Les 12 travaux de Nathalie Mauclair

Comment se remettre au sport en plein hiver ?

Les fêtes commencent à être loin et vous voyez vos objectifs de courses approcher en vous demandant comment vous préparer pour être au top le jour J.

Je vous partage 12 conseils que vous pourrez intégrer progressivement à votre quotidien, vous allez acquérir de nouvelles habitudes de vie qui seront utiles à votre bien être.

Par Nathalie Mauclair – Photos :Overstims.com – 

Les 12 travaux de Nathalie Mauclair

1 : Savoir faire le tri dans ses objectifs, les courses prioritaires et les courses de préparation.

2 : Effectuez un rétroplanning. En fonction de vos courses prioritaires positionner les temps de préparation générale, puis de préparation spécifique tout en pensant à intégrer des semaines allégées toutes les 4 semaines pour que votre corps ait le temps d’assimiler ce que vous lui avez demandé. Ainsi vous passerez une étape et vous repartirez plus fort et motivé pour le cycle suivant. Ne négligez pas la période d’affutage, les quelques jours voir les 2 semaines qui précèdent la course, si vous partez pour un ultra.

3 : Courir oui mais aussi pédaler, nager, …et toutes les activités qui vous font plaisir.

4 : Vous solidifiez en faisant du renforcement musculaire surtout au niveau des membres inférieurs mais aussi de la sangle abdominale, le dos, sans oublier le haut du corps. Ce sont les déséquilibres musculaires entre le haut et le bas du corps qui créent des tensions au niveau des zones de jonctions autour du bassin entrainant des blessures au niveau du psoas ou du moyen fessier.

5 : Courir à la sensation, il n’est a pas indispensable d’effectuer un test VMA dans les règles et ensuite d’être bloqué sur des chiffres. Courir doit être un plaisir et un moyen de vous connaître et de découvrir vos capacités. Pour cela testez vous si je cours à bloc je vais à telle vitesse, si je suis cool j’ai tel repère. Ensuite lors de vos séances de fractionnés vous intégrez ces repères d’allures. C’est ludique.

6 : Prenez soin de votre corps en proposant à vos muscles de se décontracter par des étirements doux. Pour qu’un étirement soit efficace il ne doit pas être douloureux, la position doit être tenue de 30″ à 1 min. Passer les différentes parties des jambes : les mollets, les quadriceps, les iscchio-jambiers, les fessiers et les psoas.

7 : Pensez à gagner du relâchement, la pratique du yoga en général et du running yoga en particulier permet de retrouver du plaisir en étant plus à l’écoute de ses sensations.

8 : Respectez vos besoins de sommeil, ne pas trainer trop tard sur les écrans pour vous réveiller en forme le lendemain et si possible sans réveil.

9 : En ce moment la météo est encore fraîche pensez à vous habiller, chaudement mais pas trop. Le mieux est de mettre plusieurs couches et de pouvoir les enlever au fur et à mesure que vous montez en température.

10 : Il n’est pas facile de courir de jour, on est souvent amené à utiliser la frontale. Il faut voir ça comme une expérience acquise si vous devez courir de nuit pendant vos courses estivales.

11 : Gardez la motivation, si c’est dure de partir seul, rapprochez vous des groupes de coureurs locaux, il y en a de plus en plus.

12 : Utilisez les techniques de visualisation positive pour garder la motivation et l’envie de courir en ce moment en vous projetant et en vivant mentalement vos futurs objectifs.

Comment choisir le drop des chaussures ?

Parmi les différents paramètres que nous prenons en compte pour choisir nos runnings, c’est une notion qui prend de plus en plus d’importance dans le discours des fabricants : le Drop des runnings ! Mais savez-vous de quoi il s’agit ? Et savez-vous comment le choisir ? Rien à voir avec le coup de pied de pénalité au rugby ou encore la chandelle de Dan Carter. Le Drop sur une chaussure de running, à quoi ça sert ? Quels sont les différents drops possibles ? Quel drop et pour qui ?
Par Jean-François Tatard – Photos : DR

Définition de DROP

Le « drop », c’est la différence de hauteur entre l’arrière (talon) et l’avant (avant-pied) de la chaussure.

