Fais ce que je dis, pas ce que je fais

Depuis un an qu’existe Running4all, on vous y fait partager des conseils, des plans d’entraînement, des erreurs à éviter, des astuces, des anecdotes, des comptes rendus de testing. Bref, l’équipe de la rédaction met son expertise de la course à pied au service de ses lecteurs… Mais sommes-nous irréprochables ? Sommes-nous aussi légitimes au point de prêcher la bonne parole ? 

Par Jean-François Tatard – Photos : DR

FAIS CE QUE JE DIS, PAS CE QUE JE FAIS !

On s’attend toujours à ce que les gens incarnent littéralement les valeurs qu’ils soutiennent, et sans doute plus encore de la part de ceux qui sont le plus supposés calquer leur existence sur leur discours. Or, c’est la plupart du temps l’inverse qui se produit. Observez votre médecin ! Vous pensez réellement qu’il ne boit jamais d’alcool, qu’il dort 8 heures par jour, à heures régulières, qu’il sait toujours gérer son stress et qu’il mange systématiquement ses 5 fruits et légumes par jour ? Un gendarme vous pensez qu’il a toujours ses papiers sur lui et qu’il n’envoie jamais de SMS au volant ? Le coach, vous pensez qu’il prend le temps de temps de faire systématiquement ses étirements ou ses activo dynamiques avant sa séance ? On fait tous des erreurs et même plus souvent qu’on ne le pense : en état de conscience. 

QUESTION DE CHOIX

Ce n’est pas toujours facile de faire les bons choix ! Surtout quand tout nous tient à cœur et qu’on est plutôt ouvert à l’aventure et aux nouvelles découvertes. Par définition, un comportement aventurier c’est celui d’une personne dont la vie est faite de confrontations avec différents univers. Il les pénètre sans en être naturellement familier. Par simple goût de l’inconnu ou avec d’autres buts, en tous les cas sans en redouter les risques et en restant prêt pour toute aventure se présentant. Cela expose forcément à des erreurs. Si on peut appeler ça des erreurs. 

« Il existe une réelle frontière entre la pratique et la théorie ! »

Vous savez quoi ? En théorie il n’y en a pas ! Regardez à l’école : Nombreux sont les étudiants en médecine à avoir entendu la phrase : « tant que tu n’auras pas tué ton premier patient, tu ne seras pas vraiment un médecin » ! Oui, si-si, elle existe cette phrase. Heureusement, les mentalités changent, et l’enseignement évolue avec le temps, les modes, et les nouvelles technologies. La craie et le tableau noir sont ainsi remplacés par les Power Point. Mais si il existe une révolution c’est quand on passe au cours magistral, vous savez celui qui devient interactif et participatif. 

ÉVALUATION SUR COMPÉTENCES 

S’il fallait définir la raison d’une légitimité, je recommanderai d’évaluer les donneurs de leçons plus sur leurs compétences que sur leurs connaissances. C’est la différence entre le « know » & le « know how ». Cela demande des connaissances plus approfondies et du recul. C’est également le niveau de la simulation; c’est la capacité de « démontrer » son savoir (« show »). Et au sommet de la pyramide, il y a les situations en milieu réel et l’évaluation par l’observation directe (« do »). 

L’ADAPTATION 

Si le simple fait d’appliquer la théorie fonctionnait à chaque fois, ce serait quand-même bien trop simple. D’ailleurs, ça revient souvent sur running4all mais l’adaptation et la capacité à accepter le changement reste selon moi la qualité la plus grande qui existe. Prévoir l’imprévu et l’imprévisible est une qualité indispensable pour progresser. En ce sens tu peux avoir défini tous les plans, connaître les théories et les protocoles par coeur, si tu ne sais pas s’adapter, tu seras limité.

L’EXPÉRIENCE 

« Plus on a d’expérience, moins on se trompe ». Ce n’est pas qu’une théorie pour le coup, c’est le résultat de ce que j’observe. Mais si on prend la phrase dans l’autre sens, « moins on a d’expérience, plus on peut se tromper ». Pas de stress ! C’est la suite logique ! L’échec ou les erreurs n’existent pas. Ce sont juste de fabuleuses opportunités d’apprendre. Cela fait partie du processus. Il faut commencer par se tromper. D’ailleurs cela est très personnel, mais cela me pose toujours un problème de me faire conseiller par quelqu’un qui n’a pas fait l’erreur ou qui n’a pas déjà échoué. J’aurai toujours un doute sur son exposition au risque. Disons que j’ai l’impression qu’il n’a pas essayé. Pourtant, je suis convaincu que c’est l’échec qui pousse à la réflexion. Les succès ne poussent pas à réfléchir. D’ailleurs savez-vous ce que signifie la « réflexion » en physique ? C’est un changement de direction d’une onde quelconque provoquée par la présence d’un obstacle. C’est donc bien lui, l’obstacle, qui nous invite le mieux à la réflexion !

