La bonne tenue pour courir

Pour courir dans de bonnes conditions, il faut que la tenue adoptée vous permette de bouger et de respirer tout en vous protégeant si nécessaire. Voici nos conseils pour bien vous équiper.


Par Jean-François Tatard – Photos : Brooks/DR
En course à pied, la tenue portée doit permettre de maintenir la température corporelle et de conserver sa peau le plus au sec possible. C’est important aussi pour le confort, et surtout pour éviter de se refroidir lorsque l’intensité diminue, ou au contraire de ne plus être capable d’évacuer la transpiration. Alors comment s’habiller ? Il faut porter des vêtements dits respirants. Surtout pas de coton, mais plutôt du polyester, à la base d’ailleurs de tous les vêtements techniques dédiés au sport.

La technique de l’oignon

Selon les conditions météorologiques, vous pouvez être amené à adopter la technique de l’oignon, ou pour être plus précis à celle qui consiste à porter plusieurs couches l’une sur l’autre. Cela présente un double avantage : d’abord l’air situé entre chaque couche est un parfait isolant supplémentaire, ensuite cela vous permet éventuellement de retirer la couche supérieure si les conditions évoluent.
Première couche : focus sur le confort et la respiration des matières. Tee-shirt, corsaire, cuissard, short, etc., mais jamais de coton, car cette première couche est directement en contact avec la peau. Une fois mouillé par la transpiration, le coton reste mouillé, avec toutes les conséquences que vous pouvez imaginer avec un filet d’air froid en plus.
Deuxième couche : l’objectif est d’éviter de laisser passer le froid et de maintenir une chaleur constante et isolante. Collant, maillot thermique régulant, etc.
Troisième couche : protectrice, elle doit couper du vent ou de la pluie. Elle doit isoler le corps de la température extérieure, être imperméable et toujours être respirante. Coupe-vent, veste, chasuble.
L’entretien de cette garde-robe spécifique doit être soigneux afin de conserver le plus longtemps possible les propriétés respirantes et d’isolation. Mais il n’est pas très compliqué : un lavage à 30° et pas de sèche-linge.

Quel que soit le temps, il faut aussi s’équiper de chaussettes sans coutures, pour limiter les risques d’échauffements ou d’ampoules. Et si le porte monnaie suit : avec renforts et zones anti frottements.

Par temps chaud

Inutile de porter plus d’une couche comme vous pouvez vous en douter. En haut : un tee-shirt manches courtes ou un débardeur. Plutôt large. En bas : short ou cuissard. Un short est peut-être plus aéré et plus léger qu’un cuissard mais pour les grosses cuisses (ou musclées !), un short peut entraîner plus facilement des brûlures par frottement. En bonus : une casquette et des lunettes.

Par temps de pluie

Une fois trempé, il est définitivement impossible de se réchauffer. Alors une à deux couches suffisent s’il ne fait pas trop froid. Insistons sur la couche extérieure, qui ne peut être complètement imperméable. Si c’est le cas, la transpiration ne s’évacue pas et c’est très inconfortable. Les bonnes vestes sont simplement déperlantes, ce qui peut suffire en cas de pluie légère. Mais toujours coupe-vent, ce qui évite de se refroidir inutilement. En haut : un tee-shirt à manches longues et définitivement pas en coton. Du polyester si vous ne voulez pas ressembler à une serpillère en rentrant. Par dessus une veste de pluie légère s’il ne fait pas trop froid, ou une couche thermique intermédiaire en plus entre le tee-shirt et la couche extérieure. En bas : plus il y a de matière, plus vous vous alourdissez une fois mouillé. Privilégiez ainsi le cuissard, ou le collant long. Le survêtement en coton est très inconfortable une fois mouillé. En bonus : Une casquette en polyester.

Par temps froid

Comme vu plus haut, vous empilez les couches. En haut : une première couche respirante. Un tee-shirt technique pour évacuer la transpiration et rester au sec. Une deuxième couche isolante pour conserver la chaleur. Une troisième couche protectrice pour nous protéger du froid. Une veste zippée. En bas : un collant long. Cette fois ce n’est pas en bonus : un bonnet, un bandeau, un cache oreille, un Buff et des gants. Et tout ça en tissu respirant.

Et si l’habit ne fait pas le moine, il permet souvent d’ouvrir les portes du monastère…

Brooks et l'Adrénaline GTS 19

Mis à L’honneur par Running4all, l’Adrénaline GTS 19.