Pour illustrer : un escarpin Louboutin a un drop très élevé parce que la différence de hauteur entre l’avant et l’arrière est importante alors qu’une tong Havaïanas pour le coup a un drop (quasi) nul. Ainsi, en course à pied, la notion de « drop » qui est aujourd’hui un élément de conception incontournable pour les marques, a pourtant fait son apparition aux yeux du grand public il y a peu. 

Alors que la norme était de 12 mm de drop environ il y a quelques années, les marques proposent ainsi aujourd’hui des gammes qui déclinent différentes tailles de drops afin de répondre à tous les coureurs : 4 mm, 6 mm, 8 mm, 10 mm et même 0 mm. Ainsi, aujourd’hui, le drop est de plus en plus pris en compte au moment de choisir sa paire de chaussures. Il n’y a d’ailleurs pas une seule fiche technique qui ne met pas en avant ce critère dans sa description du produit.

Le zéro drop, quel est son intérêt ?

D’ailleurs, est-ce qu’il y a un risque à courir sans drop par exemple ? En effet, il y a une autre mode qui est apparu il y moins de 10 ans. Le Zéro Drop ! Ce concept où le talon et l’avant-pied se situent à la même hauteur, propose donc de courir avec un pied quasi directement en contact avec le sol. Quel est l’intérêt ? L’objectif des fabricants c’est de permettre au pied de fonctionner tel que la nature l’a conçu. On admet ainsi communément que les chaussures dites « minimalistes » possèdent un drop inférieur ou égal à 4mm (en plus d’un poids inférieur à 200 g) alors que la majorité des chaussures de running se situent entre 8 mm et 10 mm.

ALTRA, une des marques en zéro drop

Comment interprète-t-on la hauteur ?

Plus cette différence est petite, plus la foulée du coureur est naturelle, car il pose moins le talon au sol à l’attaque de sa foulée et court plus sur l’avant du pied. De cette façon, la foulée est plus naturelle et le corps moins traumatisé car la chaine formée par les chevilles, mollets, genoux, quadriceps et ischio-jambiers du coureur est plus alignée au moment de l’impact de son pied sur le sol. Les équipementiers ont donc tendance aujourd’hui à réduire ce fameux drop afin de tendre vers le « zéro-drop », graal des coureurs minimalistes et autres barefooters. Sans aller dans l’excès non plus pour conserver même un léger drop afin de préserver le confort de course d’un maximum de coureurs.

Hauteur et conséquences

Plus cette différence de hauteur est petite, plus la foulée du coureur est naturelle, pourquoi ? Pour une raison simple : le coureur va poser beaucoup moins le talon au sol au départ de sa foulée ce qui va spontanément le faire courir plutôt sur l’avant du pied. La conséquence est intéressante car la chaine formée par chevilles, mollets, genoux, quadriceps et ischio-jambiers sera dans un bien meilleur alignement au moment de l’impact de son pied sur le sol. Alors que lorsque la foulée démarre par le talon, les chocs encaissés par le corps sont très important. La surface capable de les encaisser est très petite sur cette zone et c’est sur ce faible périmètre que va raisonner l’ensemble du choc du corps au sol. À l’inverse démarrer la foulée par le milieu ou l’avant-pied permettra de l’amortir avec une surface bien plus importante qui plus est doté d’une assez bonne élasticité (la fameuse aponévrose plantaire). Une chaussure à drop important, au-delà de 6-7 mm, va donc naturellement positionner le coureur sur son talon ce qui provoquera des chocs non négligeables.

Des critères discutables…

Finalement, le drop d’une chaussure n’est pas aussi absolu et définitif qu’il pourrait y paraître. En effet, il n’y a pas de méthode universelle pour mesurer le drop. Le plus simple est encore de couper la chaussure dans le sens de la longueur et de mesurer l’épaisseur de la semelle. Mais selon l’endroit où la mesure est faite, le résultat peut varier. Cela n’est pas anodin lorsque l’on sait qu’un millimètre de drop en plus ou en moins a son importance. En outre, le drop est généralement donné pour une pointure standard de 42,5, sorte de référence de taille en running. Ainsi pour un même modèle, le drop d’une 36 sera plus faible que celui d’une 45.

Quel est le drop de la plupart des marques ?

