Alors qu’on assiste à l’essor du running ces dernières années, on constate que de plus en plus de populations s’y mettent. Les adeptes de la course à pied sont de plus en nombreux, d’anciens sportifs de haut niveau s’y reconvertissent.

Laurent Jalabert, Amélie Mauresmo, Laure Manaudou, Richard Dacoury, Yannick Noah, ils ont connu le graal dans leur discipline de prédilection et aujourd’hui ils courent.

D’anciens champions qui pèsent plus de 120 kilos, qui ont connu le meilleur niveau possible dans des épreuves de force, qui l’hiver ont réussi à se qualifier aux JO en bobsleigh et qui se reconvertissent à la course à pied vous en connaissez beaucoup ?

Un parcours hors du commun

Ce colosse a d’ores et déjà réussi à se construire une vie extraordinaire. Une réussite de rêve pour n’importe quel sportif.

Sélectionné en équipe de France de bobsleigh, Jérémy Baillard c’est ce garçon taillé dans un corps de spartiate qui a défilé à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Sotchi (Russie) deux têtes au-dessus du reste de sa délégation.

Quand tu pèses presque 100 kilos à 15ans et que tu fais de l’athlétisme, ce n’est généralement pas dans la section « course à pied » que se porte ton choix de discipline.

Avant d’être intégré à l’équipe de France de bob à quatre en 2011, c’est sur les pistes d’athlétisme que Jérémy a connu ses premières émotions.

Vérifiez les tablettes, Jérémy est toujours le recordman de France cadet du lancer du disque. Quand il lançait son engin, celui-ci atterrissait la plupart du temps au-delà des 60 mètres.

Ce physique de gladiateur attire les convoitises de toutes les disciplines où la force est requise. Le Stade Français et le Métro Racing le repèrent et lui proposent un contrat sans vérifier ses capacités à jouer au rugby.

Le staff sait que ce talent hors du commun leur permettra d’obtenir des Victoires. Quand le crossfit arrive en France, on tente de le débaucher également.

Forcément quand tu soulèves 200 kilos au développé-couché. Que tu charges ta barre de squat à 240 kilos.

Que tu frôles les 300 kilos au soulever de terre : ça ne passe pas inaperçu et ça finit par se savoir. Surtout quand tu as des capacités à courir vite qui sont proches de celles des meilleurs sprinters.

Vous l’aurez compris, le moins qu’on puisse dire c’est que Jérémy n’incarne pas le profil du coureur à pied.

Comment on en vient à chausser des baskets pour courir un 10 kilomètres quand on a un gabarit qui ressemble plus à celui d’un super héros de la WWE ?

Comment on prend le risque de s’exposer à être le dernier de la compétition quand on a toujours été au-dessus du panier dans tout ce qu’on a entrepris en sport ? Qu’est-ce qui peut bien motiver cette carcasse d’incroyable Hulk ? 

Quelle mouche a piqué Jérémy de vouloir courir…

Peu importe ta discipline, quand tu aimes le sport, « Tu ne peux pas mourir sans avoir terminé un marathon ». C’est le seul vrai graal d’un athlète accompli selon celui qui a pourtant connu les jeux olympiques.

C’est ainsi qu’un soir d’anniversaire, il prend le pari avec des amis de finir un marathon. Le soir même, il coche la date qu’il gardera secrète. Dès lors, dans la discrétion, il s’accroche à son objectif et il trace le chemin qui lui permettra d’atteindre ce rêve. Brique après brique il construit actuellement son édifice. 

Après quelques semaines d’entraînements, il commence par se tester sur un 5km en compétition.

Le résultat est plus que probant. Il maintient une allure de 15km/h pendant 20 minutes et réussit un chrono de 19’45’’. Il prend dès lors conscience que ce rêve est possible. Jérémy connaît le prix à payer pour atteindre un objectif !

L’investissement ne lui fait pas peur. Il sait s’entraîner dur et faire des sacrifices. Il y a toujours cette histoire mécanique et de gabarit… Comment réussir à courir 3 ou 4 heures de suite sans s’arrêter avec un tel physique ? 

Jérémy se surprend à être heureux de courir

Pour quelqu’un qui détestait les cross en minime, aujourd’hui il prend plaisir en courant. Cette joie et cet accomplissement dans sa nouvelle discipline l’aident à se motiver et à progresser.

Il y retourne volontiers tout en sachant que la progressivité le préservera des blessures. Il doit aussi perdre du poids et du muscle. Alors il modifie son alimentation et sa balance lui donne rapidement les preuves qu’il évolue dans le bon sens.

Aujourd’hui il est descendu sous les 100 kilos. Son dernier semi-marathon en 1h34 lui confirme qu’il suit la bonne programmation. 

Tout est accessible à celui qui s’en donne les moyens : je le savais mais visiblement, Jérémy me fait dire que la course à pied, en particulier le marathon constitue le plus haut niveau d’accomplissement pour un sportif.

Même pour celui qui a connu les jeux olympiques. Prêt à se mettre en danger. À repartir de zéro. De se faire battre. À accepter l’échec. À se faire dépasser.

Pour réussir l’exploit d’être définitivement heureux et accompli : je ne m’en émerveillerai jamais assez. Cette rencontre m’a donné envie de suivre Jérémy jusqu’à la réalisation de son rêve. Je vous propose ainsi de vous donner régulièrement de ses nouvelles jusqu’à ce jour de fête…

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