Test longue durée Compex SP 6.0

Pour ceux qui ont l’habitude de lire running4all, il y a plusieurs semaines, Compex, le leader mondial de l’électrostimulation, nous avait offert l’opportunité de découvrir le SP 0.6. Une version haut de gamme de la marque. Complètement sans fil. Et aujourd’hui, l’objectif est de livrer à nos lecteurs un témoignage plus précis sur un usage à long terme de ce petit bijou.


Par Jean-François Tatard – Photos : DR

-> VOIR AUSSI : Test du Compex SP 6.0

Je ne vous referai pas l’histoire de cette sympathique société Suisse ni celle de cette technologie qui permet aux sportifs et aux kinésithérapeutes d’accompagner la récupération, de soigner, de rééduquer, de soulager mais aussi de préparer, de muscler et par voie de conséquence : d’optimiser la performance et le temps qui y est consacré.


PETIT RAPPEL


Les muscles ne font pas la différence entre la sollicitation demandée volontairement par le cerveau ou celle, artificielle, du Compex. L’appareil de cette marque se distingue d’ailleurs essentiellement grâce à sa maîtrise de l’impulsion électrique. L’impulsion est optimale ! Pourquoi ? Pour deux raisons :

1 – L’intensité électrique est de façon avérée très efficace. Elle apporte la quantité d’électricité juste nécessaire !

2 – L’intensité est confortable et n’apporte aucune quantité d’électricité excédentaire à ce qui est nécessaire.


NOMBRE de PROGRAMMES :

30 programmes sont proposés par ce petit appareil pas plus grand qu’un smartphone. Reste à choisir… Il y a cinq catégories de programmes, contenant chacun des séances spécifiques :

 

Préparation physique :

– Echauffement

– Endurance

– Résistance

– Force

– Force explosive

– Cross training

– Musculation

– Hypertrophie

– Gainage

– Capillarisation


Fitness :

– Raffermir les bras

– Tonifier les cuisses

– Sculpter les abdos

– Raffermir le ventre

– Sculpter les fessiers

 

Antidouleur – Antidouleur Tens :

– Décontracturant

– Douleur musculaire

– Douleur nuque

– Douleur dos

– Tendinite

– Jambes lourdes

– Prévention des crampes

 

Récupération / Massage :

– Récupération après entrainement

– Récupération après compétition

– Diminution des courbatures

– Massage relaxant

– Massage régénérant

 

Rééducation :

– Fonte musculaire

– Renforcement

USAGE SIMPLE & UNIVERSEL

 

La liste des programmes est donc suffisamment longue pour que normalement cela réponde à chaque besoin de manière optimale. En parallèle, l’utilisation est si simple que même si vous aviez été momifié pendant des siècles et que nous venions de vous ressusciter, vous sauriez vous adapter à l’utilisation des programmes. Vous pouvez même sélectionner vos favoris.


INTUITIF !

 

La petite télécommande qui sert d’Interface vous indique le placement des électrodes à respecter en fonction des muscles que vous souhaitez faire travailler ainsi que la durée du programme. Ensuite, il vous suffit juste d’allumer le nombre de modules nécessaires et de laisser faire l’appareil ! Le SP6.0 va vous guider dans le choix et la mesure de la bonne intensité de travail grâce aux technologies MIscan et MI-range.

 

SIMPLE & RAPIDE

 

Normalement, il n’y a pas d’excuses. C’est excessivement simple et rapide à mettre en place. Et ce n’est pas qu’un détail, lorsque vous courez après le temps et que vous fuyez la contrainte. La visibilité aussi : pendant, le programme, un petit schéma indique dans quelle phase de travail vous vous situez (échauffement, contraction, repos actif, relaxation) tout en indiquant le nombre de contractions effectuées et celles restantes. Pour les programmes de massage ou de récupération, une barre de progression s’affichera à la place.

PRATIQUE !

