La bonne tenue pour courir

Pour courir dans de bonnes conditions, il faut que la tenue adoptée vous permette de bouger et de respirer tout en vous protégeant si nécessaire. Voici nos conseils pour bien vous équiper.


Par Jean-François Tatard – Photos : Brooks/DR
En course à pied, la tenue portée doit permettre de maintenir la température corporelle et de conserver sa peau le plus au sec possible. C’est important aussi pour le confort, et surtout pour éviter de se refroidir lorsque l’intensité diminue, ou au contraire de ne plus être capable d’évacuer la transpiration. Alors comment s’habiller ? Il faut porter des vêtements dits respirants. Surtout pas de coton, mais plutôt du polyester, à la base d’ailleurs de tous les vêtements techniques dédiés au sport.

La technique de l’oignon

Selon les conditions météorologiques, vous pouvez être amené à adopter la technique de l’oignon, ou pour être plus précis à celle qui consiste à porter plusieurs couches l’une sur l’autre. Cela présente un double avantage : d’abord l’air situé entre chaque couche est un parfait isolant supplémentaire, ensuite cela vous permet éventuellement de retirer la couche supérieure si les conditions évoluent.
Première couche : focus sur le confort et la respiration des matières. Tee-shirt, corsaire, cuissard, short, etc., mais jamais de coton, car cette première couche est directement en contact avec la peau. Une fois mouillé par la transpiration, le coton reste mouillé, avec toutes les conséquences que vous pouvez imaginer avec un filet d’air froid en plus.
Deuxième couche : l’objectif est d’éviter de laisser passer le froid et de maintenir une chaleur constante et isolante. Collant, maillot thermique régulant, etc.
Troisième couche : protectrice, elle doit couper du vent ou de la pluie. Elle doit isoler le corps de la température extérieure, être imperméable et toujours être respirante. Coupe-vent, veste, chasuble.
L’entretien de cette garde-robe spécifique doit être soigneux afin de conserver le plus longtemps possible les propriétés respirantes et d’isolation. Mais il n’est pas très compliqué : un lavage à 30° et pas de sèche-linge.

Quel que soit le temps, il faut aussi s’équiper de chaussettes sans coutures, pour limiter les risques d’échauffements ou d’ampoules. Et si le porte monnaie suit : avec renforts et zones anti frottements.

Par temps chaud

Inutile de porter plus d’une couche comme vous pouvez vous en douter. En haut : un tee-shirt manches courtes ou un débardeur. Plutôt large. En bas : short ou cuissard. Un short est peut-être plus aéré et plus léger qu’un cuissard mais pour les grosses cuisses (ou musclées !), un short peut entraîner plus facilement des brûlures par frottement. En bonus : une casquette et des lunettes.

Par temps de pluie

Une fois trempé, il est définitivement impossible de se réchauffer. Alors une à deux couches suffisent s’il ne fait pas trop froid. Insistons sur la couche extérieure, qui ne peut être complètement imperméable. Si c’est le cas, la transpiration ne s’évacue pas et c’est très inconfortable. Les bonnes vestes sont simplement déperlantes, ce qui peut suffire en cas de pluie légère. Mais toujours coupe-vent, ce qui évite de se refroidir inutilement. En haut : un tee-shirt à manches longues et définitivement pas en coton. Du polyester si vous ne voulez pas ressembler à une serpillère en rentrant. Par dessus une veste de pluie légère s’il ne fait pas trop froid, ou une couche thermique intermédiaire en plus entre le tee-shirt et la couche extérieure. En bas : plus il y a de matière, plus vous vous alourdissez une fois mouillé. Privilégiez ainsi le cuissard, ou le collant long. Le survêtement en coton est très inconfortable une fois mouillé. En bonus : Une casquette en polyester.

