Comment réussir, selon Jean-Claude Perrin

Aujourd’hui j’ai décidé de vous parler d’une rencontre qui a bouleversé ma vision de la vie. J’ai l’impression que ce personnage cathodique et charismatique vaut bien une mention dans Running4all. Non pas qu’il m’ait souvent beaucoup guidé. Non, c’est aussi qu’il a inspiré un très très grand nombre d’athlètes par une philosophie de réussite qui lui est propre… Comment réussir, selon Jean-Claude PERRIN.
Par Jean-François Tatard – Photos DR

C’est le pote de mon père depuis des lustres. Et s’il n’avait pas été mon ami, mon parrain, mon mentor et que je n’avais pas été dans ses pattes depuis que je suis tout gosse, Jean-Claude PERRIN, m’aurait quand même intrigué et inspiré avec ses commentaires sur Europe 1, France TV ou Eurosport ou dans ses conférences à l’INSEP par exemple. Je crois que je ne suis pas le seul pour qui il a été l’un des pionniers de l’idée que vous pouvez changer votre état d’esprit avec l’autosuggestion.

Ce « penser fort » peut alors vous aider à transformer votre réalité. Un jour, il m’a dit que la rue regorgeait de talents qui s’ignorent et que la majorité des athlètes ne croyaient pas qu’ils pouvaient transformer leurs carrière sportive. Ce qui les mettait pour la plupart, par voie de conséquence hors de portée du succès.
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Très tôt il m’a dit que, sans un but bien précis, vous pouvez tout simplement flâner dans la vie sans rien réaliser de très sérieux. Jean-Claude PERRIN a ouvert la voie et a montré à beaucoup d’athlètes que nous devrions tous changer nos pensées pour avoir plus de succès et devenir des champions.

Lorsqu’il était encore préparateur physique de la bande à Yannick Noah, il lui a révélé les secrets de la façon de penser idéale pour devenir le meilleur du monde. Comment il était revenu des JO de Los Angeles avec deux athlètes médaillés d’or et de bronze au saut à la perche. Au lieu de les rémunérer, il leur a fourni des moyens d’aborder la réussite de façon indéviable.
Jean-Claude PERRIN a accepté de passer une vie entière à étudier parfois inconsciemment le comportement des champions. Beaucoup de mecs qui sont passés entre ses mains sont des légendes. Pierre Quinon, Thierry Vigneron, Yannick Noah, Guy Forget, Amélie Mauresmo, Rai le premier vrai brésilien du PSG, Bernard Lama, Fournier, Guerin et toute la bande qui a gagné la coupe d’Europe 1996.

Mais coach PERRIN n’a pas simplement observé, il a passé des heures et des heures sur de nombreuses années à les accompagner, à regarder, apprendre, et à poser des questions.
Après cette étude attentive qui durera aussi longtemps que sa vie, vous pouvez parier que Jean-Claude PERRIN connaît bien son affaire. Une grande partie des conseils de Jean-Claude PERRIN, c’est que pour commencer vous devez avoir le désir de gagner. Et finalement peu importe ce que vous entreprenez. Ici on parle de sport, mais cela se transpose absolument à tous les domaines de la vie. Si vous le voulez vraiment, alors votre esprit, inconsciemment, sera en mesure de faire des choix pour que cela se produise. Si vous n’avez pas cette envie et que quelque chose se passe, alors vous n’allez pas agir d’une manière qui puisse déclencher le reste.