 

L’absence de câble est le gros plus ! En effet, entre la télécommande et les électrodes c’est vraiment agréable qu’il n’y ait rien. Cela permet d’être beaucoup moins « coincé » qu’avec les anciennes générations de Compex. L’option « pause » aussi est appréciable ! Combien j’ai eu envie de faire pipi et que j’ai été obligé de serrer les dents jusqu’a ce que le programme finisse avec mes anciens Compex.

L’autonomie de la batterie est également très appréciable. Les fabricants de smartphone feraient bien de s’en inspirer… Vous pouvez très largement partir un week-end entier juste avec les électrodes et la télécommande sans avoir besoin de recharger. La seule chose un peu casse-pieds, c’est la rapidité de l’obsolescence des électrodes. N’espérez pas beaucoup plus de 20 séances avec les mêmes électrodes.


MULTI USAGE !

 

Je ne l’ai jamais fait sérieusement. Juste pour l’expérience mais cette version sans fil permet aussi de pouvoir agir en plein mouvement. Pour vérifier, je me suis amusé à programmer une séance de force alors que je pédalais sur home-trainer ! Que celui qui veut faire évoluer l’entraînement se plonge dans le sujet ! Il y a peut-être une brèche à explorer…

UN VRAI BIJOU

 

Après bientôt deux mois d’utilisation privilégiée, j’ai du mal à accepter qu’il va falloir le rendre. Quel joli coffret ! L’écrin est vraiment somptueux. Disposée sur un meuble dans le salon, la docking station fait son effet ! Mais côté usage ?

À L’USAGE

 

Il faut que je sois honnête : je ne serai jamais un grand utilisateur de ce genre d’appareil ! Je ne remets pas en question les fonctionnalités, l’efficacité, la praticité et la simplicité d’utilisation de ce bel objet. À la limite, c’est plus son accessibilité qui me poserait souci. Presque 1000 €, je n’en ferai jamais une priorité d’investissement ! Mais c’est surtout que j’ai toujours du mal à maintenir une régularité dans l’utilisation de ce genre d’appareil. Et je sais que je ne suis pas le seul. Ça me fait penser à l’autocuiseur de ma mère dans sa cuisine. Combien de ménagères ont cassé la tirelire pour un Magimix pour qu’au final il reste à prendre la poussière ? C’est pourtant un appareil fabuleux j’imagine ?


RENDEZ-VOUS AVEC TON COMPEX ?
Pour le testing produit, j’ai fait l’effort de l’utiliser dans toutes ses déclinaisons possibles. Mais je reste persuadé que si la marque veut développer plus d’assiduité chez les utilisateurs elle doit investir dans la formation des coachs. Ce sont eux les meilleurs prescripteurs. Lorsqu’il s’agit de programmer l’entraînement, existe-t-il un moment où nous sommes plus assidus que lorsque nous avons des comptes à rendre à l’entraîneur ? Si à cette rigueur on y associe un objectif concret, quantifiable et mesurable, nous devrions pouvoir développer plus de fidélité à l’usage de ce petit appareil. Si nous faisions une enquête, qui est le plus assidu dans la durée : celui qui est inscrit dans une salle de Fitness et qui s’y rend librement quand il le souhaite ou celui qui est inscrit dans un club avec des créneaux programmés tels jours à telles heures ? Alors, comment serait-il possible de se fixer un rendez-vous avec son Compex ?
EN RÉSUMÉ 
« Un petit kiné dans la poche » : c’était ça l’argument de vente ? Rassurons la profession, ce n’est pas demain qu’un robot remplacera le métier. Néanmoins, par ses fonctionnalités proposées, le Compex SP6.0 est un bon prolongement de son travail. Parallèlement, cette version sans fil permet d’optimiser les possibilités d’usage qui pour moi restent le point le plus limitant de ce type d’appareil. On s’en lasse vite ! Au début, comme tout ce qui est nouveau, on s’en sert beaucoup. Et au fil du temps, de moins en moins jusqu’à oublier qu’il existe. D’ailleurs, une idée de développement peut-être ? Mais pourquoi ne pas s’inspirer de ce qui existe déjà avec les GPS et de créer une application mobile similaire à Strava par exemple. Une plateforme qui permettait d’enregistrer nos activités COMPEX ?