Par temps froid

Comme vu plus haut, vous empilez les couches. En haut : une première couche respirante. Un tee-shirt technique pour évacuer la transpiration et rester au sec. Une deuxième couche isolante pour conserver la chaleur. Une troisième couche protectrice pour nous protéger du froid. Une veste zippée. En bas : un collant long. Cette fois ce n’est pas en bonus : un bonnet, un bandeau, un cache oreille, un Buff et des gants. Et tout ça en tissu respirant.

Et si l’habit ne fait pas le moine, il permet souvent d’ouvrir les portes du monastère…

Brooks et l'Adrénaline GTS 19

Mis à L’honneur par Running4all, l’Adrénaline GTS 19.

Si vous vous souvenez chers lecteurs de running4all, la Brooks Levitate avait été élu « coup de cœur de 2018 » par votre magasine de running préféré. Et c’est aussi parce qu’elle avait été élue « The running of The year » qu’on lui avait consacré un montage vidéo digne d’une production hollywoodienne (Rire…)

En retour, Brooks a aussi su nous remercier de cette distinction qu’on a « su » mettre en avant. Ainsi, Ingrid TISSOT, directrice marketing de la marque américaine et Julie son assistante, nous ont reçu juste avant Noël, dans un restaurant cosi du 1er arrondissement pour nous faire découvrir la dernière merveille technologique du pôle R&D de la marque…


LA BROOKS ADRÉNALINE GTS 19
Après une présentation vidéo exceptionnellement aussi chiadée du Marketing et incroyablement bien argumentée et illustrée par Ingrid, sur tout ce qu’a subi comme changements la dernière Brooks Adrénaline, c’est Julie qui m’a offert dans un écrin digne d’un bijou, la chaussure. Pour vous dire… Une telle présentation dans son packaging ne me donnait surtout pas envie de sortir le produit de sa cloche en verre tellement c’est somptueux.

LES CHANGEMENTS
Aussi audacieuses sont les modifications et potentiellement très controversées de la semelle intermédiaire. Ce chef d’œuvre ne met pourtant pas du tout approprié, alors je me suis aventuré à un nouvel exercice. Moi qui ai l’habitude de tester, pour une fois j’ai fait testé et j’ai observé. J’ai ainsi demandé à Antoine de faire le test pour moi.
QUI EST ANTOINE ?

Antoine, c’est un passionné. Il passe son temps avec les chaussures de course à pied. La semaine, il les vend ou il se fait former par les marques pour les vendre et le soir et le week-end, il court. Et si j’ai choisi Antoine pour me donner son avis, c’est parce qu’Antoine est objectif dans sa critique et qu’il saura mettre à profit son expérience et son expertise pour un testing de qualité. D’autre part, un aspect physiologique qui a son importance, Antoine est pronateur et la chaussure lui semble donc beaucoup plus approprié à lui qu’à moi. Enfin, Antoine mesure 1m82 et pèse 65kilos et il est très curieux de tout ce que lui offre la vie.
Quelques Stats ?

  • Type de chaussure : route (anti-pronation)
  • Sa prédécesseur : la Brooks Adrenaline GTS 18
  • Semelle intermédiaire : 12 mm
  • Poids: 312g sur la balance d’Antoine
  • prix de vente conseillé: 149€

 
RÉSUMÉ
La Brooks Adrenaline GTS 19 est une version entièrement révisée du modèle de chaussure de course sur route le plus légendaire de la marque. Le nouveau système de support est conçu pour guider, plutôt que pour corriger. Il est destiné à tous les niveaux de coureurs et s’applique à toutes les distances, du sprint jusqu’à l’ultra-marathon. Il offre une sensation de soutien stable tout en offrant beaucoup d’amorti.
https://m.youtube.com/watch?v=91Pw2DOms7o
PREMIÈRES IMPRESSIONS D’ANTOINE

  • Pas de changement de prix par rapport au modèle précédent
  • Excellent amorti
  • Système de soutien innovant
  • Belle tige en mesh
  • Bonne chance pour faire mieux que ce qui avait déjà bien fonctionné avant sur le précédent modèle
  • Légèrement plus lourd que le modèle précédent (d’ailleurs c’est assez récurent paraît-il me dit Antoine, chez toutes les marques, le chaussures s’alourdirait ?)