QUESTION DE PHILOSOPHIE 

C’est très américain, mais dans l’idée aux USA, on l’apprend tout petit, « mieux vaut essayer et se tromper que de ne pas essayer du tout » ! Ce n’est pas Oscar Wilde qui disait de « viser la lune pour atteindre les étoiles » ? Il y a bien une notion d’échec et pourtant il est dans les étoiles. 

L’OPTIMISME POUR SOLUTION

Bien sûr qu’il faut mesurer les risques et les menaces, mais d’un élan optimiste, c’est sur les bénéfices et les opportunités vers lesquels il faut se projeter. Et mieux vaut se faire taper sur les doigts par ce qu’on s’est cassé la gueule que de ne pas avoir essayer du tout. Chaque fois que des choses extraordinaires se sont créées dans ce monde, pensez-vous réellement qu’elles avaient été prévues ? Pensez-vous réellement que cela avait respecté systématiquement les théories ? Mark Twain disait « qu’ils avaient réussi parce qu’ils ne savaient pas que c’était impossible ». Il y a de l’audace dans toutes les réussites. Et vous savez quoi ? Vous avez beau le savoir, ça ne vous empêchera jamais de vous tromper encore. Et enfin, vous savez quoi ? Tous ces articles que Running4all vous offre depuis un an… et bien, ce sont probablement aussi le résultat de bon nombre « d’erreurs »…

Lire aussi: L’hypnose et le running

Boire sans modération


Après le sommeil et l’alimentation du runner, l’hydratation. Trois piliers vitaux qu’il convient de bien équilibrer pour tout sportif.
L’alimentation, que l’on évoque régulièrement dans Running4all, nous allons nous pencher cette fois sur l’hydratation. Mais comment s’y retrouver avec toutes ces eaux ? Eau du robinet, eau de source, eau gazeuse, eau gazéifiée, eau naturelle…

L’EAU INDISPENSABLE POUR L’ORGANISME

Nous serons tous d’accord pour affirmer qu’il est essentiel d’apporter à notre organisme du « liquide ». En effet, afin d’optimiser le bon fonctionnement cellulaire à tous les niveaux, l’eau est primordiale. On en a besoin au niveau musculaire, cérébral, tendineux, osseux, viscéral, hépatique, pancréatique, sanguin, ou encore visuel. Tout défaut d’hydratation est immédiatement délétère pour notre organisme. 

CONSEQUENCES DE LA DESHYDRATATION 

La déshydratation favorise la survenue de nombreux symptômes :

  • perte d’énergie notoire 
  • fatigue 
  • état léthargique 
  • crampes
  • stress
  • l’insomnie
  • maux de tête 
  • ostéoporose
  • fonte musculaire 
  • tendinites…

 Lire aussi : L’intérêt de l’analyse de sang

Et pour nous, sportifs, l’absence d’eau se traduit par une baisse significative de la performance. Imaginez ! On dit que 5% d’eau en moins dans le corps, c’est 20% d’énergie en moins. 

DIFFERENCES DE SAVEURS
Toutes les eaux, minérales, de source ou du robinet, contiennent des minéraux en concentrations différentes et spécifiques à chacune d’entre elles. Cela leur donne un goût très différent d’une eau à l’autre. Ne dites pas que vous ne pensez pas à l’HEPAR quand on parle de goût différent ? D’où vient cette diversité de saveurs ? Allons-y, découvrons les « eaux » et leurs propriétés !

LES PROPRIETES DES EAUX
Les eaux possèdent de nombreuses propriétés, bénéfiques pour l’organisme et le sportif