Compex SP 6.0
En préparation : 4/5
En récupération : 5/5
Facilité d’utilisation : 5/5
Rapport qualité/prix : 3/5
Les +

  • La Liberté de mouvement grâce au sans fil
  • L’écran couleur
  • Vous apprécierez la batterie longue durée, le témoin de batterie qui vous renseigne en permanence sur l’état de charge et le confort de la technologie Mi Scan + Mi Range.
  • La connexion avec le site Compexwireless

Les –

  • Le prix du dispositif
  • Le prix des électrodes
  • L’obsolescence rapide des électrodes
  • La lassitude à l’usage

Prix : 929 €
Contact : www.compexwireless.com
 

 

Running et vélo, le duo gagnant + vidéo

Depuis quelques années, il est devenu une mode que d’inciter les runners à remplacer certaines séances de course à pied par des séances de vélo. Mais la méthode est-elle réellement judicieuse ? Est-ce qu’une sortie de vélo aura le même effet que votre séance initialement prévue en courant ?
Par Jean-François Tatard – Photos : DR

Rien de mieux pour courir plus vite et plus longtemps que d’augmenter le volume d’entraînement running. Pour autant, la stratégie qui consiste à intégrer des séances sur le vélo dans le programme hebdomadaire est particulièrement conseillée et en voici les raisons…
DES SOLLICITATIONS COMPARABLES
Nombreux sont les coureurs à pied qui travaillent leur cardio sur deux roues. Nombreuses sont les possibilités : VTT, Route, Home Trainer, Spinner, Aqua Biking, etc. Ainsi, si les sollicitations musculaires qu’implique le vélo sont différentes de celles du running, l’impact positif sur le système cardiovasculaire est assez similaire. 
 
FORTIFICATION DU CŒUR 
Comme en course à pied, le vélo permet d’augmenter la résistance à la fatigue des muscles respiratoires. Comme en course à pied, le vélo contribue à rendre le cœur plus puissant. Le vélo renforce le réseau des petits vaisseaux sanguins qui irriguent les muscles des jambes. Pédaler favorise également l’amélioration de la consommation de l’oxygène par les muscles des jambes et apprend à ces derniers à davantage brûler les graisses à l’effort, en épargnant parallèlement les réserves de sucres, qui elles s’épuisent plus facilement.

MOINS TRAUMATISANT 
La bicyclette c’est l’idéal pour limiter les contraintes musculaires, articulaires et tendineuses ! Le vélo contribue à renforcer les mêmes adaptations physiologiques que favorise l’entraînement en course à pied. Il présente également l’avantage majeur d’être moins traumatisant pour l’organisme sur le plan mécanique. 
 
POURQUOI ? 
Le vélo est un sport porté. Ainsi, ménage-t-il les articulations, les muscles et les tendons. Et l’autre bénéfice, c’est qu’il permet de faire augmenter le volume d’entraînement hebdomadaire sans risque de blessure. 
QUAND ?
La pratique du vélo pour le runner c’est l’idéal lors d’une reprise après la « coupure » ou alors lors d’une préparation d’une course longue distance comme le marathon ou des extra trails.

