La bonne heure pour courir

Lorsqu’il s’agit de choisir l’heure d’aller courir, les coureurs à pied ont tous leurs petites habitudes. Certains privilégieront de chausser les baskets le matin. D’autres le soir. Certains sur la pause dej’. Bref, s’agit-il de convenances personnelles ou existe-t-il réellement un moment de la journée à privilégier ? 
Par Jean-François Tatard – Photos : Brooks/DR
 
Vous pourrez dire ce que vous voulez, physiquement parlant, les premières heures de la journée ne sont pas propices à s’entraîner… En effet, le matin la température corporelle est au plus bas. D’autre part, les muscles et les tendons sont encore bien raides. Et cela ne s’arrange pas en vieillissant. Il faut quelques kilomètres avant que la foulée ressemble à quelque chose. De plus, quel que soit le niveau de chacun, on ne ventile pas aussi bien au saut du lit qu’en plein milieu de journée. D’ailleurs, la sensation à l’effort est souvent plus difficile le matin qu’en fin de journée. Physiologiquement, le corps a aussi moins de réserves après la nuit. Et même avec un bon petit dej. Ne parlons même pas de l’entraînement à jeun, qui présente néanmoins d’autres avantages. Néanmoins, l’entraînement au chant des merles et au lever du jour est plein de vertus. C’est d’ailleurs une excellente manière de démarrer  la journée et de se préparer de manière dynamique pour le boulot. Courir le matin est aussi un exercice qui forge un mental fort. Et puis enfin, la plupart du temps les courses se déroulent le matin alors autant s’y habituer un peu aussi.  S’il faut privilégier un type de séance sur ce créneau, alors mieux vaut se diriger sur des sorties à allure d’endurance qui ne montent pas trop dans les tours et qui n’excèdent pas plus d’une heure.

Sur la pause déjeuner

Beaucoup sont ceux qui profitent d’écourter ou de supprimer le repas du midi pour chausser les baskets. L’avantage c’est que généralement l’organisme est déjà plus en forme à cette heure-là. Alors autant en profiter pour y placer une séance dite d’intensité. Les avantages sont multiples : cela permet de laisser le temps à l’organisme de digérer les entraînements soutenus et de laisser au cœur le temps de redescendre à un niveau de pulsation cohérent. Et puis c’est aussi le moment de la journée où le niveau de fatigue est sensé être le moins élevé. S’il faut privilégier une séance sur ce créneau, alors mieux vaut se diriger vers des séances courtes mais de qualité. On peut ainsi imaginer un échauffement de 20 minutes puis 10 ou 12 x 400m sur la piste à côté du boulot. Puis 10 ou 15 minutes de retour au calme.

En fin de journée

Les médecins disent que c’est entre 17h et 19h que l’organisme est le plus efficace. C’est le moment de la journée où le corps atteint sa pleine puissance musculaire et capacités pulmonaires : tous les voyants sont au vert ! Alors quand l’emploi du temps le permet, il est forcément plus logique de s’entraîner avant de dîner. Néanmoins, la difficulté si elle existe c’est de se motiver après une journée de travail. En effet, il est souvent difficile de se faire autant violence après avoir passé la journée « au charbon ». D’ailleurs on constate que les coureurs du matin sont plus réguliers dans leurs entraînements que ceux du soir. S’il faut privilégier une séance sur ce créneau, alors mieux vaut se diriger vers des séances à l’allure cible de la compétition. On peut ainsi imaginer un échauffement de 20 minutes puis 8 x 1000m sur la piste à allure du 10 km. Puis 10 ou 15 minutes de retour au calme.

Mais courir n’est pas uniquement synonyme de performance

 
S’il existe une seule vraie contrainte, c’est celle du temps. Et plus précisément celle de l’emploi du temps. L’entraînement ne doit pas être source de déséquilibre et d’anxiété. Au contraire ! Il faut donc conjuguer la course à pied avec la famille et le boulot. Et puis la seule vraie performance c’est encore celle d’être le plus heureux. Alors, s’il s’agit d’épanouissement, peu importe l’heure que vous choisirez pour allez vous entraîner. Peu importe le temps quel vous y consacrer. Peu importe l’endroit approprié ou non approprié. Mais pourvu que vous sachiez toujours vous adaptez.

 

EcoTrail Paris

LES 16 ET 17 MARS 2019.

Les trails de l’EcoTrail Paris 2019 affichent complet.