Sans son accord, je précise bien, je vous dévoile ses six mesures pour vous aider à manifester le désir de tout réussir : 
1) Fixez dans votre esprit l’exactitude de ce que vous désirez. Il ne suffit pas de dire « Je veux beaucoup d’argent ». Soyez précis quant à la quantité par exemple…
2) Déterminez exactement ce que vous avez l’intention de donner en retour de ce que vous désirez. (Il n’y a pas de possible réalisation dans votre réussite si vous donnez toujours « quelque chose en échange de rien ».)
3) Établissez une date précise lorsque vous avez l’intention d’avoir ce que vous désirez.
4) Créez un plan précis pour la réalisation de votre désir, et commencer tout de suite, et posez-vous la question de savoir si vous êtes prêt ou non, pour mettre ce plan en action.
5) Écrivez un énoncé clair et concis de ce vous avez l’intention d’acquérir, nommez le délai pour l’acquisition, l’état de ce que vous comptez donner en retour. Et décrivez clairement le plan à travers lequel vous avez l’intention d’arriver à vos objectifs.
6) Lisez votre déclaration écrite à haute voix, deux fois par jour, une fois juste avant de vous coucher le soir, et une fois au réveil le matin.
Pendant que vous lisez vous devez : voir, sentir et croire que vous êtes déjà en possession de ce que vous désirez.
Très Important : PERRIN m’a également très vite expliqué que vous ne pouvez pas avoir quelque chose pour rien. Vous devez fournir quelque chose en vue d’obtenir quelque chose en retour. C’est pourquoi il a ajouté que « lors de votre visualisation (les yeux fermés) pour obtenir que ce que vous avez déjà, vous devez avoir l’intention d’accumuler.»

Ces 6 étapes illustrent la puissance de l’esprit, et comment elles peuvent être utilisées pour attirer ce que vous voulez.

La pensée positive est donc d’une nécessité absolue, car la réflexion sur ce que vous voulez est plus importante que de penser chaque jour à ce que vous ne voulez pas. À plusieurs reprises dans la journée dites-vous des choses positives car ceci peut faire une nette différence sur votre état d’esprit. En effet coach PERRIN parle tout le temps « d’autosuggestion ». Durant toute sa vie, il s’est rendu compte que l’on peut utiliser certaines techniques afin d’aider votre inconscient à penser d’une manière plus efficace, ce qui a force deviendra une habitude.
« Ce que l’esprit de l’homme peut concevoir et croire, il peut l’atteindre. »
Tout ce que vous devez faire est de trouver un moyen de convaincre votre inconscient que vous êtes le meilleur et que rien ne vous empêchera de réussir, que vous avez du succès, et que vous en êtes capable. Vous devez être précis sur ce que vous voulez. Vous devez désirer obtenir ce succès, puis vous donner à fond pour y arriver.

Pour obtenir les bonnes choses dans la vie ce n’est pas toujours facile. Coach PERRIN enseigne que vous devez travailler longtemps et durement avant de déguster les fruits de votre travail. Il est toujours utile de prendre la peine de travailler pour ce que vous désirez. Aucun de nous n’a de droit divin d’avoir quelque chose pour rien. Très souvent, je vois les gens passer plus de temps et d’énergie dans la poursuite de la réalisation de quelque chose pour rien, plutôt que de dépenser ce temps et cette énergie pour fournir quelque chose d’utile.
Je vous souhaite à tous de rencontrer un jour un coach PERRIN mais plus précieux encore je vous souhaite à tous, peu importe ce que vous désirez, d’être définitivement certain que vous réussissez !

Courir sur tapis, vrai ou fausse bonne idée

Courir sur un tapis de course: avantages – inconvéniants

En hiver, il est parfois difficile pour nous runners, de trouver le courage d’aller braver la nuit, le froid et/ou la pluie. La solution du tapis en salle semble une réponse toute faite à cette contrainte de saison. Pourtant s’opposent les plus loyaux partisans aux adversaires les plus austères. Existe-t-il une autre solution ? Ou doit-on réellement choisir ? Pour ou contre la course sur tapis ? Quels bénéfices ? Quelles contraintes ? Quels risques ? Quelles opportunités ? 

Par Jean-François Tatard – Photos Jeff – Kalenji

Le choix du tapis est’il important ? 