Bicarbonates 
Ils agissent en facilitant la digestion et sont alcalinisants.
Calcium 
Il a un rôle essentiel dans la croissance osseuse, la minéralisation des dents et la contraction musculaire. Une carence en calcium est responsable à long terme d’ostéoporose.
Chlorures
Ils sont un composant essentiel des liquides de l’organisme et sont indispensables à la digestion.
Fer 
Il est un constituant fondamental de l’hémoglobine. Une insuffisance, plus fréquente chez les femmes, provoque des états de fatigue voire une anémie. En excès, cet élément produit une coloration de l’eau. 
Potassium 
Il a un rôle essentiel dans les échanges cellulaires et dans la contraction musculaire. Une eau riche en potassium est déconseillée en cas d’insuffisance rénale.
Sulfates
Ils ne sont pas assimilés par l’organisme. Leur élimination entraîne avec eux la perte d’autres minéraux. 
Magnésium
Il contribue au bon fonctionnement du système nerveux et à la contraction musculaire. Une carence est responsable de crampes, de spasmophilie, d’anxiété, de nervosité et de troubles digestifs. A forte dose, il peut avoir un effet laxatif.
Nitrates
Les légumes et la charcuterie constituent la principale source de nitrates dans notre alimentation, avant l’eau. Les nitrates sont une substance indésirable en quantité excessive, mais non toxiques. Une fois ingérés, les nitrates peuvent être transformés en nitrites et être à l’origine de problèmes toxicologiques particulièrement graves chez les nourrissons. 
Sodium 
Il a un rôle dans les échanges cellulaires et dans le maintien de l’hydratation de l’organisme. Les carences sont quasiment inexistantes car l’alimentation couvre largement les besoins en sel ; d’ailleurs, elle est souvent trop salée. Attention cependant aux pertes chez les sportifs. Un excès de sodium peut jouer un rôle non négligeable dans le développement de l’hypertension chez le sujet prédisposé.

COMPOSITION ET VERTUS DE L’EAU
Toutes les eaux ne sont pas bonnes à boire. Ou, à l’inverse, certaines eaux sont à privilégier en fonction des besoins de chacun. Ainsi, il est indispensable de porter une attention particulière à la composition de l’eau que l’on boit. Nous en buvons en premier lieu pour couvrir nos besoins hydriques. Mais l’eau peut être également un très bon complément des apports alimentaires de certains minéraux. 

LES DIFFERENTES EAUX

Pendant longtemps, on se méfiait de l’eau du robinet. Les eaux qu’on retrouve en rayon de supermarché répondent à d’autres qualités.
Les eaux minérales 
Elles ne subissent aucun traitement et possèdent des propriétés naturelles particulières. Les bienfaits spécifiés sont liés à leur composition en sels minéraux. Elles sont soumises à une réglementation spécifique. Par conséquent, elles peuvent ne pas être adaptées aux besoins de tous les consommateurs. 

Les eaux de source

Leur composition répond naturellement aux normes de potabilité. Microbiologiquement saines, elles ne subissent aucun traitement préalable au conditionnement. Les eaux de source n’ont aucune propriété particulière. 

Les eaux de table 

Elle sont rendues potables par des traitements avant leur conditionnement. Elles ne peuvent revendiquer les appellations “eau de source” ou “eau minérale”. 

L’eau du robinet

En comparaison avec les eaux en bouteille, l’eau du robinet présente des avantages. En effet, prenez votre calculette : elle coûte en moyenne 300 fois moins cher ! Elle répond à des normes de qualité plus sévères pour certains paramètres. Elle est livrée à domicile. Enfin, sur le plan environnemental, sa consommation n’engendre pas de déchets liés au packaging et autre conditionnement. 

QUELLE EAU MINERALE CHOISIR ?

Notre corps est composé de 70 % d’eau. Celle-ci doit être renouvelée chaque jour. Ce n’est pas un slogan de pub. Il est conseillé de boire en moyenne de 1 litre et demi quotidiennement en plus de ce que vous buvez pendant le sport. Ainsi, si vous êtes adepte des eaux minérales, vous n’avez que l’embarras du choix. Pour trouver celle qui convient à votre état de santé, votre activité, vos exigences, suivez le guide. Et n’hésitez pas à varier les plaisirs…

Les eaux au quotidien : Vittel, Volvic, Aquarel, Evian ou Valvert
Ces eaux plates sont faiblement minéralisées. Elles permettent une augmentation du volume urinaire, donc un bon lavage des cavités rénales. Ce sont les seules qui peuvent être bues tous les jours, à tous les repas, sans problème. Elles doivent être achetées de préférence dans les grandes surfaces. Stockez-les à l’abri de la chaleur et de la lumière. Une fois ouvertes, consommez-les dans les deux jours.
Les eaux pour un régime : Hépar, Contrex ou Courmayeur.

Beurk ! Ce n’est pas pour leur goût qu’on les achète… Plus fortes en sulfates et magnésium et très minéralisées, Hépar et Contrex permettent une accélération du transit et une élimination beaucoup plus rapide. L’eau ne fait pas maigrir, mais elle peut vous aider à faire disparaître les déchets de votre organisme, à drainer. Le choix est très important car au-delà des bienfaits diurétiques, ce type d’eau sert aussi de coupe-faim. En cas de fringale, buvez un grand verre. Et n’oubliez pas d’avoir une activité physique régulière et des repas équilibrés.
Les eaux pour une digestion difficile : Vichy Célestins, Saint-Yorre, Salvetat, Badoit ou Alet.