Le succès de l’épreuve parisienne ne cesse de croître, en témoigne le nombre d’inscriptions pour cette 12e édition, qui atteint de nouveaux sommets plus d’un mois avant la course, avec près de 11500 trailers attendus.
– Au programme : le mythique 80km et son arrivée au 1er étage de la tour Eiffel, mais aussi le trail 45km, 30km et 18km. Nouveauté cette année : les arrivées du 45km et du 30km se feront au Trocadéro offrant aux traileurs une vue imprenable sur la tour Eiffel.
-> 18km : 3200 inscrits (record)
-> 30km : 3700 inscrits (record)
-> 45km : 2000 inscrits
-> 80km : 2700 inscrits (record)
Plus d’informations sur les parcours sur : https://paris.ecotrail.com/fr
 Les randonnées et marches nordiques : en clôture de l’événement, le dimanche 17 mars 2019, 3 randonnées et 3 marches nordiques réunissant 1 500 à 2 000 participants à travers les départements du 75, 78, 92 et 94 se termineront autour d’un buffet festif, au Salon Destinations Nature situé à Paris Porte de Versailles.
Il reste encore des places pour ces épreuves de loisir : https://paris.ecotrail.com/fr/course-ecotrail-paris/les-randonnees

L'intérêt de l'analyse de sang

Le sport comme la plupart d’entre nous le pratiquons, s’éloigne assez souvent du sport santé. C’est la raison pour laquelle il est aussi important d’être suivi médicalement. Non pas qu’il faille y aller toutes les semaines mais un bilan sanguin complet au moins une fois par an peut nous permettre de nous préserver de bon nombre de problèmes. Mais alors pourquoi ? Quoi ? Quand ? Où ? Qui ? Comment ? 
Par Jean-François Tatard – Photos : DR

Mes douze années dans l’industrie du diagnostic sanguin ne m’ont pas uniquement permis de gagner ma croûte. Ces années d’expérience m’ont aussi permis de mieux comprendre ce qu’il se passe dans le corps grâce à l’interprétation des paramètres sanguins.
OBJECTIFS
Lorsqu’on fait une prise de sang, en fonction des résultats, il y a plusieurs pistes qu’on est en mesure de diagnostiquer. Quand je dis « on », je parle du médecin. Car en effet, l’objectif de ce papier n’est pas que vous vous transformiez en biochimiste ou que vous vous preniez pour un médecin. Mais juste que vous compreniez l’intérêt d’une prise de sang et de ses résultats. Ainsi, la prise de sang va nous permettre par l’interprétation du médecin de diagnostiquer une pathologie éventuelle ou de suspecter des déficiences nutritionnelles. 
QUELS EXAMENS ?
Parmi les différents examens biologiques qu’il existe, chacun aura une fonction différente. Ainsi, pouvons-nous retrouver les possibilités d’examens suivants :
• NFS
• Bilan inflammatoire
• Bilan ferrique
• Bilan lipidique
• Bilan glycémique
• Bilan ionique
• Bilan Enzymatique
• Bilan rénal
• Bilan hormonal

LA NFS 
La Numération Formule Sanguine (NFS) permet de diagnostiquer des anomalies hémolytiques, inflammatoires, infectieuses et/ou carentielles. Voici ce qu’on y retrouve :
Les Hématies : il s’agit du nombre de globules rouges par mm3 de sang. Leur rôle est de transporter l’oxygène vers les muscles. Un chiffre bas diminue le rendement énergétique du runner.
L’Hémoglobine (Hb) : c’est la protéine intervenant dans le transport de l’oxygène. Plus la valeur est haute, meilleur est le transport. Néanmoins avec la fatigue, l’entraînement et les compétitions, cette valeur diminue.
L’Hématocrite : c’est le pourcentage correspondant au volume de globules rouges (GR) présent dans le sang. Plus ce taux est élevé, meilleure est l’oxygénation des tissus. Avec la fatigue, l’entraînement et les compétitions, ce taux diminue aussi.
Le Volume Globulaire Moyen (V.G.M.) : il s’agit de la taille moyenne des GR. Une valeur trop élevée indique des GR trop gros et donc limités dans leur déplacement au niveau sanguin. Les muscles seront donc moins bien approvisionnés en oxygène.
Les Plaquettes : ou leur nombre par mm3 de sang. Elles interviennent dans la coagulation. Une valeur élevée reflète souvent une infection et/ou une inflammation.
Les Leucocytes : ou le nombre de globules blancs par mm3 de sang. Une hyperleucocytose est normale après un effort intense et soutenu, après un stress important. Pathologiquement parlant, elle est associée à des phénomènes inflammatoires et infectieux.
BILAN D’INFLAMMATION
Ou la Vitesse de Sédimentation (VS) qui correspond au temps nécessaire aux éléments sanguins pour sédimenter. La VS dénote un état inflammatoire chronique mais non spécifique. Existe aussi la Protéine C-Réactive (CRP). Elle est une protéine qui s’élève très rapidement au cours de processus inflammatoires et reflète une inflammation aigüe. Cela peut être secondaire à une infection, un traumatisme articulaire ou musculaire, ou à une intolérance de la charge d’entraînement.