Guiderails pour remplacer le « DRB »
Le principal changement apporté à l’Adrenaline GTS 19 est l’élimination de leur arceau de sécurité diagonal (DRB), qui avait pourtant fait ses preuves. C’était le morceau de semelle intermédiaire le plus ferme du côté de l’arche de la chaussure, généralement de couleur Gris, qui était utilisé pour réduire la pronation du pied. Mais amoureux des modèles précédents, ne pleurez pas ! Gardez à l’esprit que la Adrénaline GTS 19 est toujours une chaussure de soutien.

LE SOUTIEN
Pour comprendre la différence, voyons rapidement comment fonctionnait l’ancien DRB. Alors, imaginez que vous teniez la bonne chaussure de sorte que vous regardiez le dos avec les orteils dirigés directement vers vous. Le DRB était une section diagonale de matériau plus ferme qui mesurait environ un millimètre de hauteur sur le côté extérieur (bord droit) et montait à travers la chaussure jusqu’à la hauteur totale de la semelle intermédiaire à l’intérieur (bord gauche). Celui-ci était ensuite recouvert d’une mousse d’amortissement plus douce afin que votre pied ne soit jamais en contact direct avec le DRB. Cela a tellement bien fonctionné que le pied penchait vers l’intérieur (vers la voûte plantaire). Ainsi l’arrière du pied tout entier aurait tendance à remonter. Quel impact ? Cela  ralentirait les forces de pronation et aiderait à réduire les blessures liées à la pronation. Les « guides » reposent toujours sur différentes densités de semelle intermédiaire, mais la méthode est modifiée. Alors maintenant, imaginez une vue du dessus et un morceau asymétrique de matériau plus ferme en forme de fer à cheval autour de l’extérieur du pied arrière. Cela berce le talon et aide à guider le pied dans sa démarche naturelle. Un peu comme des pare-chocs dans un bowling. L’avantage de cette méthode est que vous travaillez avec le corps plutôt que contre lui. Cela signifie également que si vous faites un pas irrégulier et peut-être que votre pied roule vers l’extérieur, alors les « guides » vous remettrons dans l’axe à nouveau. Cela signifie également que l’amortissement directement sous le talon peut être beaucoup plus doux.
Midsole – Nouveau support
La DRB a donc été remplacée par des rails de guidage. Cela offre la possibilité d’un meilleur amorti car il n’ya pas de DRB sous le talon cette fois. Brooks a ajouté son nouveau coussinet extra-doux DNA Loft, en plus de son matériau de semelle intercalaire BioMoGo DNA éprouvé. Ils comportent toujours un coussinet de protection segmenté intégré dans le talon, ce qui permet à la chaussure de s’adapter à une variété d’impact sur le talon tout en offrant un atterrissage en douceur.

LE MESH
La partie supérieure de l’Adrenaline GTS 19 est absolument magnifique. Il utilise un maillage très similaire à celui du GTS 18, avec un chausson plus épuré et des trous de ventilation légèrement plus grands. Les empiècements 3D Fit-Print sont toujours là et ils ont un look fantastique. Ils sont également positionnés de manière asymétrique autour de la zone de la selle pour mieux épouser la forme du pied. La plupart des autres éléments de la tige, sont restés conformes à ceux de l’Adrenaline précédent. Par conséquent, les coureurs qui s’intègrent bien dans le GTS 18 devraient aimer la 19.
DISPO DE LARGEURS 

Particularité de chez Brooks le fait remarquer Antoine :
« Des largeurs plus larges sont également disponibles » !
ALORS EST-ELLE POUR TOI ?
Antoine conseille toujours une évaluation biomécanique à chaque nouvel achat de chaussures de course à pied, et même si vous savez quel type de coureur vous êtes. Allez ainsi voir un spécialiste en magasin qui a été formé et dont l’expertise vous permettra au mieux de mettre en adéquation vos besoins aux caractéristiques de la chaussure. Toutefois, si vous souhaitez acheter en ligne et que vous ne pouvez pas obtenir d’avis, voici quelques attributs pour vous aider à décider si l’Adrenaline GTS 19 est faite pour vous ou pas :

