Test des Saucony Triumph ISO

Depuis que je pratique la course, j’ai eu la chance de chausser un paquet de runnings de la marque américaine Saucony. Mais systématiquement, des modèles dynamiques et légers, typés performance. Ainsi avec la Saucony Triumph ISO c’est la première fois que je teste un modèle plus confort.
Par Jean-François Tatard* – Photos : DR

Il faut remonter en 1898 pour voir naître la première usine de l’entreprise. L’histoire se passe à Kutztown en Pennsylvanie sur les hauteurs des rives du Saucony Creek du nom du ruisseau le long duquel s’installa la firme. Mais c’est seulement 100 ans plus tard en 1998, que Saucony devint Saucony. Jusque là, la marque phare de Hyde s’appelait Hyde Athletic Industries.

LE LOGO ?

Vous voyez le logo ? Vous vous demandez encore ce qu’il représente ? Le logo de la marque Saucony représente le courant du ruisseau le Saucony Creek et les rochers couchés dans son lit. Fallait y penser. C’est à partir des années 2015 que la marque se distingue sur la culture streetwear. Auparavant connue pour réaliser des baskets d’exception, Saucony se détache de son image de l’époque et se converti fréquemment aux influences des grandes enseignes comme Nike, Adidas ou New Balance. Les chaussures d’athlétisme sont lointaines et laissent place, aujourd’hui, à de nouvelles sneakers très proches des modèles les plus urbains.

MAIS REVENONS À NOS MOUTONS !

La Saucony Triumph Iso 4 est un modèle réalisé pour les coureurs à pied à foulée universelle. Ce modèle est destiné aux coureurs confirmés voulant bénéficier d’un amorti et d’une semelle très très confortable pour s’aligner sur des longues distances ou des entraînements sans intensités. Désormais, cette nouvelle version de la Triumph dispose d’une semelle full Everun afin de vous assurer un excellent confort durant vos séances.

LE CHAUSSANT

Son chaussant Isofit a été repensé pour offrir encore plus d’extensibilité. Ce système vous offre un ajustement dynamique qui s’adapte à votre foulée. Quant à son mesh, il a été élaboré pour vous donner entière satisfaction dès l’instant où vous les enfilerez.

LA SEMELLE

Sa semelle extérieure Triflex vous garantit un meilleur déroulé du pied, et une foulée plus naturelle. En caoutchouc, cette semelle vous assure une bonne adhérence, une bonne répartition, ainsi qu’une bonne absorption des chocs. Enfin, la semelle extérieure en TRI-FLEX offre un contact au sol plus important et une flexibilité optimale avec un drop de 8 mm.

L’AMORTI

La zone d’amorti est en EVERUN sous le talon. Cela est pour garantir un retour d’énergie maximal lors de l’impact au niveau du talon. La Topsole en EVERUN permet un meilleur retour d’énergie et un amorti continu tout au long de la course.

LE MAINTIEN

La nouvelle technologie de mesh a été renforcée pour assurer un maintien léger et dynamique. Quant à l’ISOFIT, il s’agit d’un système d’ajustement dynamique qui s’adapte aussi rapidement que la chaussure enfilée à la forme et au mouvement du pied du coureur.

TESTONS !

En les chaussant je m’attendais à avoir un chausson qui entoure tout de suite l’intégralité de mon pied. Or l’avant de cette chaussure est trop large à mon pied. Cela biaise mes sensations dans l’immédiat. Mais nous y reviendrons ! Une fois les premières foulées envoyées, j’apprécie tout de suite le dynamisme qui rendrait presque cette paire légère. Et pourtant, elles affichent 370 g dans mon 42,5 sur la balance. C’est quand même très lourd. Je n’y suis pas du tout habitué. Rares sont les chaussures de running qui dépassent les 320 g dans mon armoire. Pardon ! Dans MES armoires (Rire, mais plus de 100 paires usagées à renvoyer au Kenya pour l’assoc de Nath’ FAVREAU)… Finalement, j’oublie assez vite le poids et leur look « gros sabots ». Quant à ce footshape aussi large que le pied d’un canard et qui me rappelle le concept d’Altra, la technologie isofit rattrape aussi le coup et permet ainsi au chausson de se mettre au plus près du pied. Cet espace large peut peut-être même devenir un avantage lorsque les pieds gonfleront avec la durée de l’effort ou de l’épreuve sur laquelle on s’aventure Triumph ISO 4 aux pieds. Enfin, je les trouve plus dynamiques que je ne le pensais. Je me suis même offert des séries de 1000 à plus de 18km/h avec. Il est certain que je ne me serais jamais dirigé vers ce modèle si Saucony ne m’avait pas offert l’opportunité de les chausser. Mais aussi parce que je ne suis probablement pas dans la cible du produit.