BILAN FERRIQUE
Rien de féérique, quoi que… Dans le bilan ferrique deux choses nous intéressent : le fer sérique et la ferritine.
– Le Fer sérique correspond au fer contenu dans le sérum. Je vous le rappelle mais le fer participe à la formation de l’hémoglobine (localisée au niveau des globules rouges dans le sang) et de la myoglobine (au niveau des tissus musculaires). Son rôle est crucial. Il intervient dans le transport de l’oxygène dans l’organisme. Et ainsi une carence provoque très souvent une sensation de fatigue.
La Ferritine, elle, est une protéine de stockage du fer qui permet de réguler l’absorption du fer en fonction des besoins de l’organisme. En cas de carence importante en fer, d’hémorragies, de régime végétarien mal équilibré, le taux de ferritine dans le sang a tendance à être très bas.
Et il y a l’inverse. En cas de surcharge en fer du sang, à l’inverse, le taux de ferritine a tendance à être élevé et se voit en cas de syndromes inflammatoires, infectieux, d’hépatite aigüe ou d’hémochromatose par exemple.
INTERPRÉTATION 
Le Fer sérique et la Ferritine participent au diagnostic de l’anémie chez le sportif (ferriprive ou hémolytique) et permettent de connaître le cause, souvent corrélée à une carence martiale. Les phases d’entraînement et de compétitions entraînent une diminution de l’hématocrite et du taux de l’hémoglobine. L’anémie peut correspondre aussi à une élimination excessive du fer par transpiration, une augmentation de l’élimination secondaire à des troubles digestifs (diarrhées, syndrome de malabsorption…), une alimentation pauvre en fer. Les symptômes de l’anémie fréquemment rencontrés sont la fatigue, une contraction musculaire moins efficace et une diminution des capacités de performance. Une alimentation adaptée et un traitement éventuellement permettent de revenir à un état d’homéostasie interne.
BILAN LIPIDIQUE 

Dans le Bilan Lipidique, il y a les Triglycérides (TG), le Cholestérol et ses fractions LDL et HDL. Vous souvenez-vous ? On pose souvent la question « c’est du bon (HDL) ou du mauvais (LDL) cholestérol ? ». Ainsi, le dosage des deux est utile pour détecter d’éventuelles hyperlipidémies familiales, avec pour objectif par la suite d’orienter vers une alimentation prophylactique visant à minimiser leur taux sanguins. Mais au fait pourquoi il y a un bon et un mauvais ? Le « bon cholestérol » ou HDL-cholestérol récupère l’excédent de cholestérol au niveau des cellules pour le ramener au foie et favoriser son élimination, c’est le « nettoyeur » des artères de l’organisme. Une valeur basse est un facteur de risque cardiovasculaire. Le « mauvais » cholestérol ou LDL-cholestérol, apporte le cholestérol aux cellules. Leur oxydation entraîne le dépôt sur les artères. Une valeur élevée est un facteur de risque cardiovasculaire.
BILAN GLYCÉMIQUE
Le dosage de la glycémie permet de dépister un diabète éventuel ou de contrôler un diabète connu. La glycémie est fondamentale pour le sportif. Elle est variable au cours de la journée, est fonction de l’entraînement, du moment pré-, per- et post-effort, de la nutrition mise en place (notions d’index glycémique des aliments, de composition des repas,…). Le risque le plus important chez un sportif diabétique est l’hypoglycémie, souvent pendant ou après l’effort. Une baisse de la glycémie, voire une hypoglycémie est synonyme de contre-performance, voir d’abandon dans les cas extrêmes du fait d’une diminution des capacités de l’athlète.