Si vous vous souvenez chers lecteurs de running4all, la Brooks Levitate avait été élu « coup de cœur de 2018 » par votre magasine de running préféré. Et c’est aussi parce qu’elle avait été élue « The running of The year » qu’on lui avait consacré un montage vidéo digne d’une production hollywoodienne (Rire…)

En retour, Brooks a aussi su nous remercier de cette distinction qu’on a « su » mettre en avant. Ainsi, Ingrid TISSOT, directrice marketing de la marque américaine et Julie son assistante, nous ont reçu juste avant Noël, dans un restaurant cosi du 1er arrondissement pour nous faire découvrir la dernière merveille technologique du pôle R&D de la marque…


LA BROOKS ADRÉNALINE GTS 19
Après une présentation vidéo exceptionnellement aussi chiadée du Marketing et incroyablement bien argumentée et illustrée par Ingrid, sur tout ce qu’a subi comme changements la dernière Brooks Adrénaline, c’est Julie qui m’a offert dans un écrin digne d’un bijou, la chaussure. Pour vous dire… Une telle présentation dans son packaging ne me donnait surtout pas envie de sortir le produit de sa cloche en verre tellement c’est somptueux.

LES CHANGEMENTS
Aussi audacieuses sont les modifications et potentiellement très controversées de la semelle intermédiaire. Ce chef d’œuvre ne met pourtant pas du tout approprié, alors je me suis aventuré à un nouvel exercice. Moi qui ai l’habitude de tester, pour une fois j’ai fait testé et j’ai observé. J’ai ainsi demandé à Antoine de faire le test pour moi.
QUI EST ANTOINE ?

Antoine, c’est un passionné. Il passe son temps avec les chaussures de course à pied. La semaine, il les vend ou il se fait former par les marques pour les vendre et le soir et le week-end, il court. Et si j’ai choisi Antoine pour me donner son avis, c’est parce qu’Antoine est objectif dans sa critique et qu’il saura mettre à profit son expérience et son expertise pour un testing de qualité. D’autre part, un aspect physiologique qui a son importance, Antoine est pronateur et la chaussure lui semble donc beaucoup plus approprié à lui qu’à moi. Enfin, Antoine mesure 1m82 et pèse 65kilos et il est très curieux de tout ce que lui offre la vie.
Quelques Stats ?

  • Type de chaussure : route (anti-pronation)
  • Sa prédécesseur : la Brooks Adrenaline GTS 18
  • Semelle intermédiaire : 12 mm
  • Poids: 312g sur la balance d’Antoine
  • prix de vente conseillé: 149€

 
RÉSUMÉ
La Brooks Adrenaline GTS 19 est une version entièrement révisée du modèle de chaussure de course sur route le plus légendaire de la marque. Le nouveau système de support est conçu pour guider, plutôt que pour corriger. Il est destiné à tous les niveaux de coureurs et s’applique à toutes les distances, du sprint jusqu’à l’ultra-marathon. Il offre une sensation de soutien stable tout en offrant beaucoup d’amorti.
https://m.youtube.com/watch?v=91Pw2DOms7o
PREMIÈRES IMPRESSIONS D’ANTOINE

  • Pas de changement de prix par rapport au modèle précédent
  • Excellent amorti
  • Système de soutien innovant
  • Belle tige en mesh
  • Bonne chance pour faire mieux que ce qui avait déjà bien fonctionné avant sur le précédent modèle
  • Légèrement plus lourd que le modèle précédent (d’ailleurs c’est assez récurent paraît-il me dit Antoine, chez toutes les marques, le chaussures s’alourdirait ?)

Guiderails pour remplacer le « DRB »
Le principal changement apporté à l’Adrenaline GTS 19 est l’élimination de leur arceau de sécurité diagonal (DRB), qui avait pourtant fait ses preuves. C’était le morceau de semelle intermédiaire le plus ferme du côté de l’arche de la chaussure, généralement de couleur Gris, qui était utilisé pour réduire la pronation du pied. Mais amoureux des modèles précédents, ne pleurez pas ! Gardez à l’esprit que la Adrénaline GTS 19 est toujours une chaussure de soutien.