Les eaux contre le stress : Rozana, Quézac, Arvie ou Hépar

Ces eaux seront vos alliées. Pourquoi anti-stress ? En choisissant une de ces marques, vous optez pour une eau riche en magnésium. Or, ce sel minéral régule l’équilibre nerveux de votre corps.  Mais attention avec les eaux à forte teneur en sodium comme La Rozana. En effet, elles doivent être consommées avec modération. Un ou deux verres, pas plus !

VARIONS ET DIVERSIFIONS

Aujourd’hui, les nutritionnistes s’accordent tous à recommander de varier son alimentation de façon à couvrir au mieux les besoins en divers nutriments. Pour l’eau, il n’est peut-être finalement pas aussi nécessaire d’en changer régulièrement. Mais néanmoins, le choix de l’eau doit être adapté aux besoins du moment. 

POUR CONCLURE
Au-delà de la saveur et du goût, l’eau possède des propriétés si riches qu’elles vous permettront de répondre à des besoins subjectifs et contextuels qui eux-mêmes dépendront de votre état. Probablement ne regarderez-vous plus jamais les bouteilles d’eau de la même façon lorsque vous irez faire vos courses et que vous vous aventurerez dans le rayon. L’eau est plus précieuse que l’or. D’ailleurs, à l’échelle cosmique, l’eau est même bien plus rare… Dégustons-là, diversifions-là, préservons-là et trinquons à la richesse de sa composition !

Retrouvez nos articles : Nutrition & Santé

La sieste du runner dormeur

Nous pouvons le tourner dans tous les sens, même si bon nombre de bienfaits sont avouables, courir fatigue l’organisme ! Pendant l’effort, l’organisme accumule des perturbations biologiques plus ou moins importantes qui nécessitent un temps de restructuration. Et pendant cette période, s’il fallait parier le fond de sa besace sur un tiercé gagnant pour récupérer : l’alimentation, l’hydratation et le sommeil semblent être les favoris. Ainsi, pour aujourd’hui c’est le denier des trois chevaux de bataille qui va nous intéresser. Le sommeil ! Et pas n’importe lequel… celui de la sieste !
Par Jean-François Tatard – Photos : DR

Quels sont les bienfaits de la sieste ? Est-elle réservée au bébé ? Faut-elle la réhabiliter chez nous adultes, même pour ceux qui sont pourtant forts et vaillants ? Je raccourcis volontairement pour en venir à la réponse mais oui, ce moment de sommeil en milieu de journée nous aide à récupérer et capitaliser sur nos activités. Mais alors combien de temps nous est-il nécessaire ? Et comment faire une microsieste ?
QU’EST-CE QUE LA SIESTE ?
La sieste est un besoin physiologique de dormir qui se situe entre 13 et 15 heures. Ou en tous les cas, tout juste après le déjeuner. Pourtant chez nous, dans les pays occidentaux, elle fait souvent sourire et est même parfois l’objet de moqueries par ceux qui ne s’y adonnent jamais. En revanche dans les pays asiatiques, ce moment privilégié est déjà beaucoup plus ritualisé.

UN RESPECT DE SOI
Lorsqu’on s’intéresse au cas des ouvriers japonais, la sieste est considérée là-bas comme une marque de respect pour soi. Dans un pays où le wellness tient sa place et que la performance est associée à un état de forme, dormir après le repas du midi permet d’optimiser l’efficacité et la productivité. Tout le monde est culturellement d’accord sur les bienfaits de la sieste et de ses effets bénéfiques sur l’organisme. 
COMBIEN DE TEMPS ? 
Pour qu’elle soit la plus efficace possible, la sieste doit être brève. 10 à 20 minutes est la durée la plus efficace, surtout si vous parvenez à la répéter au moins un jour sur deux en moyenne. Mais alors comment se constitue-t-elle ?
LE CYCLE DE LA SIESTE 

Il ne s’agit pas d’écrire un article sur les cycles du sommeil, d’ailleurs le sujet avait déjà été traité par running4all, il y a quelques mois. Néanmoins, s’il s’agit uniquement de la sieste, celle-ci est constituée d’un sommeil lent et d’un sommeil léger. Ainsi le sommeil de la sieste permet un retour beaucoup plus facile à ses activités de la journée que celui après le sommeil de la nuit. 
LES EFFETS ?
Les effets bénéfiques de la sieste sur la santé sont multiples. Ce moment négligé est pourtant une mine d’or. Celui-ci permet :