MAIS ALORS POUR QUI ?

Cette chaussure à la foulée universelle et au chausson polyvalent se destine à tous les coureurs qui souhaitent avoir du confort. Des coureurs qui privilégieront le bien-être à la performance. 

CONCLUSION

Pour conclure, les Tiumph ISO 4 seront parfaites pour les débutants, les personnes en reprise de la course à pied ou post blessure. Finalement, je les trouve plutôt rassurantes. Vous connaissez la typologie SONCAS en vente ? Et bien disons que dans SONCAS, ce serait une plus une chaussure typée : sécurité / confort. Dans mon cas, j’ai déjà fait 200 bornes avec et je les finirai à l’entraînement. L’obsolescence me semble beaucoup moins vite programmée que sa petite Soeur la Kinvara qui ne m’a parfois pas duré plus d’un mois. Cette fois, d’après ce que je comprends d’elles, elles me feront entre 800 et 1000 km. En tous les cas, pour tous les runners qui cherchent l’« ULTRA CONFORT » : vous trouverez ici soulier à votre pied !

SAUCONY TRIUMPH ISO 4
Les +

  • Semelle EVERUN
  • Amorti, Confort, Retour d’énergie
  • Maintien du pied
  • Système ISOFIT pour une bonne adaptation aux mouvements du pied
  • Ventilantion et aération du chaussant
  • Bonne adhèrence et bonne traction de la semelle extérieure

Les –

  • La semelle de propreté un peu basique
  • Le lacet (peut-être pas assez robuste dans le temps)
  • Les encoches de lacets (à voir la robustesse dans le temps)

Prix public : 170€

*Jean-François Tatard
Plus de 100 victoires dans des compétitions départementales, régionales et nationales
– 2h34’ au marathon
– 3ème du 100kms de Millau 2014
– 6ème de l’ECOTRAIL 2013
– 5ème des Championnats de France du 100kms 2013
– 2ème français au marathon de Florence 2012 et au semi-marathon de Barcelone 2013
– 3ème du championnat de France de semi marathon par équipe 2011

Test du système ShoeFinder et des chaussures Brooks Ghost 11

BROOKS GHOST 11
Les + : Confort grâce au système ShoeFinder, limitation des risques de blessures
Les – : Poids, drop élevé
Amortis BioMoGo DNA et DNA LOFT, rainures Omega Flex Grooves, tige en mailles techniques. Pointures : du 35,5 au 49,5, trois largeurs, dix couleurs.
  • Usage : Entraînement/Compétition
  • Surface : Route
  • Poids de la chaussure : 260 g en taille 40
  • Drop : 12 mm

Prix public : 140 €

Pour un coureur occasionnel, le choix d’une paire de chaussures peut s’avérer extrêmement compliqué. Brooks propose un système inédit avec un questionnaire en ligne qui vous oriente vers le modèle à adopter en fonction de votre pratique et de votre foulée. Celui-ci m’a dirigé vers la Ghost 11. Voyons ce que cela donne sur le terrain après plusieurs semaines de test.
Par Guillaume Judas – Photos : DR
Je suis un coureur occasionnel depuis de nombreuses années. Plus exactement, je suis un athlète dans une autre discipline que la course à pied, mais je cours en général tous les ans d’octobre à mars pour diversifier mon activité, et compléter ma préparation physique générale. Je ne me suis jamais vraiment intéressé aux technologies mises en avant par les fabricants de chaussures, parce que, vues avec un peu de recul, beaucoup d’entre elles ressemblent uniquement à des arguments purement marketing. Voyez les sites Internet des principales marques du marché, et essayez d’y trouver le moindre conseil pour choisir le modèle vraiment adapté à votre pratique… Bon courage ! Il reste bien sûr le conseil en magasin, mais là encore parmi la multitude de chaussures proposées, le vendeur ne peut-il pas être tenté de vous orienter en priorité vers ce qu’il a en stock ? J’en garde un mauvais souvenir il y a quelques années, avec une conseillère dans un magasin spécialisé qui m’a vendu une paire de chaussures – déjà des Brooks – me blessant sévèrement pendant plusieurs semaines. Que faisons-nous donc, pour la plupart d’entre nous ? Une fois qu’on a trouvé un modèle qui semble convenir – souvent par hasard – on le pousse à bout avant de le remplacer si possible par les mêmes chaussures. Quand c’est possible, car les fabricants renouvellent régulièrement leur offre, distillant parfois des modifications qui ne conviennent plus. Bref, pour moi, choisir une paire de chaussures pour courir en évitant les blessures est un vrai casse-tête.