BILAN IONIQUE 
Pour faire simple les ions ce sont : le Sodium, le Potassium et le Chlore. Ainsi, les taux de sodium et potassium, appelés respectivement Natrémie et Kaliémie, est intéressante pour les sportifs. Concernant le potassium, c’est un ion intervenant dans la contraction cardiaque, la régulation de la pression osmotique intracellulaire et donc dans le contrôle de la teneur en eau des cellules, qui a un rôle dans la transmission de l’influx nerveux, la tension artérielle, l’anabolisme glycogénique. Pour les sportifs qui ont d’ailleurs des troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie avec vomissements provoqués, …) dans un but commun, celui de maigrir, présentent comme risque majeur une hypokaliémie qui peut entraîner des risques cardiaques et musculaires (et notamment faciliter l’apparition de crampes). Quant au sodium, il contribue au bon fonctionnement neuromusculaire et au maintient de la pression osmotique, le dosage est pertinent lors d’entraînements et/ou de compétitions en climat chaud, où l’effet sur la natrémie est une augmentation. L’hyponatrémie, moins courante, peut se voir dans les cas de dénutrition et/ou malnutrition par rapport à des besoins importants liés à l’activité sportive. Enfin, le chlore participe au maintien de l’équilibre osmotique. Une déficience peut favoriser l’apparition de crampes musculaires, d’une fatigue nerveuse et/ou musculaire.
IL Y A AUSSI LE CALCIUM & LE PHOSPHORE 
Le calcium agit au niveau de la constitution des os et des dents, de la contraction musculaire, la régulation du rythme cardiaque, aussi dans la coagulation sanguine. Une déficience augmente le risque de micro-fractures et fractures de fatigue, une faiblesse musculaire. Le phosphore joue, lui, un rôle dans l’absorption et la fixation du calcium sur la trame osseuse, dans l’équilibre acido-basique et participe au métabolisme énergétique (ATP, Créatine Phosphate).
LE MAGNÉSIUM 
C’est un élément minéral central qui intervient dans plus de 300 réactions métaboliques, c’est un véritable « activateur » enzymatique lorsqu’il est non-déficient. Il favorise la relaxation sur le plan neuromusculaire et donc la récupération. En effet, il participe à la transmission de l’influx nerveux, à la contraction musculaire, potentialise l’utilisation du glycogène au niveau cellulaire. Une déficience peut avoir des effets secondaires néfastes à type d’irritabilité musculaire (tétanie, spasmophilie), crampes, fatigue physique et nerveuse. Des troubles du rythme cardiaque, de l’hypertension artérielle, des troubles digestifs et des manifestations psychiques (hyperémotivité, anxiété), troubles du sommeil peuvent aussi apparaître. C’est le magnésium au niveau du globule rouge qui est dosé, appelé magnésium érythrocytaire, et qui reflète le mieux l’état de notre stock (comparé au magnésium plasmatique). Le saviez-vous ? La moitié des sportifs seraient carencés. Pourquoi ? La sueur pardi ! En effet, les pertes par la sueur sont à prendre en compte dans la diminution du taux de magnésium et d’ailleurs notez-le mais une complémentation est le plus souvent nécessaire lors des phases d’entraînement intense.