  • De se protéger des problèmes cardiovasculaires et d’en assurer une meilleure régulation.
  • De faire baisser la tension artérielle.
  • D’optimiser la mémoire 
  • D’améliorer de façon immédiate la concentration 
  • De faire remonter significativement les jauges énergétiques et de recharger les accus
  • D’être moins irritable et plus sympa avec son entourage (je parle pas de moi LOL)
  • D’optimiser la performance par effet de surcompensation 
  • De mieux gérer le stress et de prendre plus de hauteur sur des situations anxiogènes
  • De dénouer des problèmes de réflexion 

LES TROIS SIESTES POSSIBLES

  1. La sieste de 5 minutes ! Oui elle existe ! Et c’est celle à privilégier lorsque vous travaillez. Elle est facile à mettre en place et elle ne prend pas beaucoup de temps. Entre deux stations de train. Dans la voiture sur le reste du temps de la « pause dej ». Isolé en salle de pause positionné entre deux chaises ou allongé à même le sol. Elle a un pouvoir très souvent sous-estimé. Si vous parvenez à vous l’offrir de façon récurrente, vous améliorerez de façon notoire vos performances. 
  1. Quand on a déjà un peu plus de temps. La sieste de 20 à 30 minutes permet de récupérer sa vigilance sans perturber la nuit sommeil derrière. Elle est particulièrement appréciable et permet de repartir en pleine forme. Celle-ci c’est celle qu’on met en place en week-end ou en vacances. Dans son canapé, dans son lit ou son hamac.
  1. La sieste de plus d’une heure, elle, est à réserver beaucoup plus exceptionnellement. On la réserve uniquement en cas de dette significative de sommeil. Si vous n’en avez pas besoin physiologiquement, et que quand vous vous réveillez après vous être endormi juste après le repas du midi : il fait nuit, il n’est même pas la peine d’espérer vous rendormir à l’heure ou il faudra se coucher le soir. Et ça aura l’effet inverse que celui rechercher. Cela aura un impact délétère. Et vous perturberez votre récupération. Ainsi que les nuits suivantes.

COMMENT FAIRE UNE MICROSIESTE ?
Faire une microsieste n’est pas donné à tout le monde mais ça s’apprend. Pour commencer si vous n’êtes pas habitué à une mini-sieste, mettez votre réveil. Ensuite, essayer de trouver une bonne position, sans point de tension. Le mieux c’est quand même de trouver une position le plus allongé possible. D’ailleurs quand les beaux jours viendront, pourquoi ne pas squatter la pelouse ? 

POUR CONCLURE
Il est démontré scientifiquement que même pour notre espèce le sommeil est par nature biphasique. Cela signifie que le sommeil peut aussi bien être un sommeil nocturne qu’un sommeil de jour. Et que ceux qui vous traitent de paresseux aillent s’enfoncer dans leur fatigue ! La sieste est donc tout à fait naturelle et correspond à un creux de vigilance et à la baisse cyclique de la température corporelle. Elle tient sa place dans la journée de façon complètement normale. Elle répond à un besoin naturel. Et finalement, on a tous intérêt à faire une sieste si le besoin de dormir se fait ressentir. Avant d’investir dans des vitamines (sans efficacité la plupart du temps), intéressez-vous en priorité à comment il vous est possible de placer 10 minutes de sieste au boulot. Vous n’en serez que plus performant et apprécierez encore davantage d’être en excellente forme !

Test longue durée Compex SP 6.0

Pour ceux qui ont l’habitude de lire running4all, il y a plusieurs semaines, Compex, le leader mondial de l’électrostimulation, nous avait offert l’opportunité de découvrir le SP 0.6. Une version haut de gamme de la marque. Complètement sans fil. Et aujourd’hui, l’objectif est de livrer à nos lecteurs un témoignage plus précis sur un usage à long terme de ce petit bijou.


Par Jean-François Tatard – Photos : DR

-> VOIR AUSSI : Test du Compex SP 6.0

Je ne vous referai pas l’histoire de cette sympathique société Suisse ni celle de cette technologie qui permet aux sportifs et aux kinésithérapeutes d’accompagner la récupération, de soigner, de rééduquer, de soulager mais aussi de préparer, de muscler et par voie de conséquence : d’optimiser la performance et le temps qui y est consacré.


PETIT RAPPEL


Les muscles ne font pas la différence entre la sollicitation demandée volontairement par le cerveau ou celle, artificielle, du Compex. L’appareil de cette marque se distingue d’ailleurs essentiellement grâce à sa maîtrise de l’impulsion électrique. L’impulsion est optimale ! Pourquoi ? Pour deux raisons :

1 – L’intensité électrique est de façon avérée très efficace. Elle apporte la quantité d’électricité juste nécessaire !