Le ShoeFinder

À ma connaissance, Brooks est la seule marque à proposer un questionnaire en ligne pour vous aider à choisir le modèle adapté. Ce système existe déjà plus ou moins sérieusement avec les selles de vélo. Apprécions donc l’initiative dans le domaine du running, d’autant plus que la gamme Brooks ne se montre pas pléthorique, avec seulement 22 modèles différents destinés à la course sur route, pour hommes et femmes confondus. Un gage de sérieux selon moi, car j’ai du mal à croire qu’il existe tant d’arguments techniques qui pourraient justifier plus de modèles. Les prix de tous les modèles Brooks sont dans la moyenne du marché, et semblent se justifier par des technologies différentes mais que l’on peut aisément comprendre. Enfin, le look des Brooks en général est plutôt sans fioriture. Si chaque modèle est proposé en différentes couleurs, on reste quand même sur une approche très ciblée sur la spécificité de la discipline. Voilà qui a plutôt tendance à m’inspirer confiance. Donc sans présager du modèle qui va m’être proposé, je décide de suivre les étapes du ShoeFinder une par une.
Je commence par sélectionner mon sexe et le type de surface.
Ensuite je sélectionne la manière dont se positionnent mes pieds en marchant (Jusque là, rien que de plus normal !).
Puis on me demande de choisir ma jambe d’appui, et d’en définir la stabilité lorsque je me maintiens en équilibre sur cette jambe. Il n’est d’abord pas évident de connaître sa jambe d’appui (je parie pour la droite), et d’ensuite d’évaluer ce que sont peu ou beaucoup de mouvements. Mais là encore, j’estime que je tiens à peu près droit en équilibre sur la jambe droite.
L’étape suivante consiste à évaluer les mouvements naturels des genoux lorsque je m’accroupis. Ici, l’évaluation me parait plus facile. Ils restent dans l’axe et la pression sur ma main n’est pas modifiée.
Ensuite, il s’agit de déterminer ma souplesse articulaire. Là encore, déterminer un angle en suivant la figure n’est pas évident. Mais je sais que je suis hyperlaxe (mon ostéo me le répète suffisamment souvent). Donc aucune hésitation de mon côté.
Pour la question suivante, il faut bien sûr faire la différence entre des courbatures et des douleurs plus sournoises. Et désolé pour ma passion naissante pour le running, mais courir ça fait mal, de mon point de vue en tout cas. Je mets toujours beaucoup de temps quand je reprends à évacuer les petites douleurs articulaires (chevilles, genoux, parfois hanches…) et même une fois que je suis entrainé, je flirte toujours un peu avec la limite. Un point sensible chez moi donc, mais que je ne ressens pas dans mon autre sport de prédilection.
Réponse délicate encore une fois me concernant pour la question suivante. Il y a six mois, je ne courais pas, mais je faisais quand même mes 15 à 18 heures de sport chaque semaine. Disons que lors de ma période où je cours en complément du reste, ma pratique du running se situe autour de 25 km par semaine. Je tente cette réponse.
Je commence toujours sagement, mais après une dizaine de footings j’accélère un peu la cadence et j’entame ensuite un cycle de fractionnés, pour travailler ma condition physique. Mais je n’envisage pas de participer à une compétition. Cette réponse me semble donc la plus logique. J’aurais quand même préféré qu’on m’interroge sur mon poids et la vitesse à laquelle je cours en règle générale, voire ma VMA…
Pour finir, on me parle “sensations”. Bon, le terme est parfois difficile à définir. Je pense d’abord à mes douleurs, donc je focalise sur le côté soft d’une paire de chaussures.
À ce stade, je ne sais pas encore si le modèle proposé est le bon choix, mais au moins j’obtiens pour la première fois UNE réponse, un modèle qui semble a priori adapté à ma pratique. Il ne me reste plus qu’à tester.