  • Il s’agit d’une chaussure de course sur route longue distance à support modéré.
  • Le support offert par les rails de guidage affectera désormais la foulée plus longtemps. Ainsi, plutôt que de corriger simplement le premier tiers du cycle de marche, il est conçu pour guider votre pied tout au long du cycle de marche. Cela le rend plus favorable pour ceux qui attaquent talon mais aussi pour ceux qui sont medio pied.
  • La technologie unique du système de rail de guidage devrait pas avoir d’impact limitant chez ceux qui ont une foulée neutre non plus. Mais difficile à confirmer avant d’avoir vu un supinateur essayer la chausse par exemple.

POUR CONCLURE 
En quelques lignes de résumé, l’Adrenaline GTS 19 est une chaussure à la fois stable et « coussinée ». Ça en fait une chaussure très confortable dans la quelle on se sent tout de suite bien et en sécurité. Néanmoins, elle reste d’après Antoine, personnellement pronateur, univalente et spécifique aux foulées justement pronatrices voir aux foulées neutres. Cela permet à ses utilisateurs pronateurs une protection ultime par rapport à des blessures liées justement à la pronation. D’autre part, vous en avez marre des chaussures qui s’usent aussi vite que l’éclaire foudroie. Vous voulez une chaussure de course durable à kilométrage élevé ? Elle est pour vous ! Enfin, si vous ne savez pas si les chaussures de course anti-pronation sont faites pour vous, ou si votre style de course, votre belle mécanique ou votre kilométrage ont beaucoup changé, pourquoi ne pas venir voir Antoine en magasin pour une évaluation biomécanique gratuite ? Appelez moi je vous donnerai son Messenger…
BROOKS ADRÉNALINE GTS19
Les + : sécurité, solidité, stabilité, flexibilité, confort
Les – : poids, dynamisme, « univalente »

5 semaines avec la FujiTrabuco 7 Asics

Asics et la FujiTrabuco 7 Trail

Par Romain FROCIONE 
Avant de vous faire partager le résultat de mon test de la Trabuco dans sa dernière version, je vous raconte une histoire ?
Généralement, c’est assez souvent le même préambule avec l’origine des marques de runnings.
L’histoire veut qu’un jeune cordonnier japonais ait eu pour objectif la fabrication et la commercialisation de chaussures pour le basket. Onitsuka observa les mouvements des basketteurs, et donna naissance à la première Onitsuka Tiger. Avant de s’appeler Asics, Asics s’appelait Onitsuka. Fort de son succès, ce n’est qu’en 1951 que la marque se fera connaître dans le monde de la course à pied avec le modèle Tiger, porté par un athlète qui remporta cette année là le marathon de Boston.
Pourquoi Asics ?
Derrière ce mastodonte du running business se cache une phrase très philosophique. Asics est l’acronyme de l’expression latine : « anima sana in corpore sano » littéralement traduit « un esprit sain dans un corps sain ».

Bon allez, go, testons la Trabuco avec mon corps saint de 90 kilos !
PREMIÈRE IMPRESSION
Pour moi, la Trabuco paraissait banale, une chaussure lourde, mais confortable, c’est une chaussure polyvalente ! Ce ne qui ne constitue pas forcément une qualité. Pourquoi ? Parce que qui dit polyvalent, dit moyen partout & donc excellent nulle part…

DEUXIÈME EFFET KISS COOL
Et bien autant vous dire qu’après plusieurs entraînements de trail avec la nouvelle  FujiTrabuco 7 je me suis dit : « Wouaaaah ! »