Le drop des chaussures que ce soit chez Asics, Adidas, Brooks, Kalenji, Nike ou Mizuno est quasiment toujours de 10 mm. C’est une valeur moyenne qui s’inscrit dans la tendance du marché, hormis les chaussures minimalistes du type Altra, Hoka ou Newton, par exemple. Cela permet d’assurer les qualités de confort, de sécurité, de performance et de durabilité de nos chaussures. Ce choix doit permettre à tous les coureurs de trouver chaussure à leur pied. Une évolution du drop n’est pas exclue car les ingénieurs et chefs de produit des marques sont bien sûr très attentifs à l’évolution de la chaussure de course à pied. Le choix de la nouvelle valeur de drop sera fait uniquement à partir d’éléments scientifiques incontestables permettant de connaître précisément l’influence du drop sur le coureur, sa foulée et sa santé.

Influence du drop sur le coureur ?

Comme on l’a dit plus tôt, la différence de hauteur entre l’avant et l’arrière de la chaussure n’est pas sans conséquence sur la foulée. Par contre, j’ai cherché, je me suis renseigné, j’ai même appelé des experts. Qu’on se le dise : il n’y a pas de certitudes établies de l’influence du drop sur les performances. Ou même sur les blessures du coureur. Le drop a également un impact direct sur les muscles et les tendons. Avec un drop faible, les mollets et les tendons d’Achille sont plus étirés. Alors un conseil : si vous décidez de changer significativement de gamme au niveau de la taille du drop, faites-le très progressivement.

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Et si c’était aussi un peu de marketing ?

Soyons un brin pragmatique : un drop très important aura toujours un effet direct sur l’impact du talon au sol et cela indépendamment de votre foulée. Et aussi véloce soit-elle. C’est le principe même d’avoir une chaussure qui ne soit pas une tong ! Ainsi, seuls les très rares coureurs avec une foulée totalement sur l’avant du pied échappent à la règle ! Donc OK pour limiter le drop, mais aller sur un drop zéro n’est vraiment pas indispensable !

Drop, 10, 8, 6, 4 mm, course naturelle, bref, ces concepts sont finalement parfois très confus dans nos esprits. Pourtant, il ne s’agit pas de choisir un camp et d’avoir l’esprit aussi binaire. Prenez donc plutôt un guide pour le choix de la chaussure idéale : celle qui, d’un point de vue physiologique, n’engendrera pas de problèmes mécaniques dans votre corps. Il s’agira de visionner ce que serait la foulée d’un coureur, quel qu’il soit, courant pieds nus, sur de l’herbe ou du sable dur, ou toute autre surface suffisamment stable mais non traumatisante.

La « course naturelle » est celle qui reste la plus économique pour lui, car la plus adaptée à son schéma biomécanique, à sa posture. Rien n’est venu perturber sa façon de poser le pied, ni l’ajout de poids à ses pieds ou ni l’ajout de semelles. Partant de ce qu’est cette foulée, cette « course naturelle », il semble pertinent de vouloir obtenir le même geste une fois chaussé, non ? 

On chausse quoi au final ?

Il s’agit d’être chaussé de la manière la moins perturbante possible, au plus près du pied, sans modifier si possible les zones de contact, le déroulé, la façon de propulser, que l’on observe lors de la course naturelle. C’est ainsi possible lorsqu’il n’y a pas beaucoup de différence de hauteur entre l’arrière et l’avant de la chaussure. Donc pas de « drop » ? Peut-être pas quand même ! La notion de drop intervient certes dès que l’on veut évoquer la différence de hauteur entre la partie arrière de la semelle, au niveau du talon, et la partie avant de la chaussure, au niveau des métatarsiens.

Et même si les marques n’ont eu de cesse de nous vanter l’avantage des systèmes censés nous protéger de tous les maux causés par les chocs subis en courant. Une chaussure classique, au « drop » de 10 mm, ne vous permettra pas de courir de façon naturelle ! L’attaque de la foulée se fait par le talon, le pied en avant du bassin, la jambe quasiment tendue, contrecarrant la progression. Alors que dans la course naturelle, l’attaque se fait presque toujours avec l’avant ou le milieu du pied, quasiment juste sous le bassin, avec un minimum de forces de freinage. Lorsque la foulée est attaquée par le talon, les chocs encaissés par le corps sont énormes car il n’y a aucune structure capable de les encaisser dans cette zone. Alors que l’attaque par le milieu ou l’avant-pied est amortie par une surface bien plus importante et très élastique, l’aponévrose plantaire.

On tente de vous convaincre ?