Je suis allé me renseigner. J’ai ainsi demandé à plusieurs coureurs visiblement expérimentés, pourquoi étaient-ils en train de courir sur un tapis alors que la discipline était faite pour se réaliser au grand air. La plupart du temps, les gens admettent que c’est ennuyeux mais en contrepartie le tapis leur permet d’éviter les difficultés de circulation en ville, les trottoirs occupés prioritairement par les piétons, ou les pistes cyclables par les vélos.

C’est aussi le cas lors du manque d’éclairage en hiver, les intempéries ou toutes les autres contraintes de météo. Plusieurs filles m’ont même avoué que cela répondait aussi à des problèmes potentiels d’insécurité…

La plupart me disaient aussi que la gestuelle ne leur semblait pas se dégrader et que les sollicitations cardio-respiratoires étaient identiques. Que la facilité de contrôle de vitesse leur permette aussi de travailler la régularité. L’atterrissage en douceur du pied sur ce sol mou les préservait des traumatismes articulaires ou tendineux. Qu’en est-il réellement ?

SPÉCIFICITÉS REQUISES 

La course sur tapis consiste à courir sur une bande déroulante qui défile sous les pieds. La première fois, c’est assez déstabilisant. Cela nécessite un temps d’adaptation. Ce type de travail est assez particulier en ce sens que « il modifie le recrutement habituel des muscles » m’explique le coach José Lopez. Le fait qu’il y ait une absence de progression horizontale induit une obligation de ramener le pied plus rapidement vers le tapis.

Par voie de conséquence : « la phase de propulsion disparaît » rajoute coach Marc Lozano. Et ce n’est pas sans conséquence puisque les muscles ischios jambiers ne sont quasiment plus utilisés et en compensation, c’est les psoas qui récupèrent le boulot. 

Quelle dépense énergétique ? 

C’est de la science physique : L’absence de résistance du vent diminue la dépense énergétique du coureur à vitesse équivalente. Une coutume veut qu’on incline le tapis de 1% pour reproduire cette forme de résistance naturelle. Personnellement, je ne retrouve toujours pas une sensation comparable.

Néanmoins, ce qui est vrai, c’est que le fait d’évoluer dans un espace fermé fait significativement monter la température du corps, ainsi que la fréquence cardiaque  et en conséquence la dépense énergétique.

Quels sont les avantages de courir sur tapis?

La course sur tapis a tout de même de nombreux avantages : surface au sol stable et sèche, amortissante également, peu voir pas traumatisante, pas de phénomène réel de résistance au vent, pas de problème de conditions météorologiques défavorables (pluie et froid), pas de problème de course dans le noir non plus.

On peut avoir sa bouteille d’eau à disposition, … L’apprentissage de la course sur tapis est facile et accessible. Est-ce tellement fait pour s’entraîner ou alors juste pour nous dépanner ?

Y a t’il des contraintes à courir sur tapis ?

Si on pèse le poids des bénéfices et des contraintes, j’ai peur que la balance bascule du côté des contraintes. En effet, elles sont nombreuses : au-delà de la pénibilité et du caractère ennuyeux de courir sur place avec le même tableau.

Il y a une augmentation plus rapide de la température corporelle, une sudation excessive et une déshydratation fréquente qui va générer à court terme des blessures (tendinite d’Achille par exemple) évitables si vous aviez couru dehors. De la même façon, le coût énergétique est plus élevé. Pourtant, musculairement, vous ne ferez pas le job correctement comme le spécifie Marc Lozano.

Le travail gestuel n’est absolument pas naturel. Les ischios sont à l’économie totale alors que c’est ce qui fait qu’un coureur est bon pour la course. On ne le voit pas immédiatement mais Jose Lopez affirme que le psoas est en contrepartie plus sollicité ce qui à terme génère un déséquilibre postural à trop fréquenter ce « moyen de replis ». On perd également de ses perceptions.

Celle qui vous donne intuitivement la vraie bonne allure. Celle que le coach José Lopez appelle « le flow ». Ou Marc Lozano la PSE (la perception subjective de l’effort). On perd ainsi de nos sens et on s’éloigne de nos sensations et du bon feeling.