DANS LE DÉTAIL 
J’ai déjà couru il y a quelques années en arrière avec une Trabucco 6 qui m’avait fortement plu avec son accroche son look c’était à l’époque les chaussures à tout faire. L’inconvénient était son amorti ! Plutôt raide surtout sur une SaintéLyon avec 90 kilos dessus !!! Fort heureusement, elles ont survécu et moi aussi…
UN LOOK, UNE AGRESSIVITÉ & UNE ACCROCHE 
La Trabuco 7, nous propose un look bien plus agressif avec de gros crampons.
C’est la grosse évolution à première vue de la chaussure. Une semelle bien plus agressive que par le passé.
Mais bien plus encore avec la nouvelle technologie L’AsicsGrip qui va permettre une accroche nettement meilleure.

COMMODITÉ & PRACTICITÉ 

 

On remarquera aussi le rangement des lacets dans la languette, je trouve ça vraiment top surtout pour un sanglier comme moi qui a multiplié les casses de lacet. 


LE CONFORT 
Parlons un peu du confort ! Le confort de la Trabucco 7 me rappelle un peu celui de la Asics Nimbus. Le chausson est bien conçu et vraiment confortable ! Que ce soit sur du « long » ou sur du « court ».
POUR CONCLURE
Le Test de la trabuco 7 m’a confirmé qu c’est une chaussure lourde sur le papier, mais pourtant dynamique dans la pratique. C’est une chaussure qui m’aurait vraiment plu sur la « Synthé Lyon 2018 ». Avec une telle accroche, la boue n’a qu’à bien se tenir ! Je l’ai testée un peu sur bitume et elle a du répondant pour une chaussures de trail.
J’en conclue que c’est une bonne chaussure pour tout usage, y compris pour des ultras Trail !

 
Caractéristiques Asics Gel FujiTrabuco

  • Poids 335g
  • Drop 8mm
  • Méta 12mm
  • Talon 20mm

Usage: Du moyen à l’Ultra
Points forts: Confort, Polyvalence
Points faibles: Poids conséquent ~335g
 
 

Test des New Balance Fresh Foam 1080 V8

Mon histoire avec la marque New Balance se résume à la NB 574 et la NB 576. Certes deux modèles iconiques du monde de la sneaker mais qui n’a rien à voir avec le running. Disons que pour moi, New Balance, à part la IMPULSE pour laquelle j’ai eu un véritable coup de foudre à la rentrée, c’était surtout une griffe fashion et qui se portait au bureau avec un jean retroussé et des chaussettes invisibles. Le genre de chaussures cool et casual. Celle de Steeve Jobs, l’ancien patron d’Apple dans son style décontract’ qu’on lui connaissait. Tout ça… Jusqu’à ce que la marque m’offre une deuxième opportunité cette année de tester une véritable running : La NEW BALANCE FRESH FOAM 1080 !
-> Voir aussi : Test de la New Balance Fuel Cell Impulse
Par Jean-François Tatard* – Photos : DR

Voyage dans l’Histoire… C’est en 1906 que New Balance est née. À Boston. À l’origine la marque fabriquait des soutiens de voûte plantaire. Puis la marque s’est ensuite spécialisée dans les chaussures de course à pied. D’ailleurs, aujourd’hui New Balance est la quatrième marque mondiale de chaussures de sport. Tout sport confondu. Je discutais avec Nil, le délégué NB pour la région parisienne entre autre, et il me faisait d’ailleurs remarquer que de nombreux clubs de foot étaient en contrat avec la marque. Et pas des moindres : FC Nantes, Dynamo de Kiev, FC Porto et même Liverpool. Mais elle est aussi la seule marque à fabriquer des chaussures en Europe. À Flimby en Angleterre.

BON BREF, REVENONS À NOS RUNNING…

« Running » ou Jackpot Marketing ? En 1970, le sport est en pleine explosion. Le marathon de New York permettra à la marque de se faire connaître dans le monde entier : les participants ont presque tous des New Balance aux pieds. Aujourd’hui, le géant américain est reconnu comme étant LA référence des chaussures de Running.