À l’épreuve du bitume

Les Ghost 11 semblent un peu plus lourdes à porter qu’elles ne pèsent en réalité. Mais j’y reviendrai. Je note d’emblée une finition en dehors de tout reproche. Pas de coutures internes (sauf au niveau de l’extrémité de la languette mais celle-ci est très soft au toucher), un rembourrage au talon qui épouse parfaitement les contours du talon d’Achille, des lacets plats maintenus par deux encoches sur la languette pour que le tout reste bien en place, et aucune trace de colle ou autre qui pourrait laisser craindre un délitement prématuré de la chaussure. C’est propre et bien fichu. 
J’ai le pied très fin, mais pourtant je ne ressens pas le besoin de resserrer la chaussure. Le maintien latéral est très bon, aussi bien au niveau du cou de pied qu’au niveau du talon ou de l’avant pied, avec juste ce qu’il faut de souplesse à ce niveau-là pour se sentir à l’aise mais sans chercher ses appuis dans la chaussure. Le serrage des lacets ne nécessite même pas de double noeud, et quelle que soit la distance je n’ai jamais ressenti le moindre point de pression au serrage.
Les premières sensations montrent un amorti un peu ferme, mais bien présent tout de même. Je suis frappé par la hauteur du drop (12 mm), qui me donne une foulée un peu lourde. Mes chaussures précédentes avaient un drop de 8 mm, et étaient bien plus légères. Sans doute une raison de cette sensation de “lourdeur” avec les Ghost. Autre sentiment un peu diffus : la chaleur ! J’ai l’impression d’avoir plutôt chaud aux pieds avec les Ghost 11. Pas vraiment gênant, mais c’est assez inhabituel. Ce qui est certain en revanche, c’est que le maintien global associé à l’intérieur sans couture ne me procure aucun échauffement, aucun point sensible qui pourrait m’amener à connaitre des ampoules même sur des sorties de plus d’une heure.
Je n’aime pas particulièrement les chemins tracés au revêtement inégal (mais articulations n’aiment pas, pour être plus précis), mais il ne fait pas de doute en regardant les motifs de la semelle que les Ghost peuvent s’y aventurer. Sur des chemins en terre battue, l’accroche est en tout cas de très bon niveau, avec peu de différence de motricité par rapport à une pratique uniquement sur la route.
Restent enfin les questions du confort et du dynamisme. Pour le confort – et c’est ce qui intéresse sûrement la plupart des lecteurs de Running4all – c’est très positif. Si je n’ai pas pu totalement éviter mes inévitables douleurs articulaires (et surtout aux chevilles) au moment de ma reprise de la course à pied, ce qui a été très nettement amélioré ce sont les courbatures musculaires. À un tel point que pour la première fois de ma petite carrière de coureur, j’ai pu courir deux jours de suite, comme par exemple les deux premiers jours. Alors, j’ai certes commencé tranquille, en augmentant simplement la distance d’un kilomètre par sortie. Mais après avoir enfin atteint les 12 km sur une séance en endurance pure, je confirme mes premières impressions : bien que pas spécialement molles à la foulée, les Ghost 11 amortissent très bien les chocs sur le bitume, au point de limiter le nombre et l’intensité des courbatures. Question dynamisme par contre, je suis plus partagé. Je ressens toujours un peu cette sensation de lourdeur de la foulée, ce léger manque d’entrain à la relance, ce petit manque d’effet rebond que j’attends d’une paire de chaussures quand je suis lancé dans mes footings à l’allure “vite-fait/bien-fait”. Un peu comme si le drop un peu élevé perturbait mon désir d’allonge. 