Coach Jose Lopez & Jeff TATARD en action sur un « Bike & Run enneigé »

Pour répondre à la question de départ…

L’entraînement sur tapis est une alternative intéressante mais uniquement lorsque les conditions météos ne sont pas réunies. Dans le cas contraire, il est préférable de pratiquer l’entraînement sur tapis en simple complément et avec parcimonie.

Si on ne peut pas faire autrement, on retiendra peut-être que cette préconisation d’incliner le tapis est éventuellement une bonne idée mais que de toutes les façons ce qu’il faut garder à l’esprit c’est que le tapis n’est qu’une simulation très inexacte de la course en extérieure.

Si vous aspirez à la performance ou en tous les cas à vous améliorer, la vraie course à pied est votre seul vrai objectif, faites du tapis un usage le plus occasionnel possible.  Auquel cas utilisez le à allure régulière (65-70% VMA) de durée variable pour peu qu’on ne se lasse pas trop vite de l’exercice, ou provisoirement une séance au seuil de type 3×8 min à 80-85% de la VMA. Évitez surtout les rythmes brutaux telles que les séances de VMA courtes.

Le fractionné court est en effet difficile voire impossible à pratiquer sur tapis. Les accélérations et décélérations doivent se faire en douceur sous peine de risquer quelques vols planés !

Conclusion:

Rien ne vaut le plaisir et l’efficacité des séances faites au grand air. Mettez un k-way  s’il pleut, épaississez les couches s’il fait froid, investissez dans une frontale s’il fait sombre, mais surtout : Ouvrez les yeux & respirez… C’est dehors que cela se passe !

Comment choisir le drop des chaussures ?

Parmi les différents paramètres que nous prenons en compte pour choisir nos runnings, c’est une notion qui prend de plus en plus d’importance dans le discours des fabricants : le Drop des runnings ! Mais savez-vous de quoi il s’agit ? Et savez-vous comment le choisir ? Rien à voir avec le coup de pied de pénalité au rugby ou encore la chandelle de Dan Carter. Le Drop sur une chaussure de running, à quoi ça sert ? Quels sont les différents drops possibles ? Quel drop et pour qui ?
Par Jean-François Tatard – Photos : DR

Définition de DROP

Le « drop », c’est la différence de hauteur entre l’arrière (talon) et l’avant (avant-pied) de la chaussure.

Pour illustrer : un escarpin Louboutin a un drop très élevé parce que la différence de hauteur entre l’avant et l’arrière est importante alors qu’une tong Havaïanas pour le coup a un drop (quasi) nul. Ainsi, en course à pied, la notion de « drop » qui est aujourd’hui un élément de conception incontournable pour les marques, a pourtant fait son apparition aux yeux du grand public il y a peu. 

Alors que la norme était de 12 mm de drop environ il y a quelques années, les marques proposent ainsi aujourd’hui des gammes qui déclinent différentes tailles de drops afin de répondre à tous les coureurs : 4 mm, 6 mm, 8 mm, 10 mm et même 0 mm. Ainsi, aujourd’hui, le drop est de plus en plus pris en compte au moment de choisir sa paire de chaussures. Il n’y a d’ailleurs pas une seule fiche technique qui ne met pas en avant ce critère dans sa description du produit.

Le zéro drop, quel est son intérêt ?

D’ailleurs, est-ce qu’il y a un risque à courir sans drop par exemple ? En effet, il y a une autre mode qui est apparu il y moins de 10 ans. Le Zéro Drop ! Ce concept où le talon et l’avant-pied se situent à la même hauteur, propose donc de courir avec un pied quasi directement en contact avec le sol. Quel est l’intérêt ? L’objectif des fabricants c’est de permettre au pied de fonctionner tel que la nature l’a conçu. On admet ainsi communément que les chaussures dites « minimalistes » possèdent un drop inférieur ou égal à 4mm (en plus d’un poids inférieur à 200 g) alors que la majorité des chaussures de running se situent entre 8 mm et 10 mm.