LE SOUTIEN
Pour comprendre la différence, voyons rapidement comment fonctionnait l’ancien DRB. Alors, imaginez que vous teniez la bonne chaussure de sorte que vous regardiez le dos avec les orteils dirigés directement vers vous. Le DRB était une section diagonale de matériau plus ferme qui mesurait environ un millimètre de hauteur sur le côté extérieur (bord droit) et montait à travers la chaussure jusqu’à la hauteur totale de la semelle intermédiaire à l’intérieur (bord gauche). Celui-ci était ensuite recouvert d’une mousse d’amortissement plus douce afin que votre pied ne soit jamais en contact direct avec le DRB. Cela a tellement bien fonctionné que le pied penchait vers l’intérieur (vers la voûte plantaire). Ainsi l’arrière du pied tout entier aurait tendance à remonter. Quel impact ? Cela  ralentirait les forces de pronation et aiderait à réduire les blessures liées à la pronation. Les « guides » reposent toujours sur différentes densités de semelle intermédiaire, mais la méthode est modifiée. Alors maintenant, imaginez une vue du dessus et un morceau asymétrique de matériau plus ferme en forme de fer à cheval autour de l’extérieur du pied arrière. Cela berce le talon et aide à guider le pied dans sa démarche naturelle. Un peu comme des pare-chocs dans un bowling. L’avantage de cette méthode est que vous travaillez avec le corps plutôt que contre lui. Cela signifie également que si vous faites un pas irrégulier et peut-être que votre pied roule vers l’extérieur, alors les « guides » vous remettrons dans l’axe à nouveau. Cela signifie également que l’amortissement directement sous le talon peut être beaucoup plus doux.
Midsole – Nouveau support
La DRB a donc été remplacée par des rails de guidage. Cela offre la possibilité d’un meilleur amorti car il n’ya pas de DRB sous le talon cette fois. Brooks a ajouté son nouveau coussinet extra-doux DNA Loft, en plus de son matériau de semelle intercalaire BioMoGo DNA éprouvé. Ils comportent toujours un coussinet de protection segmenté intégré dans le talon, ce qui permet à la chaussure de s’adapter à une variété d’impact sur le talon tout en offrant un atterrissage en douceur.

LE MESH
La partie supérieure de l’Adrenaline GTS 19 est absolument magnifique. Il utilise un maillage très similaire à celui du GTS 18, avec un chausson plus épuré et des trous de ventilation légèrement plus grands. Les empiècements 3D Fit-Print sont toujours là et ils ont un look fantastique. Ils sont également positionnés de manière asymétrique autour de la zone de la selle pour mieux épouser la forme du pied. La plupart des autres éléments de la tige, sont restés conformes à ceux de l’Adrenaline précédent. Par conséquent, les coureurs qui s’intègrent bien dans le GTS 18 devraient aimer la 19.
DISPO DE LARGEURS 

Particularité de chez Brooks le fait remarquer Antoine :
« Des largeurs plus larges sont également disponibles » !
ALORS EST-ELLE POUR TOI ?
Antoine conseille toujours une évaluation biomécanique à chaque nouvel achat de chaussures de course à pied, et même si vous savez quel type de coureur vous êtes. Allez ainsi voir un spécialiste en magasin qui a été formé et dont l’expertise vous permettra au mieux de mettre en adéquation vos besoins aux caractéristiques de la chaussure. Toutefois, si vous souhaitez acheter en ligne et que vous ne pouvez pas obtenir d’avis, voici quelques attributs pour vous aider à décider si l’Adrenaline GTS 19 est faite pour vous ou pas :

  • Il s’agit d’une chaussure de course sur route longue distance à support modéré.
  • Le support offert par les rails de guidage affectera désormais la foulée plus longtemps. Ainsi, plutôt que de corriger simplement le premier tiers du cycle de marche, il est conçu pour guider votre pied tout au long du cycle de marche. Cela le rend plus favorable pour ceux qui attaquent talon mais aussi pour ceux qui sont medio pied.
  • La technologie unique du système de rail de guidage devrait pas avoir d’impact limitant chez ceux qui ont une foulée neutre non plus. Mais difficile à confirmer avant d’avoir vu un supinateur essayer la chausse par exemple.