BILAN ENZYMATIQUE
SGOT, ASAT, SGPT et ALAT : Ça vous dira forcément quelque chose mais c’est quoi ?
– ALAT : Alanine-Aminotransférase (SGPT, Sérum Glutamopyruvate Transférase),
– ASAT : Aspartate-Aminotransférase (SGOT, Sérum Glutamooxaloacétate Transférase)
Les transaminases sont des enzymes ayant une activité métabolique (entre acide aminé et acide α-cétonique) à l’intérieur des cellules. Ces enzymes sont présentes dans plusieurs tissus (foie, coeur, reins, muscles…) reflétant ainsi l’activité du foie et du coeur. Les ALAT se retrouvent essentiellement dans le foie, les reins et en faible quantité dans les muscles striés et dans les globules rouges. Les ASAT se retrouvent plus dans les muscles striés, les globules rouges et dans le foie. Une diminution de la valeur des transaminases peut suspecter une déficience en vitamine B6. Les causes d’une augmentation peuvent être dues à des efforts et/ou à des traumatismes musculaires, un problème cardiovasculaire type infarctus du myocarde, une pancréatite. Chez la femme, les contaceptifs oraux peuvent altérer le bilan sanguin.
– PHOSPHATES ALCALINES : les phosphatases alcalines sont des enzymes qui se trouvent dans plusieurs types de cellules : la muqueuse intestinale, le rein, foie, os et cerveau. Les phosphatases alcalines augmentent dans deux pathologies : les affections hépatiques (hépatites, infections hépatiques, ictère…) et les affections osseuses (convalescence de fracture,…).
– LA LDH : la LDH est une enzyme importante dans le métabolisme des glucides, présente dans certains tissus de l’organisme comme le muscle cardiaque ou myocarde, les hématies, les reins, les muscles squelettiques et le foie. Une augmentation de son taux peut se voir lors d’une hémolyse, un effort violent entraînant une « casse » musculaire (exercices excentriques par exemple).
– LA CPK : la CPK est une enzyme dont la présence dans le sang permet d’aider au diagnostic d’atteinte musculaire, cardiaque ou cérébrale étant donné sa présence dans ces trois tissus. Une élévation peut être due à un traumatisme musculaire type choc, entraînement intense, piqûre intramusculaire… Les enzymes ALAT, ASAT, CPK et LDH sont des marqueurs importants de pathologies cardiaques, musculaires ou hépatiques. En résumé, l’élévation des trois premières orientent vers l’état de surentraînement et le risque de blessures graves.
BILAN RÉNAL 
On entend par bilan rénal : l’Acide Urique et l’Urée.
https://www.youtube.com/watch?v=HfqfqZFyziY&app=desktop
C’est une molécule quasiment insoluble dans l’eau résultant de la dégradation et de l’excrétion des purines (molécules azotées composant l’ADN, l’ATP…), véritable marqueur biologique d’intolérance à l’entraînement. Une valeur trop élevée reflète une hyperuricémie, très fréquente chez le sportif. Cela peut favoriser la survenue de pathologies musculaires, tendineuses, articulaires, voir rénales (calculs rénaux). L’alimentation du sportif, souvent les diététiques hyperprotéinées, associée à une hydratation non adaptée augmente le risque. Associée à cela, l’hyperurémie (taux d’urée, produit du catabolisme des protéines formé dans le foie à partir de l’ammoniac dans le sang) est aussi fréquente et corrélée à une faible hydratation, une alimentation riche en protéines, un catabolisme protidique accru des tissus…
QUANT À LA CRÉATININE…
La Créatinine et la Clairance à la créatinine. Ce sont les deux poses qui nous intéressent… La créatinine résulte de la dégradation de la créatine à l’effort dans le muscle et est éliminée par les reins. En temps normal, la créatinine est éliminée par les reins dans les urines. Dès que son taux augmente anormalement dans le sang, cela montre une fonction rénale insuffisante. Sa concentration diminue, à l’opposé, si les masses musculaires diminuent car ce sont les muscles qui produisent la créatinine. La clairance à la créatinine est l’un des meilleurs marqueurs de la fonction rénale. Elle est calculée à partir des résultats des dosages de créatinine dans le sang et les urines. Elle peut aussi être estimée à partir du dosage de la créatinine dans le sang (créatinine plasmatique) et en connaissant l’âge et le poids du patient. Une valeur diminuée reflète une fonction rénale insuffisante.
BILAN HORMONAL 
3 axes nous intéressent dans le bilan hormonal. L’axe corticotrope. L’axe gonadotrope. Et l’axe somatotrope.
L’Axe corticotrope c’est le Cortisol. Ainsi, le cortisol c’est une hormone stéroïde sécrétée par le cortex de la glande surrénale. C’est une donnée très intéressante pour évaluer la tolérance à l’entraînement et aux charges imposées. Son activation est directement corrélée à une adaptation physiologique à l’exercice en fonction du volume et de l’intensité. Son augmentation est corrélée positivement à ces deux paramètres. Néanmoins, un taux bas peut signaler une prise de corticoïdes, et une hypercortisolémie peut avertir par rapport à un stress important (phase d’entraînement intense,…).
L’Axe gonadotrope c’est la Testostérone. Hormone stéroïdienne, principalement sécrétée par les testicules chez l’homme mais aussi, par les glandes surrénales (homme et femme). C’est un paramètre recherché souvent avec le cortisol. Le taux sanguin en testostérone est corrélé positivement à un entraînement intensif et volumineux (en d’autres termes en résistance). Un protocole d’entraînement en endurance a tendance à avoir l’effet inverse (diminution de la testotéronémie).
– L’Axe somatotrope c’est l’Hormone de Croissance (GH ou Growth Hormon). L’hormone de croissance, ou somathormone, est une hormone secrétée par les cellules somatotropes de la partie antérieure de l’hypophyse. L’intensité de l’effort augmente la sécrétion de l’hormone de croissance. Néanmoins, l’âge (diminution), la composition corporelle (plus le pourcentage de masse grasse est important, plus la sécrétion est basse), le sexe (taux moins important chez les hommes) et l’entraînement (augmentation).
POUR CONCLURE 
Votre suivi biologique est à entreprendre dans une démarche globale. Et si son résultat par la prise de sang demande évidement des qualités analytiques qu’on ne vous demande pas d’avoir, il faut vous faire accompagner. C’est une expertise. La prise de sang et ses résultats visent à la fois à optimiser les performances mais aussi à protéger votre santé. Et quand on parle de santé c’est aussi bien votre intégrité physique, que physiologique et psychologique. Ainsi, pensez-y mais un bilan biologique est, à mon sens indispensable pour ajuster les orientations liées à votre entraînement et votre programmation de courses et de compétition. Mais elle permet aussi d’adapter les charges d’entraînement et enfin de compléter ou modifier certaines habitudes ou mauvaises habitudes alimentaires ou autres…
-> VOIR AUSSI : Tous nos articles Nutrition et Santé