ALTRA, une des marques en zéro drop

Comment interprète-t-on la hauteur ?

Plus cette différence est petite, plus la foulée du coureur est naturelle, car il pose moins le talon au sol à l’attaque de sa foulée et court plus sur l’avant du pied. De cette façon, la foulée est plus naturelle et le corps moins traumatisé car la chaine formée par les chevilles, mollets, genoux, quadriceps et ischio-jambiers du coureur est plus alignée au moment de l’impact de son pied sur le sol. Les équipementiers ont donc tendance aujourd’hui à réduire ce fameux drop afin de tendre vers le « zéro-drop », graal des coureurs minimalistes et autres barefooters. Sans aller dans l’excès non plus pour conserver même un léger drop afin de préserver le confort de course d’un maximum de coureurs.

Hauteur et conséquences

Plus cette différence de hauteur est petite, plus la foulée du coureur est naturelle, pourquoi ? Pour une raison simple : le coureur va poser beaucoup moins le talon au sol au départ de sa foulée ce qui va spontanément le faire courir plutôt sur l’avant du pied. La conséquence est intéressante car la chaine formée par chevilles, mollets, genoux, quadriceps et ischio-jambiers sera dans un bien meilleur alignement au moment de l’impact de son pied sur le sol. Alors que lorsque la foulée démarre par le talon, les chocs encaissés par le corps sont très important. La surface capable de les encaisser est très petite sur cette zone et c’est sur ce faible périmètre que va raisonner l’ensemble du choc du corps au sol. À l’inverse démarrer la foulée par le milieu ou l’avant-pied permettra de l’amortir avec une surface bien plus importante qui plus est doté d’une assez bonne élasticité (la fameuse aponévrose plantaire). Une chaussure à drop important, au-delà de 6-7 mm, va donc naturellement positionner le coureur sur son talon ce qui provoquera des chocs non négligeables.

Des critères discutables…

Finalement, le drop d’une chaussure n’est pas aussi absolu et définitif qu’il pourrait y paraître. En effet, il n’y a pas de méthode universelle pour mesurer le drop. Le plus simple est encore de couper la chaussure dans le sens de la longueur et de mesurer l’épaisseur de la semelle. Mais selon l’endroit où la mesure est faite, le résultat peut varier. Cela n’est pas anodin lorsque l’on sait qu’un millimètre de drop en plus ou en moins a son importance. En outre, le drop est généralement donné pour une pointure standard de 42,5, sorte de référence de taille en running. Ainsi pour un même modèle, le drop d’une 36 sera plus faible que celui d’une 45.

Quel est le drop de la plupart des marques ?

Le drop des chaussures que ce soit chez Asics, Adidas, Brooks, Kalenji, Nike ou Mizuno est quasiment toujours de 10 mm. C’est une valeur moyenne qui s’inscrit dans la tendance du marché, hormis les chaussures minimalistes du type Altra, Hoka ou Newton, par exemple. Cela permet d’assurer les qualités de confort, de sécurité, de performance et de durabilité de nos chaussures. Ce choix doit permettre à tous les coureurs de trouver chaussure à leur pied. Une évolution du drop n’est pas exclue car les ingénieurs et chefs de produit des marques sont bien sûr très attentifs à l’évolution de la chaussure de course à pied. Le choix de la nouvelle valeur de drop sera fait uniquement à partir d’éléments scientifiques incontestables permettant de connaître précisément l’influence du drop sur le coureur, sa foulée et sa santé.

Influence du drop sur le coureur ?