Un système en devenir

Pour conclure, je ne suis pas complètement convaincu que les Ghost 11 soient les chaussures les plus adaptées à ma pratique un peu particulière. Avec 3 km/h de vitesse moyenne de différence entre octobre et novembre/décembre. Ou du moins le sont-elles parfaitement au moment de la reprise, mais il manque un petit quelque chose quand je commence à accélérer l’allure. Elles sont très confortables et préservent ma musculature des courbatures, ça c’est indéniable. Le ShoeFinder de Brooks est un concept unique dans le domaine de la course à pied, et sûrement très intéressant pour ceux qui ont une pratique régulière tout au long de l’année. Voilà un concept qui devrait être adopté par toutes les marques, cela me semble évident tant il présente un intérêt. Pour ma part, je m’en vais de ce pas relancer le test, mais avec mes besoins du moment. Modifier mes réponses aux deux dernières questions devraient suffire pour changer de modèle sans toutefois révolutionner l’adaptation à ma foulée.

Test des On-Running Cloudace

La marque suisse On-Running propose avec les Cloudace des chaussures très haut de gamme. 
Par Jean-François Tatard – Photos : DR

En éliminant le Pérou, la France a beau avoir verrouillé sa qualification pour la Coupe du monde de Foot, ma première journée de cet été 2018 ne se passe pourtant pas aussi bien que je l’espérais. À cause des grèves, je viens de louper l’avion qui me ramenait à Paris. Et je vais surtout manquer l’invitation de la marque OnRunning pour le lancement de la Cloudace. Tant pis, j’improvise…

Qui est On-Running ?

On, c’est l’histoire suisse d’Olivier Bernhard, David Allemann et Caspar Coppetti, trois potes passionnés de course à pied. Le premier cité, ancien athlète de haut niveau, triple champion du monde de biathlon et multiple vainqueur d’Ironman, a l’idée lorsqu’il se retire de la compétition de concevoir une chaussure de running qui procure un ressenti optimal. Il se rapproche alors d’un ingénieur suisse qui envisage justement aussi de développer un nouveau concept de chaussures de running. De cette association idéale mêlant expérience de course et expertise en ingénierie naît un grand nombre de prototypes. Le tout guidé par une seule et même ligne directrice : « permettre des réceptions en douceur à chaque foulée et des propulsions fermes pour repartir ». C’est ce concept unique qui a séduit Caspar Coppetti et David Allemann et qui les a motivé à rejoindre l’aventure en 2010. Rapidement, les trois associés fondent la société On à Zurich.

Le fruit de la réflexion

Le fruit de leur réflexion permet d’établir une approche à la fois intéressante physiologiquement et aussi, évidemment, d’un point de vue marketing, que l’un des boss, Olivier Bernhard, nous expose : « Ne pas faire de vagues, suivre les règles du jeu, marcher dans les pas de ces prédécesseurs, se fondre dans la masse… Toutes ces notions ont conduit à faire fausse route en matière de technologie de chaussures pour la course à pied. Après plus d’un demi-siècle de recherches et d’idées reçues sur la course, aucune avancée n’a significativement eu d’impact sur la réduction des blessures liée à la course à pied. »

La bonne surprise

Il ne faudra pas attendre plus tard que le 22 juin pour me réconcilier avec l’été. Je rentre du travail, j’ouvre ma boîte aux lettres et je découvre un colis qui vient de Suisse. Je le déballe et j’y trouve la chaussure que je devais essayer la veille. Pas rancunier chez On. Ils ne m’en ont même pas voulu d’avoir manqué leur lancement interplanétaire. C’était pourtant un sacré coup Marketing que j’ai loupé. Une course en relais de fuseau horaire en fuseau horaire jusqu’à faire le Tour du monde avec la nouvelle Cloudace.

La On Cloudace 

Ma première critique est forcément d’ordre esthétique. Et là, c’est quand-même très singulier. D’ailleurs, avec honnêteté, jamais je ne les aurais achetées si la marque ne m’avait offert l’opportunité de les essayer. Ainsi, même si à première vue, avec un drop de 7 millimètres, elles me semblent lourdes et qu’a priori elles ne correspondent donc pas à un modèle typé performance, je les trouve finalement assez jolies.

Bien que j’aurais choisi une autre couleur que vert kaki si on m’avait laissé la possibilité. Aussi, avant de les enfiler, je ne perds pas de temps, je les pose sur la balance, qui affiche 302 grammes dans mon 42,5. Voilà qui correspond normalement à un modèle d’entraînement. Et enfin, quand on la tourne un peu dans tous les sens pour en vérifier tous ses aspects et qu’on s’attarde un peu sur la finition : c’est tout simplement de la haute couture. Jusqu’au moindre détail, la finition est impressionnante. Je ne connais pas encore le prix mais là, clairement, c’est du très haut-de-gamme ! Aucune couture apparente. Les sorties de lacet serties du logo de la marque en aluminium. Et le petit drapeau sur la chaussure droite qui nous rappelle le Swiss Engineering.