Pour vous en convaincre, sautez donc sur place, à pieds joints, pieds nus. Une fois naturellement, puis une autre fois en cherchant à atterrir sur les talons. Vous verrez, c’est édifiant ! Une chaussure à drop important contredira forcément votre course naturelle. Quant une chaussure à drop faible, on va dire sous les 4 mm., elle n’impactera pas votre foulée initiale. Rien d’objectif, je ne suis pas podologue et encore moins posturologue mais l’idée c’est encore une fois de vous protéger et que le plaisir puisse durer encore bien des années…

 

Comment diversifier ses allures de manière ludique

Peu importe votre allure de croisière, 9, 10, 11, 12 ou plus vite encore en km/h. Cela fait déjà quelques mois, voire quelques années que vous avez commencé à courir et vous ne progressez plus. Peut-être même que la monotonie et la lassitude ont fait leur apparition. Mais aviez-vous déjà pensé à diversifier les allures ?

(suite…)

Running à jeun : Comment l’apprivoiser

Rien de plus commun que de pratiquer son sport de bon matin.
En semaine ou le weekend  plusieurs raisons peuvent s’y prêter : travail, famille, patrie… Ah non pardon, je m’égare pour le dernier ! Ou tout simplement pour le plaisir car le footing au pied lever promet un pic d’endorphines en vue de mener au mieux les péripéties de sa journée !  (suite…)

Avez-vous déjà entendu parler de « posturologie » ?

Vous lisez régulièrement running4all, impossible que vous ayez manqué le papier sur l’hypnose et le portrait sur Steve COMPAGNON. Des techniques pour optimiser la récupération et le bien-être en parallèle de la course à pied, il en existe des wagons mais aujourd’hui, nous voulions vous faire découvrir une méthode qui permettrait de vous éviter bien des problèmes dont les blessures et de tirer plein profit de votre potentiel.

– A lire : L’hypnose et le running

Par Jean-François Tatard 

La posturo

Peut-être avez-vous déjà entendu parler de « posturologie » ? Le terme est néanmoins assez galvaudé. J’ai ainsi profité d’un problème personnel de fond pour aller chercher des éclaircissements sur le sujet auprès d’un expert. Pour Baptiste, la posturologie se définit comme la « Fonction physiologique qui permet, par la mise en œuvre des différentes boucles de régulation, le maintien de la posture en dépit des diverses circonstances qui tendent à le perturber ».

Qui est Baptiste ?


Baptiste est un athlète de 36ans de haut niveau spécialiste des lancés (poids, javelot, disque et surtout marteau). Baptiste est aussi un coach international de la FFA (Fédération Française d’Athlétisme) qui a fait de la posturologie son expertise depuis quelques années. Bon nombre d’athlètes viennent chercher ses compétences pour améliorer leurs propres performances. Pas seulement des « lanceurs ». Parmi ses clients, à la recherche du geste parfait, certains figurent parmi l’élite de leur sport dont Jennifer BATU, une de nos meilleures chances de médailles au lancé de marteau, Loic NAPRIX, un espoir du sprint français ou encore Aurélien QUINION, l’un des meilleurs marcheurs français. 

Définition des systèmes sensoriels

Quand vous demandez à Baptiste qui est concerné par une étude posturale, il s’étonne que dans une discipline comme la course à pied où le geste est autant répété, que personne ne s’intéresse réellement à la position des différents segments corporels au moment de la course. Pourtant plusieurs systèmes sensoriels sont impliqués dans la régulation de sa posture.

Quels systèmes impliqués ?


Le saviez-vous ? Plusieurs systèmes sensoriels sont donc impliqués :

  • l’appareil visuel
  • l’oreille interne
  • l’appareil cutané et la sole plantaire notamment car c’est elle qui est en premier en contact avec le sol
  • les articulations
  • Les muscles
  • les viscères

Comment cela fonctionne ?

Par neurotransmission, ces différents systèmes sensoriels envoient l’information au cerveau en continue. Même mieux, les systèmes par réflexe et également par les bénéfices de l’entraînement réduisent le temps de réactions, même anticipent. Par voie de conséquence, cela va permettre de maintenir une stabilité en toute situation sauf qu’à un moment donné il peut arriver que l’information soit erronée. 