POUR CONCLURE 
En quelques lignes de résumé, l’Adrenaline GTS 19 est une chaussure à la fois stable et « coussinée ». Ça en fait une chaussure très confortable dans la quelle on se sent tout de suite bien et en sécurité. Néanmoins, elle reste d’après Antoine, personnellement pronateur, univalente et spécifique aux foulées justement pronatrices voir aux foulées neutres. Cela permet à ses utilisateurs pronateurs une protection ultime par rapport à des blessures liées justement à la pronation. D’autre part, vous en avez marre des chaussures qui s’usent aussi vite que l’éclaire foudroie. Vous voulez une chaussure de course durable à kilométrage élevé ? Elle est pour vous ! Enfin, si vous ne savez pas si les chaussures de course anti-pronation sont faites pour vous, ou si votre style de course, votre belle mécanique ou votre kilométrage ont beaucoup changé, pourquoi ne pas venir voir Antoine en magasin pour une évaluation biomécanique gratuite ? Appelez moi je vous donnerai son Messenger…
BROOKS ADRÉNALINE GTS19
Les + : sécurité, solidité, stabilité, flexibilité, confort
Les – : poids, dynamisme, « univalente »

Organisateur de courses… pas si simple

L’Organisation d’une course avec Vanessa Orchilles

Dossier réalisé par Jean-François TATARD.

Ça y est, la saison des courses sur route est lancée…

Et ce second 10kms parisien de l’année, à Vincennes m’a donné l’idée d’aller visiter l’envers du décor. Qu’est-ce qui se cache derrière une organisation ? 


Rendons à César ce qui appartient à César, c’est Cedric Mousseau responsable Media pour un acteur majeur de la course à pied qui m’a soufflé l’idée. Mais si vous trouvez que le dossard est parfois trop cher ou si vous ne comprenez pas pourquoi c’est trop long à votre goût pour récupérer « votre teeshirt », ce papier aura pour objectif de vous réconcilier avec ceux qui se démènent pour vous offrir ce délicieux (ou douloureux) plaisir du dimanche matin. Et si vous affectionnez déjà particulièrement ces événements, alors l’objectif sera d’humaniser l’organisation et de vous faire découvrir qui sont ces femmes et ces hommes qui s’investissent pour le plaisir des runners.
ORGANISATEUR DE COURSES
Les courses à pied se multi­plient en France et les parti­ci­pants sont de plus en plus sont nombreux.  Qu’ils soient passionnés, compé­ti­teurs ou amateurs, en famille, en équipe ou seuls. Ce sont autant de courses possibles : trail, course nature, course à obstacle, et plus traditionnellement le 10 bornes sur route ou encore le semi, le 20 bornes et même le marathon. Après avoir participé à quasi tous les formats possibles et toutes les types d’organisation qui existent, je pourrais vous en présenter plusieurs. Du petit organisateur de l’association du village à ASO, le mastodonte du milieu. Mais j’ai choisi volontairement de vous présenter une organisation en prenant l’exemple de Sport Passion Organisation.
SPORT PASSION ORGANISATION:

Sport Passion, c’est l’histoire évidemment d’une passion : la course à pied ! C’est Michel Orchilles, un marathonien confirmé depuis plus de 20 ans qui s’est lancé le pari fou en 1997 de créer des évènements alliant qualité et convivialité en région parisienne. Aujourd’hui, avec poigne et charisme, c’est sa fille Vanessa qui a pris le relais. Et fort de ce succès, l’équipe qui s’est composée autours de cette jeune femme cathodique se constitue de gens excessivement passionnés et de professionnels qui mettent à profit aussi bien leur expertise que leur créativité au service de nous autres, coureurs à pied qui souhaitons concrétiser ou nous accomplir avec cette fois un dossard sur le ventre.