L’ÉCOUTE DE SOI
Tous les entraîneurs de course à pied en conviendront. Le maître mot pour perdurer et progresser sans se blesser c’est de s’écouter. « L’écoute de soi » en course à pied plus qu’ailleurs est primordiale. Il n’existe pas d’autres sports où la blessure est si proche. Ainsi, est-il préférable de rester à l’écoute de soi et parfois faire l’impasse sur certaines sorties. S’il n’existe pas de réalisation de rêve sans plan, le plan d’entraînement c’est un guide. LE guide, mais « l’adaptation », elle, ce doit être un art de vivre. Mieux la plus grande force de l’être humain. Il faut par exemple savoir gommer une séance prévue à pied par le coach quand le tendon d’Achille siffle. Et ainsi préférer le vélo ! 
OUTIL DE PRÉVENTION OU DE CONVALESCENCE ?
Alors, le vélo : outil de prévention ou de convalescence ? Les deux, mon capitaine ! Lorsque la récupération se fait de façon médiocre sur le plan musculaire ou qu’une douleur anormale subsiste après des sorties longues ou intenses, il ne faut pas insister. Au risque d’aller droit dans le mur ! Le deux roues est ici un formidable outil de prévention des pathologies ostéo-articulaires. Mais il est aussi un excellent moyen de revenir à votre discipline après une période de convalescence qui a suivi justement une blessure. Bon nombre de coureurs à pied reprennent ainsi l’activité physique post blessure par des balades à bicyclette. Ça permet de revenir progressivement à votre sport de prédilection sans contraintes mécaniques. 
CASSER LA MONOTONIE 
L’autre cadeau caché, la bicyclette permet de casser la routine de l’entraînement. Je sais pas vous mais 365 jours à manger le même plat, il y a un moment où je sature. Faire du vélo permet de vous renouveler. De diversifier. De découvrir de nouveaux circuits d’entraînement. D’aller explorer encore plus loin de nouveaux paysages. Mais aussi de varier le contenu des séances. Un point d’autant plus important que la monotonie de l’entraînement constitue l’un des éléments les plus prédictifs du développement du burn out ! 
LES CONTRAINTES
Il faut écouter ses envies lorsque le besoin de nouveauté se fait ressentir ! Et finalement, les seules contraintes identifiées à l’entraînement du cycliste pour le coureur à pied c’est peut-être l’aspect météorologique. Mais dans ce cas, il existe le spinner ou le home-trainer. Et au pire, ça fait encore plus apprécier la chaleur de sa maison et la douceur du café en rentrant. 

 
LES MÊMES ENTRAÎNEMENTS ?
Les habitués des termes techniques de la course à pied ne seront pas trop dépaysés par les séances de vélo. On parle de séances de récup, de séances longues, de séances au seuil, de côtes, sans oublier le fractionné. Ce que vous faites à pied, vous pouvez très bien le reproduire en vélo et adapter votre plan de départ avec cette fois un vélo entre les jambes
DES CUISSES DE CYCLARD ?
 
Le vélo : idéal pour se muscler ! La puissance musculaire que requiert un coup de pédale constitue pour le coureur un excellent exercice de musculation des quadriceps sans charge. Il s’agit de travailler contre une résistance qui sera d’autant plus dure que le terrain est vallonné ou que les développements que vous utilisez seront importants (grand plateau / petit pignon). En outre, comme le pédalage sollicite plus intensément certains groupes comme les ischios-jambiers (à l’arrière des cuisses), cela permet ainsi un « rééquilibrage » musculaire
POUR CONCLURE
Il se dit que « le chien est le meilleur ami de l’homme », mais le meilleur copain du cycliste et donc pourquoi pas aussi celui du coureur à pied, pourrait bien être plus spécifiquement la bicyclette. Tellement de bienfaits à pédaler quand on l’associe à la course à pied, que vous n’avez pas fini de voir vos chronos exploser, votre motivation se galvaniser, votre potentiel athlétique se renforcer et votre mécanique préservée…