2 – L’intensité est confortable et n’apporte aucune quantité d’électricité excédentaire à ce qui est nécessaire.


NOMBRE de PROGRAMMES :

30 programmes sont proposés par ce petit appareil pas plus grand qu’un smartphone. Reste à choisir… Il y a cinq catégories de programmes, contenant chacun des séances spécifiques :

 

Préparation physique :

– Echauffement

– Endurance

– Résistance

– Force

– Force explosive

– Cross training

– Musculation

– Hypertrophie

– Gainage

– Capillarisation


Fitness :

– Raffermir les bras

– Tonifier les cuisses

– Sculpter les abdos

– Raffermir le ventre

– Sculpter les fessiers

 

Antidouleur – Antidouleur Tens :

– Décontracturant

– Douleur musculaire

– Douleur nuque

– Douleur dos

– Tendinite

– Jambes lourdes

– Prévention des crampes

 

Récupération / Massage :

– Récupération après entrainement

– Récupération après compétition

– Diminution des courbatures

– Massage relaxant

– Massage régénérant

 

Rééducation :

– Fonte musculaire

– Renforcement

USAGE SIMPLE & UNIVERSEL

 

La liste des programmes est donc suffisamment longue pour que normalement cela réponde à chaque besoin de manière optimale. En parallèle, l’utilisation est si simple que même si vous aviez été momifié pendant des siècles et que nous venions de vous ressusciter, vous sauriez vous adapter à l’utilisation des programmes. Vous pouvez même sélectionner vos favoris.


INTUITIF !

 

La petite télécommande qui sert d’Interface vous indique le placement des électrodes à respecter en fonction des muscles que vous souhaitez faire travailler ainsi que la durée du programme. Ensuite, il vous suffit juste d’allumer le nombre de modules nécessaires et de laisser faire l’appareil ! Le SP6.0 va vous guider dans le choix et la mesure de la bonne intensité de travail grâce aux technologies MIscan et MI-range.

 

SIMPLE & RAPIDE

 

Normalement, il n’y a pas d’excuses. C’est excessivement simple et rapide à mettre en place. Et ce n’est pas qu’un détail, lorsque vous courez après le temps et que vous fuyez la contrainte. La visibilité aussi : pendant, le programme, un petit schéma indique dans quelle phase de travail vous vous situez (échauffement, contraction, repos actif, relaxation) tout en indiquant le nombre de contractions effectuées et celles restantes. Pour les programmes de massage ou de récupération, une barre de progression s’affichera à la place.

PRATIQUE !

 

L’absence de câble est le gros plus ! En effet, entre la télécommande et les électrodes c’est vraiment agréable qu’il n’y ait rien. Cela permet d’être beaucoup moins « coincé » qu’avec les anciennes générations de Compex. L’option « pause » aussi est appréciable ! Combien j’ai eu envie de faire pipi et que j’ai été obligé de serrer les dents jusqu’a ce que le programme finisse avec mes anciens Compex.

L’autonomie de la batterie est également très appréciable. Les fabricants de smartphone feraient bien de s’en inspirer… Vous pouvez très largement partir un week-end entier juste avec les électrodes et la télécommande sans avoir besoin de recharger. La seule chose un peu casse-pieds, c’est la rapidité de l’obsolescence des électrodes. N’espérez pas beaucoup plus de 20 séances avec les mêmes électrodes.


MULTI USAGE !

 

Je ne l’ai jamais fait sérieusement. Juste pour l’expérience mais cette version sans fil permet aussi de pouvoir agir en plein mouvement. Pour vérifier, je me suis amusé à programmer une séance de force alors que je pédalais sur home-trainer ! Que celui qui veut faire évoluer l’entraînement se plonge dans le sujet ! Il y a peut-être une brèche à explorer…

UN VRAI BIJOU

 

Après bientôt deux mois d’utilisation privilégiée, j’ai du mal à accepter qu’il va falloir le rendre. Quel joli coffret ! L’écrin est vraiment somptueux. Disposée sur un meuble dans le salon, la docking station fait son effet ! Mais côté usage ?

