit destiné spécifiquement à la compétition. 

La tige

La tige est un tissage très léger et très souple, en maille simple et non extensible. Pour avoir pris la fameuse Vapor Fly en main, qui pour moi est sa concurrente directe : les mailles sont ici plus fines et considérablement plus flexibles que la partie supérieure de la Vapor Fly et nettement moins denses que la Nike Flyknit de la récente Vapor Fly.

Le maillage est très similaire aux empeignes Reebok Fast pour ceux qui la connaissent. Bref, la tige est incroyablement confortable et parfaitement adaptée à sa mission ultra-route. 

La languette

On parle rarement de la languette dans les comptes rendus de test généralement. Sauf que cette foi, ce qui m’a alerté c’est que je la trouvais trop simpliste d’un premier abord. En effet, la languette est très légèrement rembourrée avec en dessous un matériau antidérapant au niveau du dessus du pied.

Par ailleurs, il y’a un mince support en mesh doux et extensible sur le pied. Il y a aussi un chausson élastique très fin et très respirant reliant la languette à la semelle intercalaire. La languette, les lacets et la tige constituent finalement un bon ensemble malgré l’absence apparente de structure pour maintenir le pied sur la large plate-forme intermédiaire.

La semelle

La semelle c’est quand même, il faut l’admettre le cheval de bataille de HOKA ONE ONE. De l’épaisseur à l’excès ! C’est bien ce qui la distingue… Et pour cette fois, le focus est en plus à la rigidité. Impossible de la plier à deux mains ! C’est impressionnant. On n’est pas habitué à ce qu’une semelle soit dure comme celle des sabots en bois d’antan.

Ce qu’on oublie c’est que la force de l’impact de notre foulée au sol est bien supérieur à ce que nous pourrions reproduire avec la force de nos mains. Et lorsqu’il s’agit de carbone, il finit quand même par plier par la force de la foulée. Ce qui permet en retour un dynamisme incroyable et un rebond inégalable. Cette plaque est distinguée au travers des alvéoles de la semelle lorsqu’on retourne la chaussure. 

La stabilité

 

Je n’ai pas encore eu la chance de tester l’incontournable Vapor Fly de chez NIKE mais en comparaison, la Carbon X me semble bien plus stable. On voit clairement sur la Carbon X un atterrissage plus large au niveau du talon, un creux plus profond au milieu du pied et un avant-pied légèrement plus étroit. La géométrie de la Carbon X présente une réelle stabilité pour une conduite globale très très dynamique.

L’amorti

Une fois la sensation de propulsion validée intéressons nous a l’amorti. Jamais personne ne se plaindra que le Carbon X n’a pas assez d’amortisseur même pour de nombreux kilomètres et quelque soit le rythme d’entraînement. Il y a une tonne de coussins moelleux là-dessous ! C’est d’ailleurs complètement dichotomique. D’un côté on s’enfonce dans un coussin et d’un autre on rebondit comme sur un trampoline. 

L’adhérence

 

Même là je me suis fait surprendre. Le matériel utilisé pour concevoir la semelle me laissait perplexe pour son utilisation sur sol mouillé et pourtant, l’adhérence est irréprochable ! N’oublions pas non plus qu’initialement la marque a commencé par les trailers et que pour eux l’adhérence n’est pas qu’un maigre détail. 

Notre conclusion…

La Carbon X a été semble-t-il exclusivement créée pour la compétition et plus en particulier pour les marathoniens ou les coureurs de long qui aspirent à courir vite. La chaussure offre un mélange unique d’abondants coussins souples, de stabilité et de propulsion au carbone. Ce dynamisme est à mon sens aujourd’hui encore inégalé avec aucune autre chaussure. Je reste encore très curieux de savoir si Nike propose mieux avec la vraie Fapor Fly 4% dans la version de KIPCHOGE, parce qu’à ma connaissance à ce niveau-là, la Carbon X c’est du jamais vu… 

Caractéristiques de la chaussure:

  • Drop 5mm
  • Poids 241g
  • Méta 27mm
  • Talon 32mm
  • Prix catalogue 180€

Les + : dynamique, rigide, amortit, légère,
Les – : chère, obsolescence anticipée 

Amorti : ⭐️⭐️⭐️⭐️

Confort : ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Stabilité : ⭐️⭐️⭐️⭐️

Souplesse : ⭐️⭐️⭐️

Durabilité : ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Dynamisme : ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

– Site : HOKA

Jean-François Tatard

Plus de 100 victoires dans des compétitions départementales, régionales et nationales

– 2h34’ au marathon.
– 3ème du 100kms de Millau 2014.
– 6ème de l’ECOTRAIL 2013.
– 5ème des Championnats de France du 100kms 2013.
– 2ème français au marathon de Florence 2012 et au semi-marathon de Barcelone 2013.

– 3ème du championnat de France de semi-marathon par équipe 2011.

 

 

 

 

Jean-François Tatard

Jean-François Tatard

Jeff TATARD - 38 ans. - consultant sport - athlète multidisciplinaire (running, cyclisme, route, VTT, Run & Bike) Facebook : Jeff Tatard Insta : Jefftatard

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