UN TRAVAIL D’ÉQUIPE 
Comme tout événement, cela demande de l’organisation (tiens justement), de l’anticipation et un travail d’équipe. Toutes les courses ne s’organisent pas de la même façon. Des exemples il en existe plusieurs : un marathon ne s’adresse pas au même public qu’une course nature ou ce format un peu nouveau qui est la course d’obstacles.
ÉCOUTE & OBSERVATION
Si en soi, le sport est toujours le même, ce sont surtout l’ambiance, les parti­ci­pants et le lieu qui donne le ton. Ainsi, l’organisateur s’adapte au participant. Cela nécessite de l’écoute et de l’observation. Ce n’est pas le runner qui s’adapte mais bien l’organisateur qui répond à un « besoin ». En fonction de ce qui est identifié, l’organisation met en avant des particularités bien appropriées. Cela nécessite dans une seconde étape et avant même l’établissement du cahier des charges d’évaluer les besoins en ressources humaines, mais aussi les plans, la logistique en adéquation ou encore les autorisations communales, territoriales, préfectorales, etc. En tenant compte aussi des arrêtés et que notre pays est encore sous plan vigipirate.
L’ORGANISATION PAR ÉTAPES
Il y a quelques incontournables. L’idée de la course peut venir d’un lieu ou d’un nom, mais ensuite c’est l’organisateur, comme Vanessa qui valide les étapes pour organiser sa manifes­tation sportive dans les règles et en lien avec le lieu choisi et plusieurs autres condi­tions.
QUELQUES CONDITIONS
Quand tu vois le déroulement du récent 10kms de Vincennes, tu ne t’imagines pas toutes les conditions que nécessitent une telle organisation. Tu te doutes qu’il y a un peu de boulot mais finalement, tu prends ton dossard, tu l’accroches, tu cours, tu termines, au passage t’en chies un peu (enfin j’espère) et puis tu récupères ta médaille et tu vas siroter quelques boissons, manger des collations et profiter de ce ravitaillement qui ressemble parfois plus à un super banquet. Mais derrière, il y a un travail considérable…
LA CONFORMITÉ 
Toutes les manifes­ta­tions de course doivent être informées auprès de la FFA (Fédération Française d’Athlétisme) afin de respecter le règlement. Et ils vont regarder tous les petits détails.

LES AUTORISATIONS
Ensuite, vous allez également avoir besoin d’autorisations. Et tu ne t’y prends pas un mois avant. C’est un investissement sur des mois et des mois et même des années. Les autorités administratives vont pas nécessairement accepter que vous bloquiez la route. Des axes qui parfois sont très convoités par les automobilistes.
LES ASSURANCES 
On n’est pas à l’abris mais il peut y avoir « de la casse ». Des casses matérielles mais aussi humaines. Je ne veux pas vous faire peur mais des malaises ou pire ça arrive. Ou en tous les cas il fait les prévoir. Ainsi, l’organisateur se couvre avec une assurance responsabilité civile.
LA SÉCURITÉ 
Un autre point crucial, la sécurité. Il faut médicalement couvrir les participants. Regardez le nombre de secouristes qui accompagnent les organisations. Il y a même des médecins parfois. La sécurité c’est aussi les gens au carrefour. Comptez le nombre mais ce sont des dizaines et des dizaines de signaleurs sur un simple 10 bornes. Pour pas dire une centaine.
ET DES COUREURS…
Tu peux avoir tout bien fait et faire un fiasco. Tu peux avoir une orga au top, si t’as pas de coureurs : tout tombe à l’eau ! Alors, cela nécessite un troisième investissement, celui d’attirer les foules. Ça passe par une plate­forme d’inscription pour vos ventes de dossards. Avec : Le formulaire et toutes les infos précieuses à récolter, c’est même parfois du « data sourcing », mais c’est le jeu. D’où viennent-ils ? à quelles autres courses ont-ils participé ? comment ont-ils entendu parler de cette course ? Il faut aussi récupérer les certif médicaux, les licences ou autres justifs. Mais il y a aussi le prix. On se pleint souvent que c’est cher mais quel est le prix ? Combien pour un dossard au 10kms de Vincennes par exemple ? Pas simple à établir non plus le positionnement du prix (pour pas dire du « prix du plaisir »). Et puis il faut peut-être des sas en fonction des niveaux et des meneurs d’allure posté toutes les 5 ou 10 minutes (Clein d’œil à Dominique Chauvelier). Il faut penser aux médailles de Finisher. Ou encore que le teeshirt au moment de la prise des dossards soit aussi très joli pour laisser un beau souvenir. Faut assurer de la communication. Les flyers pour les plus anciens mais surtout : être présent sur les réseaux sociaux est devenu un incontournable. Faut se faire référencer. Si vous n’êtes pas dans les calendriers, vous êtes morts. Faut aussi animer. Un speaker c’est presque devenu obligatoire si on veut faire vivre et durer un événement. D’ailleurs, un sujet ou un portrait sur notre ami Harry Bignon pourrait être une idée pour un prochain article. On peut aussi mettre des animations. Des animateurs débauchés dans les salles de sport qui coachent le « Warm Up » façon Veronique et Davina, le micro devant la bouche une heure avant le départ, aux espaces de récup avec des stagiaires ostéo ou kiné qui font leur gamme pour masser, il est indispensable de prévoir un accompagnement de proximité de l’inscription au contrôle de son chrono le lendemain sur internet. D’ailleurs, cela me fait penser, qu’il faut aussi dénicher des photographes. En tous les cas, Ça en fait des choses et j’en oublie…