Information erronée & déséquilibré

De prime abord, la posture s’adapte et s’adopte par réflexe de façon automatique et inconsciente. Néanmoins, il arrive très souvent chez nous runners que l’information de départ soit erronée. Pour des raisons simples la plupart du temps, nous ne sommes pas conseillés ni corrigés, on évolue sans coach, on s’improvise dans cette discipline, on prend de mauvaises habitudes, on adopte les mauvais gestes.
On se dit que pour courir il suffit de mettre un pied devant l’autre et si possible le plus loin et le plus vite possible. Si c’était si simple, tout le monde s’appellerait Gebre… C’est un peu comme ceux qui plient le dos pour faire leurs lacets alors qu’il conviendrait de plier les genoux.
Et que tout ce qu’ils ramassent d’autre par terre se fait sans se baisser. Ainsi, si un ou plusieurs systèmes sensoriels est dysfonctionnel, une information erronée sera donnée aux muscles régulant la posture et il y aura une perturbation de l’équilibre. 

Commençons par un examen 


Il n’aime pas le définir ainsi car il fait toujours très attention à la valeur des mots. Ce que j’en retiens et de ma vision : le travail de Baptiste est comparable à celui d’un praticien. De la même façon qu’un professionnel de santé commence par un diagnostic, avant de soigner les conséquences, dans sa démarche Baptiste va s’intéresser à déterminer les causes.
En déterminant ainsi les causes du problème, cela va permettre à Baptiste de mieux comprendre et d’adapter une proposition qui vise à traiter le problème de fond par une prise en charge totale. Vous venez avec des conséquences sans en connaître les causes. Vous repartez avec des causes et une carte de route qui va justement permettre de traiter les causes. 

Examen global

Si on peut le définir ainsi, son « examen » est global. D’ailleurs, la femme qui partage sa vie est l’une des médecins de la FFA. Je ne suis pas certain qu’elle valide le fait que j’associe aussi systématiquement mon vocabulaire qui caractérise Baptiste à la pratique médicale. Mais si vous verriez la complexité du « diagnostic » (encore du vocabulaire médical, tiens, je vais me faire taper sur les doigts…), vous comprendriez mieux le niveau d’expertise qu’exige cette « discipline ». Sa compétence lui permet de vous orienter vers les bonnes disciplines si leur « entrée d’équilibre » est fonctionnelle.

Quand le « consulter » ?


Ne faites pas comme moi l’erreur d’attendre que l’ensemble de la « mécanique » soit complètement détraquée pour aller sonner à la porte d’un Baptiste. Dans la pratique de la course à pied, c’est la chronicité de la gène ou de la douleur qui doit attirer votre attention. Il est évident qu’un traumatisme ne sera pas un motif de consultation en posturo.
En revanche, si le traumatisme se répète régulièrement, c’est une sacrée indication. Vous avez là un réel « message d’erreur ». Qu’est-ce qui peut bien perturber cet équilibre ? Vous n’allez pas vous gaver d’anti-inflammatoires toute votre vie à chaque fois que ce même tendon d’Achille est enflammé !!! Allez chercher la cause auprès du posturo !!! 

Les différents messages d’erreur 

Si les capteurs donnent des messages d’erreur qui perturbent votre équilibre, intéressez-vous à savoir lesquels sont-ils ? Ainsi, les douleurs ou les perturbations mécaniques peuvent être tout aussi variées qu’anciennes et récurrentes. On y retrouve :

  • les tendinopathies (Achille, TFL, tendon rotulien)
  • les douleurs ligamentaires ou articulaires (pied, genou, bassin, rachis)
  • Les névralgies (faciale, cervicale, intercostale, sciatique, cruralgie)

Traitements & réinformation


Dans son « traitement Baptiste se souciera avant tout d’une décompensation. Je m’explique : Baptiste doit donc ré-informer correctement les capteurs par ses propres moyens. Et ainsi, donner une nouvelle posture aux différents segments corporels concernés. LA BONNE POSTURE. Celle qui permettra de résoudre durablement le problème. 
Concrètement…
Le médecin est souvent là pour traiter les conséquences et s’il est très bon : vous orienter vers le spécialiste qui traitera la cause ou accompagnera le problème pour que cela aille mieux. Disons que dans le meilleur des cas, le médecin est le coordinateur. Le chef de chantier. Ainsi, vous prescrira t’il peut-être des séances de kiné qui auront un rôle d’accompagnement notamment sur l’aspect proprioceptif.
Et si cela ne suffit pas, l’orientation du podologue permettra de réaliser des semelles sur mesures qui apporteront une correction. Dans le schéma médical, l’ostéo, le dentiste, le chirurgien, le sophrologue, et chacun des autres spécialistes possibles peuvent aider. Mais le posturo est de tous celui qui remonte au plus proche de la « porte d’entrée ».