Prévenir l'arthrose

Vous connaissez la maladie du siècle ? La maladie du siècle c’est la sédentarité. Et vous connaissez le meilleur remède à la sédentarité ? C’est l’activité physique. En effet, les sports d’endurance dont fait partie la course à pied sont un excellent moyen pour lutter contre les maladies cardiovasculaires. Mais alors une autre question : faut-il sacrifier nos articulations pour sauver notre cœur ? Oui mais voilà… L’arthrose en voilà une autre plaie qui nous enquiquine la vie ! Comment la limiter ? Est-il possible de la contrôler ? Comment se protéger d’un vieillissement prématuré de nos articulations ?
Par Jean-François Tatard – Photos : DR

 

LA MÉMOIRE DU CORPS

Il est sympa le corps. Mais il se rappelle de tout, il « mémorise », sans rien dire, pendant plusieurs années, l’ensemble des contraintes que vous lui avez infligé. Oui mais voilà, il encaisse jusqu’à un certain seuil. Outre ce travail supplémentaire imposé par le sport sur nos articulations, d’autres éléments sont à prendre en compte : tous les traumatismes antérieurs. Les lésions ou les chirurgies de l’appareil locomoteur, même anciennes, sont des facteurs de risque certains. L’âge aussi ou le vieillissement naturel qui fait aussi son (mauvais) œuvre. On sait que, passé un certain âge qui se situerait autour des 60 à 65 ans, 80% d’entre nous ont des signes cliniques d’arthrose.

DONNEZ-VOUS L’OBJECTIF DE COURIR LE MARATHON POUR VOS 70 ANS !

 
Vous devez vous interroger sur l’accélération possible du vieillissement de votre appareil locomoteur ! Vous devez vous interroger sur la gestion de vos articulations sur le long terme. Le but d’un sportif devrait être de pouvoir courir un marathon à 70 ans et non d’être arthrosé à 50. Cette vision longitudinale de l’appareil locomoteur est essentielle dans une « vie » de coureur passionné. Mais comment trouver le bon dosage ? Comment se protéger du vieillissement par les chocs et les traumatismes du running en entretenant pourtant d’un autre côté une activité en course à pied sans danger ?

LE POISON EST DANS LA QUANTITÉ

Pour bien vieillir, au niveau cardiaque et articulaire, il faut faire du sport mais éviter une dose trop importante et intensive, à répétition. Les coureurs à pied sont-ils d’ailleurs moins, autant ou plus arthrosés que les non sportifs ? Difficile de répondre à cette question. Je ne trouve pas d’études à ce sujet. Il est vrai que les sujets sont difficilement comparables, car les signes d’alerte d’arthrose (douleur, gonflement) et les antécédents articulaires sont différents entre les populations sportives et non sportives.

QUELS SONT LES SIGNES ?

 
Les signes d’alerte d’arthrose ne sont pas toujours présents malheureusement. Je m’explique : la douleur articulaire, pendant l’effort, est un bon signe de « possible » arthrose.  Mais cette douleur est souvent absente chez le coureur à pied, au stade précoce de la maladie, par rapport à un sujet non sportif. Le sportif semble mieux supporter la dégradation articulaire. Chez lui, la douleur n’apparaît que pour une arthrose déjà très évoluée.

LES ANTÉCÉDENTS

On sait que les traumatismes aigus comme les entorses et les fractures, sont plus fréquents dans une population sportive. Or ces lésions, même a priori guéries, sont, avec le temps, une source d’accélération des maladies dégénératives des articulations. Par exemple, un sportif qui a subi une chirurgie méniscale jeune, a plus de risque de faire de l’arthrose de genou, à 50 ans. Donc, le coureur à pied qui a eu des accidents sérieux sur l’appareil locomoteur doit être mieux suivi, médicalement, que le sportif indemne de tout antécédent. Cette notion est capitale en traumatologie du sport.