Sur le plan technique

Qu’est-ce qui rend la Cloudace si différente ? On se concentre sur la « bonne » façon de poser son pied à chaque foulée et sur ce qui permet de se propulser au mieux pour enchaîner le bond suivant : « L’idée est aussi de permettre à chacun de courir à sa façon le plus naturellement possible. Chacun a son style qui découle d’une gestuelle bien individuelle, d’où des mouvements complexes. Ce que chacun pense être bon pour lui l’est généralement en réalité ». Voilà comment l’idée révolutionnaire de On s’est transformée en une nouvelle chaussure de running qui épate. Le système CloudTec® littéralement traduit Nuages technologie combine des éléments tridimensionnels avec des plots tubulaires en caoutchouc hautement flexibles qui constituent la semelle de la Cloudace.

Première séance

Le café est dans la tasse. Les cafés nettoient leurs glaces. Il est 5h00, Paris s’éveille. Et mes Cloudace ? Pareil ! Une fois aux pieds, il ne me faut pas plus de 10 mètres pour me rendre compte du confortElles amortissent vraiment et sont surtout ultra stables. Mon premier test confirme ma première impression visuelle…

Un amorti sans compromis

Une sensation d’amorti ultime qui ne me ralentit pas. La semelle de la Cloudace procure une sensation de course régulière comme rarement je l’ai ressenti. J’ai aussi découvert une protection et un confort extrêmes au niveau du talon grâce aux Zero-Gravity Clouds tout en profitant d’une poussée dynamique grâce à la zone d’atterrissage en caoutchouc à l’avant-pied.

Des talons définitivement high-tech

Ultra moelleuse, confortable, encadrante. La section du talon de la Cloudace offre un grand nombre d’avantages. Un renfort au talon qui garantit une foulée stable tandis que des coussinets de talon finement modelés maintiennent confortablement mes pieds dans la position parfaite.

Respirantes

Aussi j’ai découvert une ventilation ultime sans compromis sur les performances ou le soutien. Le tissu mesh sandwich sublimement développé par la marque laisse mes pieds respirer et m’apporte un soutien là où j’ai ai le plus besoin.

À qui s’adresse ce modèle ?

Pour moi ce modèle est destiné aux coureurs à foulée neutre, dont le pied déroule bien dans l’axe ou à la rigueur sur l’extérieur mais surtout qui ne s’affaisse pas sur l’intérieur. Elles s’adressent aux coureurs de poids moyen et/ou lourd. Moi qui suis assez « léger » (66 kilos) par exemple, je dirais que j’en ferai une utilisation soutenue comme dans le cadre d’une préparation marathon, ou en phase de reprise post blessure pour me préserver au maximum des chocs.

Quels types d’utilisation ?

La Cloudace est avant tout une chaussure d’entraînement à mon sens. Elle est destinée aux sorties longues ou de récup sur route ou chemin pour les coureurs lourds. Ses caractéristiques de dynamisme permettent de l’utiliser également sur des entraînements de seuil sans trop perdre au niveau des sensations mais aussi sur des séances de VMA courtes et longues en phase de reprise par exemple.

Footings et Sorties Longues Fractionnés
(Seuil – VMA)
Compétitions
(10km au marathon)
Poids Légers
(-70kg)
++ + +
Poids Moyens
(70kg à 85kg)
+++ ++ ++
Poids Lourds
(+85kg)
+++ +++ +++

(+: Peu adapté – ++ : Adapté – +++ : Très adapté)

ON-RUNNING CLOUDACE
Les + : solidité, dynamisme, stabilité, flexibilité, confort, polyvalence
Les – : prix, poids

  • Tailles : du 36 au 49 pour hommes ou femmes
    • Drop de 7 mm
    • Empeigne sans couture

Prix public : 199,95 €

Test des New Balance 1080 V7 Fresh Foam

Polyvalentes avant tout, les New Balance 1080 V7 offrent amorti et soutien sur des terrains variés. Elles se révèlent idéales pour les sorties longues comme nous avons pu le constater sur le terrain.
Par Geoffrey Briant* – Photos : DR

Les New Balance 1080 Fresh Foam misent avant tout sur un amorti de très haut niveau pour les coureurs à la foulée universelle, et elles sont conçues pour routes et chemins, en apportant un excellent soutien. La semelle Fresh Foam est constituée d’alvéoles qui apportent souplesse et moelleux. Cette dernière caractéristique est aussi offerte grâce au Blown Rubber (un caoutchouc soufflé), léger et très flexible. La tige en mailles associée aux rainures de flexibilité procure une bonne respirabilité et une excellente souplesse lors du déroulé de la foulée.