Organisateur de courses… pas si simple

L’Organisation d’une course avec Vanessa Orchilles

Dossier réalisé par Jean-François TATARD.

Ça y est, la saison des courses sur route est lancée…

Et ce second 10kms parisien de l’année, à Vincennes m’a donné l’idée d’aller visiter l’envers du décor. Qu’est-ce qui se cache derrière une organisation ? 


Rendons à César ce qui appartient à César, c’est Cedric Mousseau responsable Media pour un acteur majeur de la course à pied qui m’a soufflé l’idée. Mais si vous trouvez que le dossard est parfois trop cher ou si vous ne comprenez pas pourquoi c’est trop long à votre goût pour récupérer « votre teeshirt », ce papier aura pour objectif de vous réconcilier avec ceux qui se démènent pour vous offrir ce délicieux (ou douloureux) plaisir du dimanche matin. Et si vous affectionnez déjà particulièrement ces événements, alors l’objectif sera d’humaniser l’organisation et de vous faire découvrir qui sont ces femmes et ces hommes qui s’investissent pour le plaisir des runners.
ORGANISATEUR DE COURSES
Les courses à pied se multi­plient en France et les parti­ci­pants sont de plus en plus sont nombreux.  Qu’ils soient passionnés, compé­ti­teurs ou amateurs, en famille, en équipe ou seuls. Ce sont autant de courses possibles : trail, course nature, course à obstacle, et plus traditionnellement le 10 bornes sur route ou encore le semi, le 20 bornes et même le marathon. Après avoir participé à quasi tous les formats possibles et toutes les types d’organisation qui existent, je pourrais vous en présenter plusieurs. Du petit organisateur de l’association du village à ASO, le mastodonte du milieu. Mais j’ai choisi volontairement de vous présenter une organisation en prenant l’exemple de Sport Passion Organisation.
SPORT PASSION ORGANISATION:

Sport Passion, c’est l’histoire évidemment d’une passion : la course à pied ! C’est Michel Orchilles, un marathonien confirmé depuis plus de 20 ans qui s’est lancé le pari fou en 1997 de créer des évènements alliant qualité et convivialité en région parisienne. Aujourd’hui, avec poigne et charisme, c’est sa fille Vanessa qui a pris le relais. Et fort de ce succès, l’équipe qui s’est composée autours de cette jeune femme cathodique se constitue de gens excessivement passionnés et de professionnels qui mettent à profit aussi bien leur expertise que leur créativité au service de nous autres, coureurs à pied qui souhaitons concrétiser ou nous accomplir avec cette fois un dossard sur le ventre.

UN TRAVAIL D’ÉQUIPE 
Comme tout événement, cela demande de l’organisation (tiens justement), de l’anticipation et un travail d’équipe. Toutes les courses ne s’organisent pas de la même façon. Des exemples il en existe plusieurs : un marathon ne s’adresse pas au même public qu’une course nature ou ce format un peu nouveau qui est la course d’obstacles.
ÉCOUTE & OBSERVATION
Si en soi, le sport est toujours le même, ce sont surtout l’ambiance, les parti­ci­pants et le lieu qui donne le ton. Ainsi, l’organisateur s’adapte au participant. Cela nécessite de l’écoute et de l’observation. Ce n’est pas le runner qui s’adapte mais bien l’organisateur qui répond à un « besoin ». En fonction de ce qui est identifié, l’organisation met en avant des particularités bien appropriées. Cela nécessite dans une seconde étape et avant même l’établissement du cahier des charges d’évaluer les besoins en ressources humaines, mais aussi les plans, la logistique en adéquation ou encore les autorisations communales, territoriales, préfectorales, etc. En tenant compte aussi des arrêtés et que notre pays est encore sous plan vigipirate.
L’ORGANISATION PAR ÉTAPES
Il y a quelques incontournables. L’idée de la course peut venir d’un lieu ou d’un nom, mais ensuite c’est l’organisateur, comme Vanessa qui valide les étapes pour organiser sa manifes­tation sportive dans les règles et en lien avec le lieu choisi et plusieurs autres condi­tions.
QUELQUES CONDITIONS
Quand tu vois le déroulement du récent 10kms de Vincennes, tu ne t’imagines pas toutes les conditions que nécessitent une telle organisation. Tu te doutes qu’il y a un peu de boulot mais finalement, tu prends ton dossard, tu l’accroches, tu cours, tu termines, au passage t’en chies un peu (enfin j’espère) et puis tu récupères ta médaille et tu vas siroter quelques boissons, manger des collations et profiter de ce ravitaillement qui ressemble parfois plus à un super banquet. Mais derrière, il y a un travail considérable…
LA CONFORMITÉ 
Toutes les manifes­ta­tions de course doivent être informées auprès de la FFA (Fédération Française d’Athlétisme) afin de respecter le règlement. Et ils vont regarder tous les petits détails.