TESTONS LA FRESH FOAM 1080 !


Chaussure de l’année ! La New Balance 1080 Fresh Foam dans sa nouvelle version . La V8 a en effet été élue chaussure de l’année à l’occasion du “sommet de la course à pied”, RDV N° 1 B to B du running en Europe. La concurrence est pourtant rude sur ce secteur. Asics, Nike, ON, The North Face, Hoka One One, Mizuno : cela situe aussi le niveau !

POURQUOI ?

Le look de la belle américaine ne doit pas être étranger à son succès. La sobriété habituelle de la marque n’en fait pourtant pas une chaussure flashy sur laquelle on se retourne aussi immédiatement que si elle avait été fluo et dans le « flow » ! Au « post » goût et couleur, chez Running4all, on clique sur “j’aime” !

ET POUR LA COURSE ?

La 1080 Fresh Foam est donc une bête de Scène qui peut prétendre aux élections miss univers mais côté course ? Le modèle, de par sa polyvalence, s’avère a priori, intéressant. Et sur toutes les distances : du 10 Km au marathon !

PASSONS AUX CHOSES SÉRIEUSES !

300 grammes tout pile dans mon 42,5 sur la balance, On enfile la basket de Steeve Jobs et on part à l’assaut des sentiers… Quelques foulées plus tard : bon, bah, ça retombe comme un soufflet ! Ce n’est pas pour moi. Un amorti ferme et certes qui apporte du confort mais beaucoup trop à mon goût. Clairement NB a misé sur la stabilité. L’explication de cette stabilité notoire vient de la semelle alvéolaire, marque de fabrique de la firme du Massachusetts. Des alvéoles concaves sur l’extérieur (amorti) et des alvéoles convexes dans la semelle (stabilité).
-> Voir aussi : 20 paires de chaussures pour ceux qui recherchent la stabilité

LA TIGE

On surfe sur l’air du temps ! La tige est sans couture et on investit encore chez NB au service du confort sur ce modèle. Côté dynamisme, la Fresh Foam offre des prestations moyennes pour moi qui ai chaussé la Impulse 3 mois plus tôt. On est à l’opposé ! Quant à l’accroche, elle, elle s’avère performante y compris quand le ciel fait des siennes et rendant le revêtement glissant. Point fort : Confort / Stabilité – Point faible : Performance / Dynamisme  

SILENCE DE FONCTIONNEMENT

Le silence de fonctionnement peut faire penser à des « gommes tendres », par définition, relativement sensibles à l’abrasion. Mais en pratique, il n’en est rien : la semelle externe a une bonne durée de vie, y compris lors d’un footing exclusivement sur la route. Le grip sur le « mouillé » semble très efficace. Un aspect vient néanmoins obscurcir le tableau : au niveau de la face interne de la chaussure, il y a une limite très marquée entre l’avant de la chaussure (en toile aérée) et la zone en plastique, relativement rigide et épaisse (1.5 mm), fixée par couture, sur laquelle apparait le logo et qui sert de raccord pour les points d’ancrages des lacets.

CONTRE EFFET POSSIBLE !

Si vous êtes comme moi, il est possible que cela vous occasionne un échauffement. En effet, le découpage de la semelle interne au niveau de la zone de friction principale et l’utilisation de chaussettes haut de gamme de chez BV SPORT a permis d’atténuer cela.

