Tout juste revenu de la 49ème édition du marathon de New-York, qu’il a bouclé en 3h31’53’’, Running4all est allé recueillir à son retour à Roissy, les informations auprès de Mathieu et sa casquette à l’envers… 



Par Jean-François Tatard  – Photos Mathieu – DR

Pourquoi j’ai choisi le marathon de New-york ? 

Mathieu, revient des USA avec cette phrase qui tient en 4 mots : « cette course est incroyable » et décidément bien à part en tout point de vue. « C’était la plus dure de ma vie mais ces trois heures et demi passent trop vite ».

 Nothing is imposible ! 

Plus de 55000 coureurs, venus de 120 pays différents, ont foulé pendant 42,195 km le pavé new-yorkais, ce premier dimanche de novembre, sous les yeux rendez-vous compte de plus de 2.5 millions de personnes étalées tout au long du parcours. Des chiffres qui donnent le tournis mais aussi une force décuplée. « Ce que je retiens de cette course, c’est l’esprit new-yorkais.

Les gens encouragent vraiment tous les coureurs pendant l’ensemble de la course ». J’ai eu la chance de voyager et de courir des marathons dans différents pays mais ici c’est vraiment incroyable, je n’avais encore jamais vu ça nul part ailleurs. Il n’y a pas un endroit où on n’est pas encouragé. Je ne suis pas un champion mais le public m’a offert cette illusion. Ici on est tous des supers héros…

Des encouragements « ALLEZ LES BLEUS ! »

Il y avait mon nom et les couleurs de mon pays sur mon costume. « Cocorico ». Sans arrêt, j’ai eu le droit à des « vive la France ! ». Imaginez avec l’accent. On se sent vraiment soutenus, ça galvanise. Cette énergie qui nous contamine est unique. « Finalement même dans la souffrance ces trois heures et demi passent trop vite » raconte Mathieu.
Un parcours difficile dans les rues de New-York
Quelque peu déçu de son résultat, lui qui espérait 3h15, notre champion de 38ans a vite relativisé sur sa performance. Car le parcours s’avère plus sélectif qu’il n’y paraît. « Le tracé est particulièrement

difficile, avec beaucoup de dénivelé. Notamment sur la fin où il y a une grosse montée qui fait plus de 3 kilomètres. Là, on puise au plus profond de nos réserves, Marc mon coach m’avait prévenu mais je n’y étais pas préparé, beaucoup de gens s’arrêtent ou marchent pour encaisser », nous détaille, Mathieu. Là encore, il retient le soutien indéfectible des New-Yorkais.

« Je m’étais déjà aligné sur des marathons comme Paris, d’autres en France et aussi en Espagne et en Irlande mais là ça n’a rien à voir ». En général, sur le bord de la route, les gens sont plus là par curiosité. Ils regardent juste les coureurs passés mais là, ici : « ILS HUUUUUUUUURLENT !!! » et ils encouragent sans arrêt.

Lorsqu’on passe dans les quartiers un petit peu plus pauvres, on vit aussi des choses très touchantes. Les gens vous tendent des éponges ou des bouteilles d’eau. Ils font tout pour vous aider, c’est vraiment très beau. Mathieu pleure quand il nous le raconte !


Une expérience incroyable qu’il a pu vivre aux côtés d’autres Français. Au total, chaque année, la France dispose de 2500 dossards ce qui en fait l’une des nations les plus représentées sur la ligne de départ. Pour autant, les places sont chères.
Et dans tous les sens du terme. « Il y a plusieurs façons d’obtenir un dossard : soit en passant par la ville de New-York, mais là ça peut prendre jusqu’à plus de 5 ans d’attente sachant qu’il faut déjà avoir couru un marathon, soit, ce que Mathieu a fait, en passant par France Marathon, une organisation qui propose des “packages” et encore sur tirage au sort et monnayant 2500 euros. Mais le prix est vite oublié. « C’est l’expérience d’une vie… »
 