Ce tissu technique protège des ampoules ou autres irritations du pied, ce qui peut arriver lorsqu’on change de modèle de chaussures ou lors des longues séances. Le poids n’est bien sûr pas la priorité pour ce type de modèle, puisque nous l’avons vérifié à 310 g en 43. Le drop de 8 mm n’est pas excessif, mais permet de ressentir juste ce qu’il faut de basculement vers l’avant. Notons la présence d’une semelle intérieure en Ortholite Premium pour un amorti supplémentaire au niveau de la voûte plantaire, un grand confort et un maintien que nous avons trouvé excellent.

Bonne accroche

L’essai s’est effectué sur 120 km cumulés, en alternance avec les chaussures habituellement utilisées, et essentiellement sur des séances en endurance de 5 à 20 km, et des exercices au seuil (jusqu’à 3’30/km). La structure de la chaussure façon chausson sans coutures les rend très agréables à porter. Elles se distinguent d’emblée par le très bon amorti sur toute la surface de la chaussure, mais aussi par la très bonne accroche de la semelle sur tous types de terrains.

 


Sortir des sentiers battus ? Et pourquoi pas un peu de Trail ? Cela nous semble possible, bien qu’il faille prendre garde à l’apparente fragilité de la tige en mailles, qui pourrait souffrir du contact avec pierres ou branches. En tout cas les renforts synthétiques au niveau du talon et du médio pied procurent le soutien nécessaire en dehors d’une surface bitumée.

La foulée semble très bien guidée, et on note une bonne stabilité, qui s’avère rapidement rassurante. À l’aise jusqu’à 17/18 km/h, elles marquent le pas sur les allures supérieures ou lors des séances très spécifiques par rapport à des chaussures plus légères et plus dynamiques. Mais cela laisse de la marge pour de nombreux coureurs. Les New Balance 1080 V7 Fresh Foam semblent durables et conçues pour supporter de longues sorties, si l’on en croit les semelles extérieures peu marquées après nos quelques séances. Mais c’est bien sûr trop tôt pour en juger définitivement. Elles peuvent être adaptées à la compétition, surtout sur des distances allant du 10 km au semi-marathon voire plus, pour les coureurs qui cherchent avant tout un très bon amorti et/ou qui pèsent plus de 70-75 kg. Il y a bien sûr des modèles plus pointus pour les coureurs très expérimentés, mais les 1080 Fresh Foam disposent de nombreux atouts pour ceux qui ne courent qu’avec une seule paire de chaussures, toute l’année, sur des distances et des terrains variés.

 

NEW BALANCE 1080 V7 FRESH FOAM
Les + : polyvalence, amorti, maintien, renforts, tissu mesh et semelle qui se nettoient facilement
Les – : poids, prix
  • Chaussure pour entraînements réguliers et intensifs
  • Drop :  8mm
  • Semelle intermédiaire Fresh Foam, rainures de flexibilité sur la semelle extérieure, Blown Rubber, renfort au talon, tige en mailles, semelle Ortholite Foam.
  • Poids : 310g en taille 43
  • Coloris : bleu, noir et blanc

Prix public : 160 €
 

Contact : www.newbalance.fr 

* Principales performances de Geoffrey Briant

2h28 au Marathon de Reims 2005,1h10 au semi-marathon de Dijon 2005, 54’41” à Paris-Versailles 2005, 2h43 au Marathon de Paris 2012, 1h13 au semi-marathon de Nancy 2012, 1h13 au semi-marathon de Savigny 2012, 2h35 au Marathon de Paris 2013, 2h41 au Marathon de Paris 2014, 1h13 au semi-marathon de Chartres 2018 

 
 
 
 
 
 
 

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