MIEUX VAUT PRÉVENIR QUE GUÉRIR


Essayons donc de prévenir en surveillant nos articulations à partir de 40 ans lorsque l’on fait régulièrement du sport depuis sa plus tendre enfance, et encore plus s’il existe des antécédents articulaires. Et alors je sais que vous allez me la poser : y-a-t-il une dose de course à pied maximum à ne pas dépasser ? L’os, le cartilage, les ligaments, les tendons et les muscles réagissent de manière favorable lorsqu’ils sont entraînés très régulièrement. Donc la pratique de la course à pied est bénéfique pour la qualité articulaire et ainsi retarder les dégâts des années qui passent ! De plus, l’entretien régulier de l’appareil locomoteur, par la pratique de la course à pied, améliore la qualité de vie. Ceci étant dit, il semble, malgré tout, que plus de 50 kilomètres hebdomadaires de course à pied avant 50 ans, soient une possible cause d’accélération de l’arthrose. C’est une hypothèse sérieuse mais qui demande à être validée. Malgré tout, cette quantité presque banale pour de nombreux coureurs à pied, doit nous faire réfléchir. Y-a-t-il une technique de course plus ou moins nocive ? Tous les kilomètres sont-ils égaux ? L’usure articulaire est-elle égale pour une course sur route ou sur herbe ? La qualité des chaussures est-elle indispensable pour économiser les articulations ? Globalement c’est la quantité cumulée des kilomètres courus qui est capitale et non les différentes pratiques. C’est comme pour l’usure des pneus de la voiture : ce n’est pas l’âge de la voiture qui est important mais le nombre de kilomètres roulés. Les articulations encaissent sans rien dire pendant des années, les multiples foulées courues, avant, parfois, de se manifester par une douleur. 

TUONS LA RUMEUR !


 
Il faut chasser une idée reçue qui existe dans le milieu : non le trail n’est pas meilleur que la course sur route, pour les articulations. Croyez-vous que le chemin côtier est plus souple que le bitume ? De toute façon, le problème n’est pas vraiment sur la souplesse du terrain mais dans le dénivelé. Un marathon se court certes sur route mais sur terrain plat, généralement. Sur le plat, les articulations porteuses subissent, environ, 6 fois le poids du corps, à chaque foulée. Lorsque l’on court en descente, cela peut monter jusqu’à 10 fois le poids du corps.

ET ALORS LE MATÉRIEL ?

La qualité des chaussures est importante pour participer à l’économie articulaire. Et cela passe aussi par un amorti de qualité. Mais trop d’amorti n’est pas la solution non plus. Plus il est puissant, plus la poussée qui va suivre sera difficile. Pensez à la course dans le sable qui amorti bien mais qui impose une poussée plus « énergique » et éventuellement délétère. Là encore, il faut réfléchir sur notre « amorti naturel » de la course en cycle avant.

POUR CONCLURE

 
Sachez-le, cher runner, vous sollicitez de toute façon plus que le sédentaire votre appareil locomoteur. Et c’est bon pour votre santé. Mais à partir de 40 / 45 ans, comme vous devez le faire pour le cœur, vous devez vérifier l’intégrité de vos articulations. Faites durer le plaisir ! Picorer sans trop borner ! Dégustez sans jamais vous dégoûter et gardez à l’idée qu’une course à pied bien mesurée et contrôlée, vous fera cavaler toute une éternité…

L'argile verte ou le remède de grand-mère contre les tendinites

Running4all n’a pas encore ouvert sa rubrique santé. Mais promis, dès qu’elle est en ligne, ce sera Mamie la responsable de la chronique. Mais alors pourquoi Mamie ? Parce que mamie ne va jamais à la pharmacie. Et pourtant, Mamie c’est celle qui a réponse à tous les problèmes. Mamie c’est celle qui connaît tous les remèdes. Comme l’argile verte pour vous soigner d’une tendinite.
Par Jean-François Tatard – Photos : DR

Le bénéfice d’être né à une époque où on réparait quand c’était cassé, de faire avec ce qu’on a, en achetant le moins possible, c’est qu’on élabore naturellement des remèdes confectionnés à partir de plantes entières, d’une association de plusieurs plantes ou d’une partie de la plante : racine, écorce, bois, tige, feuilles, fleurs, fruit, graines, suc, huile essentielle… Et parmi les « bonnes recettes » de grand-mère, il y en a une qui peut vous sauver de la vilaine tendinite ! L’argile verte !