LES AUTORISATIONS
Ensuite, vous allez également avoir besoin d’autorisations. Et tu ne t’y prends pas un mois avant. C’est un investissement sur des mois et des mois et même des années. Les autorités administratives vont pas nécessairement accepter que vous bloquiez la route. Des axes qui parfois sont très convoités par les automobilistes.
LES ASSURANCES 
On n’est pas à l’abris mais il peut y avoir « de la casse ». Des casses matérielles mais aussi humaines. Je ne veux pas vous faire peur mais des malaises ou pire ça arrive. Ou en tous les cas il fait les prévoir. Ainsi, l’organisateur se couvre avec une assurance responsabilité civile.
LA SÉCURITÉ 
Un autre point crucial, la sécurité. Il faut médicalement couvrir les participants. Regardez le nombre de secouristes qui accompagnent les organisations. Il y a même des médecins parfois. La sécurité c’est aussi les gens au carrefour. Comptez le nombre mais ce sont des dizaines et des dizaines de signaleurs sur un simple 10 bornes. Pour pas dire une centaine.
ET DES COUREURS…
Tu peux avoir tout bien fait et faire un fiasco. Tu peux avoir une orga au top, si t’as pas de coureurs : tout tombe à l’eau ! Alors, cela nécessite un troisième investissement, celui d’attirer les foules. Ça passe par une plate­forme d’inscription pour vos ventes de dossards. Avec : Le formulaire et toutes les infos précieuses à récolter, c’est même parfois du « data sourcing », mais c’est le jeu. D’où viennent-ils ? à quelles autres courses ont-ils participé ? comment ont-ils entendu parler de cette course ? Il faut aussi récupérer les certif médicaux, les licences ou autres justifs. Mais il y a aussi le prix. On se pleint souvent que c’est cher mais quel est le prix ? Combien pour un dossard au 10kms de Vincennes par exemple ? Pas simple à établir non plus le positionnement du prix (pour pas dire du « prix du plaisir »). Et puis il faut peut-être des sas en fonction des niveaux et des meneurs d’allure posté toutes les 5 ou 10 minutes (Clein d’œil à Dominique Chauvelier). Il faut penser aux médailles de Finisher. Ou encore que le teeshirt au moment de la prise des dossards soit aussi très joli pour laisser un beau souvenir. Faut assurer de la communication. Les flyers pour les plus anciens mais surtout : être présent sur les réseaux sociaux est devenu un incontournable. Faut se faire référencer. Si vous n’êtes pas dans les calendriers, vous êtes morts. Faut aussi animer. Un speaker c’est presque devenu obligatoire si on veut faire vivre et durer un événement. D’ailleurs, un sujet ou un portrait sur notre ami Harry Bignon pourrait être une idée pour un prochain article. On peut aussi mettre des animations. Des animateurs débauchés dans les salles de sport qui coachent le « Warm Up » façon Veronique et Davina, le micro devant la bouche une heure avant le départ, aux espaces de récup avec des stagiaires ostéo ou kiné qui font leur gamme pour masser, il est indispensable de prévoir un accompagnement de proximité de l’inscription au contrôle de son chrono le lendemain sur internet. D’ailleurs, cela me fait penser, qu’il faut aussi dénicher des photographes. En tous les cas, Ça en fait des choses et j’en oublie…

POUR CONCLURE 
Finalement, sans autorisations ni cahier des charges, comme souvent je transgresse la conformité et les règles de sécurité, en écrivant ce papier qui avait juste pour objectif de faire un clin d’œil aux organisateurs. Merci Sport Passion Organisation, Merci Vanessa, Et Merci à tous les organisateurs de France et de Navarre de nous permettre de donner une raison de vivre à nos épingles à nourrice et plus sérieusement de rendre autant de joie à tous les coureurs chaque dimanche matin…

Inscriptions : faut-il prendre une assurance annulation ou non ?

