Malte possède un riche patrimoine appelé aussi ” Île de Miel” situé entre la Sicile et la Tunisie

Nous arrivons Sylvie et moi à Malte le vendredi pour un court séjour avec en point d’orgue le marathon prévu le dimanche et un retour prévu le mardi.

Il fait beau et les visites s’enchaînent le vendredi et le samedi. La Valette est une très belle ville très bien restaurée. Il reste de nombreux bâtiments dans leurs ‘’jus’’ mais cela nous permet de comparer avec ceux rénovés. D’autres quartiers sont également très beaux ; Florina et les 3 cités, par exemple.

Nous avons choisi notre hôtel près de l’arrivée à une centaine de mètres qui est en plus situé au bord de mer avec une vue imprenable sur le port et La Valette. Bien sûr, nous y retrouvons des collègues coureurs. Il s’agit de Rémi et Patricia rencontrés sur de nombreux marathons et des amis Belges rencontrés à Londres en 2017.

Nous voici le matin du départ à 6h00 sur les quais en face de l’hôtel à attendre les navettes qui vont nous emmener à Mdina, l’ancienne capitale de Malte. Le départ de la course est prévu à 7h30. La température ce matin-là s’élève à environ 16°C et le vent se fait déjà sentir.

L’attente des navettes nous permet d’échanger avec Rémi qui va courir ce marathon pour la dixième fois ! Je rajoute qu’il a couru son deux-centième à Las Vegas à l’automne dernier. Quelle expérience ! J’écoute donc ses conseils avec grande attention.

Mais mauvaise nouvelle, il m’annonce que le parcours est difficile. Il est très vallonné et le vent peut-être un adversaire coriace. J’avais pourtant analysé le profil de la course qui me paraissait très favorable avec son dénivelé négatif. Que nenni, le fait de partir de Mdina située sur une colline à plus de 200 m d’altitude était trompeur. L’espoir que j’avais de courir un marathon en descente s’estompe.

Nous sommes un bon millier de coureurs à s’élancer à 7h30’. Il fait très beau mais le vent est déjà présent. Nous quittons la place de la citadelle, le lieu du départ pour s’élancer à travers les rues de cette ancienne capitale et effectivement, nous descendons durant les premiers kilomètres.

Nous descendons durant les premiers 5 kilomètres avec le vent dans le dos. Nous enchaînons les kilomètres à travers la campagne. Nous traversons quelques zones habitées et passons deux fois près du stade, le Ta’Qali national stadium. Le parcours devient plus plat jusqu’au quinzième. Ce parcours est constitué de boucles. Nous allons vers l’est en direction de l’arrivée avec le vent dans le dos.

Nous nous retrouvons à aller vers l’ouest avec le vent de travers. Au 17ème, nous faisons face au vent avec une montée d’environ 2 km. C’est très dur, j’avais opté pour une allure à 12 km/h mais je ne peux pas la maintenir. Je suis dans la gestion. Je ne veux pas entamer mes forces sachant que je ne vise aucune performance personnelle. Si j’avais eu cette intention ; raté après la description de la course de Rémi.

J’arrive au semi et depuis le départ, nous apercevons régulièrement la citadelle de Mdina. Un coup, elle est derrière nous et nous avons le vent et un coup nous la voyons mais avec le vent de face. Je n’en profite pas puisque j’ai tendance à baisser la tête quand le profil s’élève et le vent nous ralenti.

Je passe, je crois le semi en 1h50’. Je suis satisfait même si je pense avoir déjà entamé quelques réserves au vu du profil, du vent et maintenant de la chaleur.

Nous retrouvons les coureurs du semi au 25ème et il y a foule ! Ils sont environ 4000 et je me retrouve dans ce peloton. La voie qui nous est réservée est complétement prise. Je dois passer à l’extérieur du côté de la circulation qui n’a pas été interrompue pour doubler.

Je venais d’avoir un coup de ‘’mou’’ avec une allure moins rapide. Mais j’accélère en doublant les semi-marathoniens. De plus, le profil est en légère descente avec un vent dans le dos jusqu’au 30ème. A ce moment-là nous revenons sur nos pas plein ouest avec montée et vent de face sur 2 km. C’est dur, non pas à cause du mur du 30ème mais du profil et du vent.

Nous arrivons dans les faubourgs de la capitale, je double toujours mais je ralentis quelque peu. En effet, nous empruntons des voies rapides qui passent au-dessus des habitations et les montées sont courtes mais dures. Nous répétons cet exercice plusieurs fois pour arriver à une descente assez pentue qui fait mal aux jambes et qui ne permet pas d’accélérer et de récupérer.

Nous arrivons au bord de mer pour parcourir les 4 derniers kilomètres avant de passer la ligne d’arrivée.

Je fini en 3h41’27’’ avec mon deuxième semi couru en 1h51’. Je suis content de cette régularité et satisfait mais très fatigué. Habituellement, je retrouve mes forces après quelques secondes mais j’ai besoin aujourd’hui de quelques minutes.

Le parcours était très dur. Un des plus durs que j’ai couru avec montées, descentes, chaleur et vent. Il me rappelle ceux d’Athènes et de La Havane.

Les ravitaillements sont ‘’light’’. Que de l’eau à l’exception de 3 points avec des boissons énergisantes très sucrées. Il est donc préférable de prévoir ses propres ravitaillements si vous ne les aimez pas.

Une belle expérience mais difficile avec un réconfort le lundi pour avoir visité les deux petites îles que sont Comino et Gozo. A recommander !

Enfin, un grand bravo et félicitations à Sylvie, ma très chère et tendre qui arrive deuxième de sa catégorie sur cette course difficile. Son premier podium !

Hervé Cazelles

AJA Marathon Auxerre

Runing4all

GRATUIT
VOIR