LE CATAPLASME D’ARGILE

Un classique gandhien, le cataplasme à l’argile est capable de vous guérir d’un grand nombre de problèmes, et donc en particulier de la tendinite. Et à vrai dire, c’est peut-être un des seuls traitements qui permet un tel résultat. Dans un premier temps, l’argile absorbe les toxines, ce qui a pour conséquence de supprimer la douleur, et dans un second temps l’argile facilite la guérison.

COMMENT ÇA MARCHE ?


Tout le monde peut essayer ! Ce n’est vraiment pas compliqué. Et c’est très bon marché. Voici comment dans la pratique pouvez-vous vous confectionner un cataplasme d’argile :

  • Déjà sortez 3 € de votre porte-monnaie. Allez 5, maxi !
  • Ensuite, votre billet de 5 € dans la poche, allez en courant jusqu’à la première pharmacie, parapharmacie, magasin bio ou même la grande surface d’à côté au rayon beauté 
  • Échangez-les contre un paquet d’argile verte en poudre à constituer vous-même
  • Une fois de retour à la maison, versez dans un bol ou un ancien pot de confiture vidé, environ trois centimètres de poudre d’argile et recouvrir d’eau
  • Laissez juste dépasser un peu l’argile pour éviter d’avoir une pâte trop liquide


Il vous faudra ensuite attendre environ 5 minutes. Mais cela dépend aussi du niveau de concassage de votre argile. Disons que plus c’est fin, plus c’est rapide.

ET UNE FOIS LA PÂTE CONSTITUÉE…

Une fois une pâte uniformément constituée, vous allez pouvoir appliquer l’argile sur la zone douloureuse ou plus précisément là où se situe la tendinite, et un peu au-delà, histoire de recouvrir une zone plus importante. Ainsi, le soir après dîner, vous allez pouvoir tartiner sur 2cm d’épaisseur la pâte joliment confectionnée. Ensuite, confortablement assis au fond de votre fauteuil à lire sur l’iPad les derniers articles de running4all, laissez le cataplasme en place pendant au moins 2 heures.

SES AVANTAGES

👍🏻 FACILITÉ D’UTILISATION
👍🏻 FACILITÉ DE TRANSPORT
❄️ EFFET FRAIS
Si la tendinite est bien installée, le traitement peut durer 15 jours, si c’est juste une petite tendinite, alors 2 ou 3 applications peuvent suffire. Mais l’argile a bien d’autres vertus et quant au résultat, il est d’une efficacité surprenante.

ET ENCORE MIEUX


Une fois que vous maîtriserez la recette de Mamie, vous allez même pouvoir « l’édulcorer » ! En effet, cette technique rudimentaire peut encore gagner 10 points en efficacité en y liant des ingrédients faciles à trouver dans les placards. Ainsi à votre argile, rajoutez du sel de mer ou même des huiles essentielles.

LA RECETTE DE PAPY

Pour terminer l’article : Ne dites rien à Mamie ? Promis ? Sans jouer le réac orgueilleux qui voudrait faire encore mieux que Mamie, je vous fais partager la recette de Papy. Mais à la seule condition que vous ne répétiez pas à Mamie que Papy a trouvé comment rendre encore plus efficace la recette de grand-mère. Ainsi, toujours dans le même bol d’argile que Mamie : homogénéisez en plus, deux cuillères à soupe d’huile d’arnica, autant de vinaigre blanc et rajoutez-y du gros sel de Guérande. Et une fois que vous aurez retiré l’argile, allez courir encore aussi longtemps que vous prendrez plaisir à chausser vos runnings…

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