Les épreuves de course à pied se multi­plient et les parti­ci­pants sont de plus en plus nombreux. Et la faute à ce succès, il faut s’y prendre de plus en plutôt pour réserver son dossard. En effet, il n’est pas rare qu’il n’y ait plus de places au moment où on souhaite s’inscrire. La question est de savoir s’il faut prendre l’assurance annulation au moment de l’inscription ou non ? Et à quoi elle correspond ?
Par Jean-François Tatard – Photos : DR

COMMENT SOUSCRIRE ?
Lorsque vous souhaitez souscrire à une garantie annulation, il vous suffit de cocher la case correspondante sur le bulletin d’inscription. L’assurance garantit tout simplement à l’assuré le remboursement de ses frais d’inscription. 
DANS QUEL CAS ?
Il est possible de lister les événements qui permettent d’obtenir un remboursement de l’inscription à la course :

  • Décès, accident ou maladie du participant assuré,
  • Décès, accident ou maladie grave (nécessitant une hospitalisation) de son conjoint, d’un ascendant ou descendant du premier degré survenant dans les trente jours précédant la manifestation,
  • Refus de visa par les autorités françaises,
  • Vol des papiers d’identité dans les 48 heures précédant le départ,
  • Convocation devant un tribunal.


LE COÛT ?
La prime à ajouter aux frais d’inscription varie d’un marathon à l’autre. Mais cela tourne souvent autour des 10 à 15 % du prix du dossard. Soit une dizaine d’euros à ajouter aux frais d’inscription pour le marathon de Paris par exemple.
LES CONDITIONS 
Toute demande d’indemnisation devra faire l’objet d’une déclaration à l’organisation de la course. Généralement au plus tard dans les 15 jours qui suivent la manifestation. Cette déclaration devra être précisée par un document officiel justifiant l’annulation de la participation, et notamment, en cas d’accident ou de maladie, d’un certificat médical et obtenu au plus tard dans les 2 jours suivant l’épreuve. Ce certificat devra faire mention de manière explicite d’une incapacité à participer à l’épreuve. 
DÉLAIS DE REMBOURSEMENT
Ce n’est pas forcément toujours gagné. En fonction des courses, ces dossiers sont étudiés dans les deux semaines suivants et les indemnités versées dans un délai qui peut aller jusqu’à trois mois. Les personnes souhaitant être remboursées par virement devront y joindre un IBAN.
LES EXCLUSIONS
Les principales clauses d’exclusion :

  • Une maladie ou un accident déjà constaté(e) avant la souscription,
  • Des troubles psychologiques ou psychiatriques, une maladie nerveuse et mentale, et leurs conséquences,
  • Une grossesse antérieure à l’inscription,
  • Une faute intentionnelle de l’assuré.

LES PARTICULARITÉS 
Toute inscription est personnelle, ferme et définitive, et ne peut faire l’objet de remboursement pour quelque motif que ce soit. Enfin, excepté pour les coureurs ayant souscrit la garantie spécifique « annulation ». Les personnes inscrites n’ayant pas participé au Marathon en question et ayant souscrit à l’assurance spécifique « annulation » pourront prétendre à un remboursement du montant de leur inscription (hors frais d’inscription liés au module d’inscription en ligne). La demande de remboursement doit néanmoins obligatoirement faire l’objet d’une demande écrite à l’organisateur. Mais regardez bien la date butoir surtout ! Parfois c’est 48 heures avant mais parfois c’est trois semaines avant. 

CONCLUSION 
Ne pas souscrire une assurance annulation constitue une fausse économie car une annulation peut vraiment coûter cher, surtout vu le budget de certains marathons. Pour un Marathon des Sables par exemple, l’assurance annulation vous offrira une protection contre certaines éventualités (maladie, urgence médicale d’un membre de la famille,…) et protégera ainsi l’investissement que représente le voyage sur le plan financier. Ce n’est évidement pas obligatoire, mais quand on voit qu’il faut parfois s’inscrire un an à l’avance pour un marathon, on peut imaginer que notre état physique peut très fortement évoluer dans ce lap de temps. Par contre, il faut être très vigilant sur les exclusions et les conditions réelles de remboursement. « Lisez bien la notice ! ». Les contrats excluent systématiquement certains risques. Et selon les contrats, une franchise est prévue pour la plupart des motifs d’annulation. Dans tous les cas pensez à bien lire l’ensemble des conditions !

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