À L’USAGE

 

Il faut que je sois honnête : je ne serai jamais un grand utilisateur de ce genre d’appareil ! Je ne remets pas en question les fonctionnalités, l’efficacité, la praticité et la simplicité d’utilisation de ce bel objet. À la limite, c’est plus son accessibilité qui me poserait souci. Presque 1000 €, je n’en ferai jamais une priorité d’investissement ! Mais c’est surtout que j’ai toujours du mal à maintenir une régularité dans l’utilisation de ce genre d’appareil. Et je sais que je ne suis pas le seul. Ça me fait penser à l’autocuiseur de ma mère dans sa cuisine. Combien de ménagères ont cassé la tirelire pour un Magimix pour qu’au final il reste à prendre la poussière ? C’est pourtant un appareil fabuleux j’imagine ?


RENDEZ-VOUS AVEC TON COMPEX ?
Pour le testing produit, j’ai fait l’effort de l’utiliser dans toutes ses déclinaisons possibles. Mais je reste persuadé que si la marque veut développer plus d’assiduité chez les utilisateurs elle doit investir dans la formation des coachs. Ce sont eux les meilleurs prescripteurs. Lorsqu’il s’agit de programmer l’entraînement, existe-t-il un moment où nous sommes plus assidus que lorsque nous avons des comptes à rendre à l’entraîneur ? Si à cette rigueur on y associe un objectif concret, quantifiable et mesurable, nous devrions pouvoir développer plus de fidélité à l’usage de ce petit appareil. Si nous faisions une enquête, qui est le plus assidu dans la durée : celui qui est inscrit dans une salle de Fitness et qui s’y rend librement quand il le souhaite ou celui qui est inscrit dans un club avec des créneaux programmés tels jours à telles heures ? Alors, comment serait-il possible de se fixer un rendez-vous avec son Compex ?
EN RÉSUMÉ 
« Un petit kiné dans la poche » : c’était ça l’argument de vente ? Rassurons la profession, ce n’est pas demain qu’un robot remplacera le métier. Néanmoins, par ses fonctionnalités proposées, le Compex SP6.0 est un bon prolongement de son travail. Parallèlement, cette version sans fil permet d’optimiser les possibilités d’usage qui pour moi restent le point le plus limitant de ce type d’appareil. On s’en lasse vite ! Au début, comme tout ce qui est nouveau, on s’en sert beaucoup. Et au fil du temps, de moins en moins jusqu’à oublier qu’il existe. D’ailleurs, une idée de développement peut-être ? Mais pourquoi ne pas s’inspirer de ce qui existe déjà avec les GPS et de créer une application mobile similaire à Strava par exemple. Une plateforme qui permettait d’enregistrer nos activités COMPEX ?

Compex SP 6.0
En préparation : 4/5
En récupération : 5/5
Facilité d’utilisation : 5/5
Rapport qualité/prix : 3/5
Les +

  • La Liberté de mouvement grâce au sans fil
  • L’écran couleur
  • Vous apprécierez la batterie longue durée, le témoin de batterie qui vous renseigne en permanence sur l’état de charge et le confort de la technologie Mi Scan + Mi Range.
  • La connexion avec le site Compexwireless

Les –

  • Le prix du dispositif
  • Le prix des électrodes
  • L’obsolescence rapide des électrodes
  • La lassitude à l’usage

Prix : 929 €
Contact : www.compexwireless.com
 

 

Test des chaussettes de récupération BV Sport

Il y a quelques semaines, si vous lisez régulièrement running4all, souvenez-vous, j’avais eu la chance de tester la gamme complète de chez BV SPORT. Manchons, chaussettes, short et teeshirt. Aujourd’hui, j’aimerais vous faire partager le résultat de mon expérience avec le produit qui a fait naître la société de Michael Prüfer. La chaussette de récupération ProRecup Elite.
Par Jean-François Tatard – Photos : DR

Mal aux cannes après un gros entrainement ? Les jambes lourdes après une course ? Si on s’en tient au discours du sympathique Johann LEGENDRE ou de Philippe CHARDIGNY la solution c’est la chaussette de récupération. La ProRecup Elite de chez BV Sport. Du Made In France. Et surtout 20 ans d’expérience et les premiers à avoir mis au point ce concept révolutionnaire dans le monde de la compression. Ne cherchez pas ! Tous les autres sont arrivés après… Mais alors, est-ce vraiment efficace ?
BV SPORT C’EST UNE HISTOIRE !
Je vous refais l’histoire ? Qui est BV Sport ? Comme l’aurait commencé Coluche : « C’est l’histoire d’un mec… ». Et ce mec c’est Michaël Prüfer. Un mec presque comme les autres si dans sa vie, il n’avait pas été médecin du sport et champion olympique de ski aux JO d’Albertville. C’est ce même mec qui décide un jour de mettre ses deux expertises au service de tous les athlètes de la planète. L’idée optimiser l’oxygénation des muscles (artères) et l’élimination les toxines (veines).
UN CONCEPT RÉVOLUTIONNAIRE 
Sous cette investigation scientifique s’applique une profonde recherche sur l’optimisation de l’oxygénation et la récupération récompensée par une thèse médicale mais surtout par la mise au point  d’un concept révolutionnaire. LA CHAUSSETTE DE CONTENTION. La chaussette de contention exerçant des pressions spécifiques au niveau des mollets. Reposant sur des bases physiques et technologiques d’avant garde ces recherches scientifiques ont également permis de breveter un appareil de mesure des pressions vasculaires par écho-doppler ( A.M.P.V.E.). Les résultats ont été validés par l’I.R.M. (Imagerie par Résonance Magnétique nucléaire).