CONSEIL EN CONCLUSION

Je conseille la New Balance 1080 Fresh Foam à tout le monde a priori mais surtout à ceux à la recherche de stabilité et de confort. Il s’agit d’une chaussure universelle qui peut convenir également pour les coureurs ayant une légère pronation. Si vous êtes dans mon cas, et que vous pesez moins de 70 kilos, je vous conseille d’utiliser cette chaussure pour les footings long où vous voulez économiser vos articulations et tendons et aussi sur les sorties cool où il ne s’agit plus d’aller vite. Et si elles restent propres avec un jean et même avec un costard…

-> Voir aussi : Test des New Balance Fresh Foam Hierro 3
-> Voir aussi : Test des New Balance Fresh Foam 1080 V7

NEW BALANCE FRESH FOAM 1080 V8
Les +

  • Amorti de haut niveau
  • Stabilité irréprochable
  • Design globalement sympathique.
  • « Silence de fonctionnement » agréable
  • Possibilité de choisir sa largeur (4 gammes possibles)

Les –

  • Sensation de lourdeur
  • Raideur
  • Peu dynamique
  • Prix public : 160€

*Jean-François Tatard
Plus de 100 victoires dans des compétitions départementales, régionales et nationales
– 2h34’ au marathon
– 3ème du 100kms de Millau 2014
– 6ème de l’ECOTRAIL 2013
– 5ème des Championnats de France du 100kms 2013
– 2ème français au marathon de Florence 2012 et au semi-marathon de Barcelone 2013
– 3ème du championnat de France de semi marathon par équipe 2011

Test des Saucony Triumph ISO

Depuis que je pratique la course, j’ai eu la chance de chausser un paquet de runnings de la marque américaine Saucony. Mais systématiquement, des modèles dynamiques et légers, typés performance. Ainsi avec la Saucony Triumph ISO c’est la première fois que je teste un modèle plus confort.
Par Jean-François Tatard* – Photos : DR

Il faut remonter en 1898 pour voir naître la première usine de l’entreprise. L’histoire se passe à Kutztown en Pennsylvanie sur les hauteurs des rives du Saucony Creek du nom du ruisseau le long duquel s’installa la firme. Mais c’est seulement 100 ans plus tard en 1998, que Saucony devint Saucony. Jusque là, la marque phare de Hyde s’appelait Hyde Athletic Industries.

LE LOGO ?

Vous voyez le logo ? Vous vous demandez encore ce qu’il représente ? Le logo de la marque Saucony représente le courant du ruisseau le Saucony Creek et les rochers couchés dans son lit. Fallait y penser. C’est à partir des années 2015 que la marque se distingue sur la culture streetwear. Auparavant connue pour réaliser des baskets d’exception, Saucony se détache de son image de l’époque et se converti fréquemment aux influences des grandes enseignes comme Nike, Adidas ou New Balance. Les chaussures d’athlétisme sont lointaines et laissent place, aujourd’hui, à de nouvelles sneakers très proches des modèles les plus urbains.

MAIS REVENONS À NOS MOUTONS !

La Saucony Triumph Iso 4 est un modèle réalisé pour les coureurs à pied à foulée universelle. Ce modèle est destiné aux coureurs confirmés voulant bénéficier d’un amorti et d’une semelle très très confortable pour s’aligner sur des longues distances ou des entraînements sans intensités. Désormais, cette nouvelle version de la Triumph dispose d’une semelle full Everun afin de vous assurer un excellent confort durant vos séances.

LE CHAUSSANT

Son chaussant Isofit a été repensé pour offrir encore plus d’extensibilité. Ce système vous offre un ajustement dynamique qui s’adapte à votre foulée. Quant à son mesh, il a été élaboré pour vous donner entière satisfaction dès l’instant où vous les enfilerez.

LA SEMELLE

Sa semelle extérieure Triflex vous garantit un meilleur déroulé du pied, et une foulée plus naturelle. En caoutchouc, cette semelle vous assure une bonne adhérence, une bonne répartition, ainsi qu’une bonne absorption des chocs. Enfin, la semelle extérieure en TRI-FLEX offre un contact au sol plus important et une flexibilité optimale avec un drop de 8 mm.

L’AMORTI

La zone d’amorti est en EVERUN sous le talon. Cela est pour garantir un retour d’énergie maximal lors de l’impact au niveau du talon. La Topsole en EVERUN permet un meilleur retour d’énergie et un amorti continu tout au long de la course.

