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Le running et ses 13,5 millions de Français à courir

Ils sont de plus en plus nombreux, et y consacrent du temps avec un budget en hausse. Un phénomène qui touche l’ensemble des couches sociales.

Ils sont de plus en plus accros et dépensent de plus en plus. Ces accrocs de la course à pied multiplient les sorties seuls ou en groupe, ont une frénésie vers les nouvelles technologies qui promettent d’augmenter leurs chances de réussite, font attention à leurs alimentations et prêts à relever les défis les plus dingues.

Hervé reconnait que c’est devenu en quelques années « une drogue ». Ce Bourguignon de 51 ans fait partie de ces 5 millions de Français qui ont fait du running leur sport universel. Quinze ans de course à pied et 22 marathons au compteur, avec une bonne dizaine de semis.

Sa règle, c’est une course par mois minimum. Hervé se situe au-dessus de la moyenne (1.3 épreuves par an) Preuve que le footing du dimanche rend addict, avec la distance qui s’allonge avec l’âge.

D’après une étude de l’Union Sport & Cycle, on concourt à un 10 Km à 41 ans, un marathon à 43 ans et un … 100 Km à 56 ans !!

L’âge moyen du runner est de 40 ans, alors que les compétiteurs licenciés sont de 42 ans.

Un sport accessible où l’on progresse vite

Nos 13,5 millions de runners ont un sentiment de bien-être après une sortie ou une course. Une partie d’entre eux, interrogés par l’Observatoire du running, nous explique tout le plaisir que cela procure.

Avec une cadence de vie qui s’est accélérée et une tension quasi permanente, le running permet de faire redescendre cette pression et d’évacuer le stress ou tension de la semaine.

Les Français ont pris conscience qu’il fallait prendre soin de leur corps, et compenser la sédentarité par une activité physique, fait remarquer Marie Caroline, nutritionniste et diététicienne du sport en région Parisienne.

L’avantage du running, c’est son accessibilité. Pour moins de 100€ vous pouvez pratiquer la course à pied en ville ou à la campagne.

Une sensation de bien-être qui rend dépendant

Les biens faits de la course à pied ne sont plus à prouver. « Cela développe les capacités pulmonaires et cardiaques, réduit le risque d’ostéoporose, (fragilisation des os) et de maladies liées au diabète.

A condition que les sorties soient régulières, au moins deux heures de course par semaine, avec différentes intensités.

Les épreuves difficiles font le plein

Depuis quelques années, même les courses les plus difficiles font carton plein, s’ouvrant à de nombreux pratiquants en repoussant leurs propres limites.

Le marathon n’est plus une fin en soi. Quand je faisais de la compétition, l’univers du running était peu développé et une seule pensée nous envahissait : La performance !! nous raconte Jean-Baptiste lors du dernier marathon de Paris.

Aujourd’hui nous courons pour le plaisir sans avoir forcément les yeux collés sur le chronomètre, en privilégiant son propre accomplissement.

Le champ des possibilités s’est énormément élargi. Que l’on pratique seul, à deux ou à plus de 50 000, nous choisissons notre distance, notre allure et apprécier les paysages qui nous entourent.

Ces derniers temps sont apparus des courses dites ludiques, comme le Mud Day, ou les Color Run, ces derniers marquent le pas, et les classiques battent des records d’inscriptions. Le constat des organisateurs lors de la mise en ligne des inscriptions, les 1000 ou 30 voire 40 000 dossards s’arrachent en moins d’une heure.

Prenons l’exemple de la Saintélyon, née en 1951

En 2003, une poignée d’Ultrafondus, dont Lionel Planes (organisateur de la Verticausse), Philippe Billard et Michel Poletti, organisateur de l’UTMB, réalisent la Saintélyon  aller-retour (130 km à l’époque).

En 2009, Christophe Truffier et Jean-François Cuinet, qui créera en 2012 le club Lyon Ultra Run, reprennent le principe à travers « la 180 », une organisation Off réservée durant 10 ans à une vingtaine de coureurs triés sur le volet.

En 2010, sur un parcours très enneigé, Cécile Bertin est la première femme à boucler l’aller-retour.

En 2019, après 10 éditions de « la 180 », Lyon Ultra Run et les organisateurs de la Saintélyon décident de collaborer afin de faire évoluer cette formule.

Une formule ultra intimiste limitée à 300 dossards privilégiés. 300 coureurs qui s’élanceront la samedi matin à 8 heures de la Halle Tony Garnier pour perpétuer cet aller-retour mythique et d’autres images, la vue sur le Mont Blanc sur les hauteurs de Moreau, et le coucher de soleil splendide en basculant sur la plaine stéphanoise.

Une fréquentation qui a plus que triplée en quinze ans avec plus de 15 665 participants.

Autre exemple avec l’UTMB, pour celles et ceux qui veulent des sensations fortes. S’aligner au départ de ces 170 KM, à couvrir en moins quarante six heures, et ses 10 000 m de dénivelé, mieux vaut être très bien préparé et avoir performé l’année précédente sur un trail similaire au dénivelé relevé. Les amateurs y côtoient ( pas longtemps) alors les stars de ces courses ultimes, comme notre Géant Français que nous avions rencontré au marathon du Beaujolais en 2018 François d’Haene 3 fois vainqueur, au même titre que la légende des Ultra Trails Kilian Jornet. Surnommé « l’ultraterrestre »

Fin de l’épisode 1 : Le running et ses 13,5 millions de Français à courir.

 

 

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