POUR CONCLURE 
Finalement, sans autorisations ni cahier des charges, comme souvent je transgresse la conformité et les règles de sécurité, en écrivant ce papier qui avait juste pour objectif de faire un clin d’œil aux organisateurs. Merci Sport Passion Organisation, Merci Vanessa, Et Merci à tous les organisateurs de France et de Navarre de nous permettre de donner une raison de vivre à nos épingles à nourrice et plus sérieusement de rendre autant de joie à tous les coureurs chaque dimanche matin…

5 semaines avec la FujiTrabuco 7 Asics

Asics et la FujiTrabuco 7 Trail

Par Romain FROCIONE 
Avant de vous faire partager le résultat de mon test de la Trabuco dans sa dernière version, je vous raconte une histoire ?
Généralement, c’est assez souvent le même préambule avec l’origine des marques de runnings.
L’histoire veut qu’un jeune cordonnier japonais ait eu pour objectif la fabrication et la commercialisation de chaussures pour le basket. Onitsuka observa les mouvements des basketteurs, et donna naissance à la première Onitsuka Tiger. Avant de s’appeler Asics, Asics s’appelait Onitsuka. Fort de son succès, ce n’est qu’en 1951 que la marque se fera connaître dans le monde de la course à pied avec le modèle Tiger, porté par un athlète qui remporta cette année là le marathon de Boston.
Pourquoi Asics ?
Derrière ce mastodonte du running business se cache une phrase très philosophique. Asics est l’acronyme de l’expression latine : « anima sana in corpore sano » littéralement traduit « un esprit sain dans un corps sain ».

Bon allez, go, testons la Trabuco avec mon corps saint de 90 kilos !
PREMIÈRE IMPRESSION
Pour moi, la Trabuco paraissait banale, une chaussure lourde, mais confortable, c’est une chaussure polyvalente ! Ce ne qui ne constitue pas forcément une qualité. Pourquoi ? Parce que qui dit polyvalent, dit moyen partout & donc excellent nulle part…

DEUXIÈME EFFET KISS COOL
Et bien autant vous dire qu’après plusieurs entraînements de trail avec la nouvelle  FujiTrabuco 7 je me suis dit : « Wouaaaah ! »

DANS LE DÉTAIL 
J’ai déjà couru il y a quelques années en arrière avec une Trabucco 6 qui m’avait fortement plu avec son accroche son look c’était à l’époque les chaussures à tout faire. L’inconvénient était son amorti ! Plutôt raide surtout sur une SaintéLyon avec 90 kilos dessus !!! Fort heureusement, elles ont survécu et moi aussi…
UN LOOK, UNE AGRESSIVITÉ & UNE ACCROCHE 
La Trabuco 7, nous propose un look bien plus agressif avec de gros crampons.
C’est la grosse évolution à première vue de la chaussure. Une semelle bien plus agressive que par le passé.
Mais bien plus encore avec la nouvelle technologie L’AsicsGrip qui va permettre une accroche nettement meilleure.

COMMODITÉ & PRACTICITÉ 

 

On remarquera aussi le rangement des lacets dans la languette, je trouve ça vraiment top surtout pour un sanglier comme moi qui a multiplié les casses de lacet. 


LE CONFORT 
Parlons un peu du confort ! Le confort de la Trabucco 7 me rappelle un peu celui de la Asics Nimbus. Le chausson est bien conçu et vraiment confortable ! Que ce soit sur du « long » ou sur du « court ».
POUR CONCLURE
Le Test de la trabuco 7 m’a confirmé qu c’est une chaussure lourde sur le papier, mais pourtant dynamique dans la pratique. C’est une chaussure qui m’aurait vraiment plu sur la « Synthé Lyon 2018 ». Avec une telle accroche, la boue n’a qu’à bien se tenir ! Je l’ai testée un peu sur bitume et elle a du répondant pour une chaussures de trail.
J’en conclue que c’est une bonne chaussure pour tout usage, y compris pour des ultras Trail !

 
Caractéristiques Asics Gel FujiTrabuco

  • Poids 335g
  • Drop 8mm
  • Méta 12mm
  • Talon 20mm

Usage: Du moyen à l’Ultra
Points forts: Confort, Polyvalence
Points faibles: Poids conséquent ~335g
 
 

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