LE MAINTIEN

La nouvelle technologie de mesh a été renforcée pour assurer un maintien léger et dynamique. Quant à l’ISOFIT, il s’agit d’un système d’ajustement dynamique qui s’adapte aussi rapidement que la chaussure enfilée à la forme et au mouvement du pied du coureur.

TESTONS !

En les chaussant je m’attendais à avoir un chausson qui entoure tout de suite l’intégralité de mon pied. Or l’avant de cette chaussure est trop large à mon pied. Cela biaise mes sensations dans l’immédiat. Mais nous y reviendrons ! Une fois les premières foulées envoyées, j’apprécie tout de suite le dynamisme qui rendrait presque cette paire légère. Et pourtant, elles affichent 370 g dans mon 42,5 sur la balance. C’est quand même très lourd. Je n’y suis pas du tout habitué. Rares sont les chaussures de running qui dépassent les 320 g dans mon armoire. Pardon ! Dans MES armoires (Rire, mais plus de 100 paires usagées à renvoyer au Kenya pour l’assoc de Nath’ FAVREAU)… Finalement, j’oublie assez vite le poids et leur look « gros sabots ». Quant à ce footshape aussi large que le pied d’un canard et qui me rappelle le concept d’Altra, la technologie isofit rattrape aussi le coup et permet ainsi au chausson de se mettre au plus près du pied. Cet espace large peut peut-être même devenir un avantage lorsque les pieds gonfleront avec la durée de l’effort ou de l’épreuve sur laquelle on s’aventure Triumph ISO 4 aux pieds. Enfin, je les trouve plus dynamiques que je ne le pensais. Je me suis même offert des séries de 1000 à plus de 18km/h avec. Il est certain que je ne me serais jamais dirigé vers ce modèle si Saucony ne m’avait pas offert l’opportunité de les chausser. Mais aussi parce que je ne suis probablement pas dans la cible du produit.

MAIS ALORS POUR QUI ?

Cette chaussure à la foulée universelle et au chausson polyvalent se destine à tous les coureurs qui souhaitent avoir du confort. Des coureurs qui privilégieront le bien-être à la performance. 

CONCLUSION

Pour conclure, les Tiumph ISO 4 seront parfaites pour les débutants, les personnes en reprise de la course à pied ou post blessure. Finalement, je les trouve plutôt rassurantes. Vous connaissez la typologie SONCAS en vente ? Et bien disons que dans SONCAS, ce serait une plus une chaussure typée : sécurité / confort. Dans mon cas, j’ai déjà fait 200 bornes avec et je les finirai à l’entraînement. L’obsolescence me semble beaucoup moins vite programmée que sa petite Soeur la Kinvara qui ne m’a parfois pas duré plus d’un mois. Cette fois, d’après ce que je comprends d’elles, elles me feront entre 800 et 1000 km. En tous les cas, pour tous les runners qui cherchent l’« ULTRA CONFORT » : vous trouverez ici soulier à votre pied !

SAUCONY TRIUMPH ISO 4
Les +

  • Semelle EVERUN
  • Amorti, Confort, Retour d’énergie
  • Maintien du pied
  • Système ISOFIT pour une bonne adaptation aux mouvements du pied
  • Ventilantion et aération du chaussant
  • Bonne adhèrence et bonne traction de la semelle extérieure

Les –

  • La semelle de propreté un peu basique
  • Le lacet (peut-être pas assez robuste dans le temps)
  • Les encoches de lacets (à voir la robustesse dans le temps)

Prix public : 170€

*Jean-François Tatard
Plus de 100 victoires dans des compétitions départementales, régionales et nationales
– 2h34’ au marathon
– 3ème du 100kms de Millau 2014
– 6ème de l’ECOTRAIL 2013
– 5ème des Championnats de France du 100kms 2013
– 2ème français au marathon de Florence 2012 et au semi-marathon de Barcelone 2013
– 3ème du championnat de France de semi marathon par équipe 2011

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