Comme on l’a dit plus tôt, la différence de hauteur entre l’avant et l’arrière de la chaussure n’est pas sans conséquence sur la foulée. Par contre, j’ai cherché, je me suis renseigné, j’ai même appelé des experts. Qu’on se le dise : il n’y a pas de certitudes établies de l’influence du drop sur les performances. Ou même sur les blessures du coureur. Le drop a également un impact direct sur les muscles et les tendons. Avec un drop faible, les mollets et les tendons d’Achille sont plus étirés. Alors un conseil : si vous décidez de changer significativement de gamme au niveau de la taille du drop, faites-le très progressivement.

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Et si c’était aussi un peu de marketing ?

Soyons un brin pragmatique : un drop très important aura toujours un effet direct sur l’impact du talon au sol et cela indépendamment de votre foulée. Et aussi véloce soit-elle. C’est le principe même d’avoir une chaussure qui ne soit pas une tong ! Ainsi, seuls les très rares coureurs avec une foulée totalement sur l’avant du pied échappent à la règle ! Donc OK pour limiter le drop, mais aller sur un drop zéro n’est vraiment pas indispensable !

Drop, 10, 8, 6, 4 mm, course naturelle, bref, ces concepts sont finalement parfois très confus dans nos esprits. Pourtant, il ne s’agit pas de choisir un camp et d’avoir l’esprit aussi binaire. Prenez donc plutôt un guide pour le choix de la chaussure idéale : celle qui, d’un point de vue physiologique, n’engendrera pas de problèmes mécaniques dans votre corps. Il s’agira de visionner ce que serait la foulée d’un coureur, quel qu’il soit, courant pieds nus, sur de l’herbe ou du sable dur, ou toute autre surface suffisamment stable mais non traumatisante.

La « course naturelle » est celle qui reste la plus économique pour lui, car la plus adaptée à son schéma biomécanique, à sa posture. Rien n’est venu perturber sa façon de poser le pied, ni l’ajout de poids à ses pieds ou ni l’ajout de semelles. Partant de ce qu’est cette foulée, cette « course naturelle », il semble pertinent de vouloir obtenir le même geste une fois chaussé, non ? 

On chausse quoi au final ?

Il s’agit d’être chaussé de la manière la moins perturbante possible, au plus près du pied, sans modifier si possible les zones de contact, le déroulé, la façon de propulser, que l’on observe lors de la course naturelle. C’est ainsi possible lorsqu’il n’y a pas beaucoup de différence de hauteur entre l’arrière et l’avant de la chaussure. Donc pas de « drop » ? Peut-être pas quand même ! La notion de drop intervient certes dès que l’on veut évoquer la différence de hauteur entre la partie arrière de la semelle, au niveau du talon, et la partie avant de la chaussure, au niveau des métatarsiens.

Et même si les marques n’ont eu de cesse de nous vanter l’avantage des systèmes censés nous protéger de tous les maux causés par les chocs subis en courant. Une chaussure classique, au « drop » de 10 mm, ne vous permettra pas de courir de façon naturelle ! L’attaque de la foulée se fait par le talon, le pied en avant du bassin, la jambe quasiment tendue, contrecarrant la progression. Alors que dans la course naturelle, l’attaque se fait presque toujours avec l’avant ou le milieu du pied, quasiment juste sous le bassin, avec un minimum de forces de freinage. Lorsque la foulée est attaquée par le talon, les chocs encaissés par le corps sont énormes car il n’y a aucune structure capable de les encaisser dans cette zone. Alors que l’attaque par le milieu ou l’avant-pied est amortie par une surface bien plus importante et très élastique, l’aponévrose plantaire.

On tente de vous convaincre ?

Pour vous en convaincre, sautez donc sur place, à pieds joints, pieds nus. Une fois naturellement, puis une autre fois en cherchant à atterrir sur les talons. Vous verrez, c’est édifiant ! Une chaussure à drop important contredira forcément votre course naturelle. Quant une chaussure à drop faible, on va dire sous les 4 mm., elle n’impactera pas votre foulée initiale. Rien d’objectif, je ne suis pas podologue et encore moins posturologue mais l’idée c’est encore une fois de vous protéger et que le plaisir puisse durer encore bien des années…

 

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