Quand on est runner, peut-on réellement passer à travers les bobos ? En effet, la course à pied est un des sports au plus gros potentiel de blessure. Statistiquement nous serons un coureur sur deux à nous blesser cette année. Et parmi les plus courantes, la périostite. Elle touche environ 20% des coureurs et peut vous pourrir une saison entière. Coup d’œil en QQOQCP sur ce que les anglo-saxons appellent le « shin splits »…

Par Jean-François Tatard – Images Jeff – BV SPORT

QUOI ?

La périostite est une inflammation à caractère dégénératif qui affecte le périoste. Et le périoste, c’est la membrane qui recouvre la surface osseuse. Et pas forcément uniquement celle du tibia. Même si assez immédiatement quand on parle de périostite on pense exclusivement au tibia. En fait cette surface est présente ailleurs également. Quant à cette inflammation elle se caractérise par une douleur localisée, mais diffuse, sur la face interne du tibia ou du fémur qui est donc l’os le plus fréquemment touché. Car en effet, la périostite tibiale est la plus fréquente

Une fois le diagnostic établi, il faut suivre rapidement un traitement adapté pour que la maladie ne se complique pas en une fracture de fatigue.

QUI ? 

Quel est le premier public concerné ? La périostite est une affection qui touche les sportifs, et surtout les coureurs à pied. Mais pas que… Toutes les pratiques où il y a des sauts sont les plus à risque. Alors même ceux qui en confinement se sont amusé à sauter à la corde à sauter s’y sont exposés.

OÙ ? 

Si la périostite est dans la majorité des cas située au niveau du tibia. Le diagnostic de la maladie est essentiellement clinique. Ainsi c’est à la porte du radiologue qu’il va falloir frapper. Mais malheureusement la radio est assez souvent normale. Dans sa forme la plus ancienne, on peut retrouver une petite opacité au niveau de la zone douloureuse. Les examens complémentaires peuvent être réalisés pour éliminer les autres causes probables de la douleur. Ils permettent aussi de dépister les pathologies graves. Et une fois le traitement terminé, l’avis d’un médecin du sport est requis avant de reprendre les entraînements sportifs. Parfois ce dernier nous réorientera même vers un rhumatologue.

QUAND ?

En dépit de leur aspect inerte, nos os sont des tissus vivants soumis à l’épreuve du temps ! En l’occurrence eux-aussi font face au vieillissement. Et aux tiques de fractures, de tumeurs et d’infections.

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La pratique d’une nouvelle activité sportive, le port de mauvaises chaussures, une mauvaise harmonie gestuelle peuvent tout autant provoquer une périostite. Les douleurs engendrées par cette pathologie pouvant être extrêmement vives, elle peut devenir invalidante. 

COMMENT ?

L’arrêt total de l’activité sportive est obligatoire dans le cas d’une périostite. La durée de cette périostite est très variable, de quelques semaines à plusieurs années.

Il est possible dans un premier temps de recourir à un glaçage de la zone douloureuse pendant dix ou quinze minutes. Cela va permettre d’affermir la douleur. On peut répéter la technique de glaçage 3 fois par jour. Elle peut être aussi suivie par l’application locale du Voltaren ou un autre anti inflammatoire du type AINS.

Ensuite d’autres pistes sont possibles. Vous pouvez commencer par consulter un médecin. Mais mieux encore : un médecin du sport. Lui-même vous réorientera vers un podologue ou un chiropracteur qui lui-même définira l’ampleur de la pathologie. Le médecin y associera des soins adaptés et le kiné vous fera faire des exercices approprié pour reprendre le fonctionnement normal de cette partie du corps.

En pratique les séances de kiné si votre organisation le permet sont souvent assez indispensables pour accélérer le processus de guérison.

POURQUOI ?

La périostite est considérée comme une pathologie de surcharge. En fait, à force de tractions répétées et excessives au niveau de la zone du tibia, une douleur peut apparaître directement sur le tibia ou dans les muscles adjacents. Elle peut survenir lorsque vous augmenter brutalement l’intensité ou surcharger la dose des entraînements.

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Pourquoi le podologue dans cette histoire de périostite ? Parce que le recours à une orthèse plantaire va corriger les déséquilibres. Et les étirements légers et progressifs du tendon d’Achille et du mollet vont eux aussi permettre de soulager significativement la douleur.

Autre cause toute bête, la qualité de vos chaussures. En effet les chaussures doivent être adaptées à l’effort. La pratique des activités sportives, que ce soit la course à pied, les exercices de Renfo ou de PPG qui compléteront votre activité de cycliste ou de triathlète, devront être privilégiées sur des sols souples et non sur des sols trop durs ou trop meubles.

On y revient mais une bonne hydratation, une hygiène de vie adaptée et surtout un entraînement physique progressif minimisent de façon notoire le risque d’apparition de cette blessure.

En bref : « écoutez votre corps et les signaux d’alerte qui vont avec ! »

Conclusion 

Comme souvent sur Running4all on va anticiper. Et on va vous aider à prévenir cette blessure. En effet, la périostite peut s’éviter. On va déjà vérifier régulièrement l’usure des chaussures dans un premier temps.

Puis, on va veiller à une bonne hygiène de vie au quotidien en misant sur le tiercé gagnant : alimentation, hydratation et sommeil. Soyez progressif. Augmentez au maximum de 10% par rapport à la semaine précédente le volume hebdomadaire lorsque vous êtes dans une logique de développement.

Et enfin, le podologue, peut accompagner une correction et faire en sorte que vous préserviez toujours le parfait équilibre.

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