DES CHIFFRES QUI DONNENT LE TOURNIS 
415 millions de dollars : l’impact économique du marathon de New York
82 millions de dollars : les revenus annuels pour l’association New York Road Runners, qui organise plus de 50 courses par an en plus du marathon.
40 millions de dollars : le coût de l’événement.
2,75 millions de dollars : la facture adressée par la police new yorkaise (NYPD) aux organisateurs. 35 000 policiers sont déployés le dimanche. C’est plus que l’ensemble du FBI…
2,5 millions : le nombre de spectateurs supportant les coureurs le long du parcours, une ambiance unique qui participe à l’aura planétaire du marathon new yorkais.
1,2 million : nombre de participants qui auront passé la ligne d’arrivée depuis sa création en 1970, après l’édition 2018.
825 000 dollars : la cagnotte totale pour les meilleurs, sans compter des bonus en cas de record
111 000 : bouteilles d’eau distribuées le long du parcours. Une boisson énergétique connue, ainsi que des bananes, sont également prodiguées gratuitement.
105 184 : inscrits à la loterie pour obtenir un dossard à l’édition 2018. Avec une augmentation de 7 % par rapport à 2017 (98 247), la barre des 100 000 est donc franchie.
100 000 dollars : les gains pour les vainqueurs hommes et femmes, la parité étant de mise dans toutes les catégories. Les seconds toucheront 60 000 chacun, 40 000 pour les troisièmes… jusqu’à la 10e place, qui garantira 2,000 dollars de prime.
52 812 : le nombre de coureurs ayant franchi la ligne d’arrivée l’an passé. Soit plus de 2 000 de plus qu’en 2018. Cela représente 30 669 (58 %) hommes et 22 143 femmes (42 %).
12 000 : bénévoles sur la semaine.
1976 : année où le marathon est sorti du seul cadre de Central Park pour traverser les 5 grands quartiers (Boroughs) de New York : Staten Island, Brooklyn, Queens, Bronx et Manhattan, formule qui contribue largement à son immense succès.
1 500 : toilettes mobiles, dont 400 le long du tracé…
500 : écoles new yorkaises impliquées avec NYRR, dont la mission est d’encourager les gens à courir ou marcher. Plus de 800 à travers les États-Unis.
358 dollars : coût d’inscription pour les participants en 2017 (255 dollars pour les coureurs américains membres de NYRR).
200 : nombre d’employés à NYRR, tous mobilisés sur l’événement, mais s’occupant aussi d’autres courses au long de l’année.
En 2018, Lelisa Desisa s’imposait. Depuis, il a remporté le marathon des Mondiaux. 
68 : rues bloquées pour la course, principalement par mesure de sécurité.
40 : l’âge moyen des participants se situe dans la quarantaine.
37 % de participants étrangers.
23 : stations médicales d’urgence déployées le long du parcours.
5 : le nombre de ponts à traverser, et ça monte !
88 : l’âge de la doyenne de l’édition 2018. L’Américaine Rosalie Ames a terminé les 42,195 km en 4 h 10’03’’, soit un peu moins de 6 minutes au kilomètre.
4 h 40 : le temps mis en moyenne par les coureurs pour boucler les 42,192 km. Elle se situait autour de 4 h dans les années 80 (quand sa popularité a explosé) et vers 3h30 lors de la première édition (ne comptant que 55 participants, tous hommes).
2h05’06’’ : le record de l’épreuve, détenu depuis 2011 par Geoffrey Mutai
1 dollar : le coût d’entrée pour le premier marathon de NY de l’histoire. A l’époque il se déroulait seulement autour de Central Park. C’était en 1970

 
« Être heureux, c’est bien ; le rester c’est mieux ». Quand on rencontre d’autres personnes que Mathieu qui ont couru New York avant lui, c’est toujours la même chose. Ce sentiment d’allégresse perdure aussi longtemps que durera leur vie.
Alors oui tout le monde rêve de courir New York !  Effectivement oui le marathon le plus prestigieux et le plus fantasmé de la planète est réellement à la hauteur de sa réputation !  Le dernier cadeau qu’a offert Big Apple à notre champion : son nom dans le New York Times le lundi matin… 
 

– A lire : Classement du marathon de New-York 2019
 
 
 
 

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