1998 ; UN TOURNANT !
Convaincu de l’intérêt de BV SPORT, un jour de mai 1998, un certain Aimé JACQUET donne rendez-vous à ce « docteur skieur de génie ». « Et 1, et 2, et 3 – Zéro ! ». Deux mois plus tard, 22 supers héros marqueront à jamais l’histoire du sport en BV SPORT…
TESTING !
Ces ProRecup Elite sont donc de grandes chaussettes qui remontent jusqu’au dessous du genou. Elles sont assez fines, élastiques et on y distingue différentes zones de compression et maintient comme au niveau des mollets, des tendons d’Achille ou de la voûte plantaire.
LA TAILLE

Pour le choix de la taille, c’est principalement la circonférence du mollet et la hauteur du pied jusqu’au genou qu’il faut regarder. Néanmoins, personnellement, ce sont surtout mes cuisses qui ressemblent à celles d’un mec qui fait du sport. Quant aux mollets, ce ne sont pas les plus gros de la terre et avec mon mètre 76, pourtant à peu près bien proportionné, je n’aspire pas non plus à jouer en NBA. Des 10 tailles dispo (du S au XXL+), On part donc sur du S+ (j’ai presque eu chaud…)
MODE D’EMPLOI
J’appelle Philippe, le chef de produit de chez BV Sport, pour qu’il m’aide à comprendre comment en optimiser l’utilisation. Et il m’explique qu’elles doivent être enfilées au plus tôt après l’effort pour une durée de minimum 2 heuresQuant au lavage, pas plus de 30 degrés et interdiction de les faire voyager au sèche-linge !
L’HEURE DE LA RÉCUP
Le Marathon du Beaujolais, des entraînements difficiles et exigeants en intensité, une séance de musculation et notamment du bas du corps sont autant d’occasion de tester les chaussettes.
L’ENFILAGE !
L’enfilage se fait bien plus facilement que je ne le pensais. Et une fois dedans on se sent agréablement maintenu au niveau des mollets. La compression est légère et la sensation plutôt sympa. On s’y sent vraiment bien et difficile d’évaluer le niveau de placebo mais après tout peu importe, l’important c’est qu’on identifie significativement les bénéfices de la compression. 
LES EFFETS ?
Outre le fait d’être bien dedans, c’est surtout une fois les avoir enlevées que c’est intéressant. Et là, il faut l’admettre : j’ai vite retrouvé des jambes légères à chaque fois. Le résultat est probant. Et pour en avoir utilisé un bon paquet dans les différentes autres marques qui existent, je comprends mieux pourquoi la notoriété de BV SPORT est aussi marquée. 
MAGIQUE ?
Il faut être objectif ! Impossible de ne pas admettre que les ProRecup Elite de chez BV SPORT peuvent accompagner de façon notoire la récupération musculaire. Je ne dis pas que vous éliminez totalement les courbatures mais cela participe réellement à accélérer le « retour à neuf » ! 
CONCLUSION
Zut, je crois que je ne peux rien en conclure, si ce n’est vous donner mon simple sentiment : « Ça fait du bien ! » Et je me mets à votre place. Ce qui me ferait bisquer, c’est de savoir que je me suis fait enfiler d’une soixantaine d’euros…

BV SPORT PRO RECUP ELITE

Les +

  • Confortable
  • Tiennent bien en place
  • Efficace
  • Bonne longévité

Les –

  • Blanc = salissant
  • Prix

Prix : 60€

Contact : www.bvsport.com

*Jean-François Tatard
Plus de 100 victoires dans des compétitions départementales, régionales et nationales
– 2h34’ au marathon
– 3ème du 100kms de Millau 2014
– 6ème de l’ECOTRAIL 2013
– 5ème des Championnats de France du 100kms 2013
– 2ème français au marathon de Florence 2012 et au semi-marathon de Barcelone 2013
– 3ème du championnat de France de semi marathon par équipe 2011

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