Capitaliser sur vos forces…

De toutes évidences, les génies lisent peu. Ce qui les caractérise c’est surtout qu’ils pratiquent beaucoup et qu’ils se font d’eux-mêmes. Baptiste aime ainsi dire qu’il fuit les protocoles. Il part du principe que chaque individu est différent et qu’il nécessite une prise en charge strictement individuelle. En fonction de chacun, il adoptera une disposition intimement différente qui prendra plus ou moins de temps.
Si nous nous accordons à dire que « la perfection n’est que la répétition d’un geste », alors dans un second temps, lorsqu’il s’agira de passer à l’action : le rôle de Baptiste sera celui du coach. Il va passer du temps avec vous (merci à Skype et à la vidéo communication en live). Il va gommer vos faiblesses.
Capitaliser sur vos forces. Investir sur un équilibre de force et de souplesse sur l’ensemble des groupes musculaires, ligamentaires, tendineux et osseux qui constituent ce formidable outil qu’est votre corps. Il va ainsi harmoniser l’ensemble par un subtil équilibre qui fait que vous optimiserez l’efficacité de ce que vous recherchez à réaliser et surtout de pouvoir encore longtemps durer sans vous blesser…
6 mois de prise en charge à raison d’une à deux fois par semaine me semble un minimum pour obtenir un résultat concret et visible. 

Pourquoi notre méconnaissance ?

Si la posturologie n’est pas aussi souvent envisagée dans l’accompagnement qu’elle le mérite, c’est pour au moins 3 raisons :

  • La première c’est le temps. Si nous avons 3 heures à consacrer par semaine à notre passion, on se dit que travailler une heure sur la posturologie sera du temps de perdu. Pourtant, ce sont des kilomètres cachés. Cette heure que vous consacrerez à trouver la bonne posture est d’une part caloriphage (si c’est ça que vous cherchez) car vous passerez du temps à travailler avec votre corps.
  • Mais d’autre part, c’est un investissement. Le meilleur taux de tous les comptes épargne. Efficacité optimisée, blessure évitée et durabilité  assurée.
  • Le domaine est peu médiatisé. Le fait que la pratique soit très individualisée et qu’elle s’apparente à du sur mesure ne permet pas une communication aussi générique qu’une méthode universelle. 
  • C’est nous le problème. On a peur de ce qu’on ne connaît pas. On a peur du changement. On préfère traiter des symptômes que d’aller chercher les causes.
  • En règle générale, On se réfugie trop facilement sur un traitement symptomatique. Pourtant, l’amélioration dans ce cas est au mieux provisoire. Fort à parier qu’il ne faudra pas attendre très longtemps pour que le (même) problème resurgisse.
  • Et je rajouterai, peut-être une quatrième raison : le prix ! Comptez entre 15 et 60€ / heure ! Sachant qu’il vous faudra au minimum une prise en charge sur 6 mois à raison d’une ou deux par semaine. 

Conclusion 
Concrètement, avoir un problème de posture ne signifie pas avoir une jambe plus courte ou un bassin en vrille. Le mystérieux homme parfait de Léonard de Vinci n’existe pas, à part chez Man Power. Nous sommes tous asymétriques. Même Kipchoge qui court le marathon en à peine plus de 2 heures, évolue avec des inégalités.
Vous vivrez et vous composerez avec ce que vos parents vous ont légués de patrimoines physique et physiologique. Néanmoins, de toutes les thérapies que nous vous avons fait partager sur running4all, la posturologie de Baptiste Lacourt est la seule qui passe par la porte d’entrée.
Et c’est surtout la seule à travailler de façon subjective sur l’optimisation de votre propre posture personnelle. Et quand je vois le nombre d’inexactitudes et d’inappropriations dans la foulée des coureurs, je me dis que ce domaine encore peu exploré demande à être bien plus connu… Alors Baptiste, si tu pouvais venir faire un tour chez les runners pour nous aider à mieux profiter de notre activité préférée…

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