Arc’Teryx, cette marque vous parle-t-elle ?

Personnellement, ne passant pas mes weekend à sillonner les magasins et faire du shopping option Montagne, soyons honnête, la marque est une découverte bien que ce petit logo de dinosaure ailé me rappelait vaguement une marque de vestes repérée lors de mes vacances en altitude.

Par Sylvain Dorvault – Photos Sylvain – ARC’TERYX

Fidèle à son ADN, Arc’Teryx a opté pour le monochrome, moins sobre qu’on pourrait l’entendre. Depuis la sortie des premiers modèles, les coloris sont un max flashy :  jaune moutarde, rouge brique, et ici bleu turquoise.

Arc’teryx a joué sur l’Unicolore à fond

De la semelle EVA aux lacets en passant par le pare-pierre et les contreforts ce qui leur donne une certaine classe même en jean décontracté. Ce n’est pas tout de parler chiffon, menons-les dans leur habitat naturel pour leur mettre un peu de boue aux joues.

AU PREMIERE CHAUSSAGE : tel un bon vieux cuir

Languette couvrante : Facilement enfilée malgré l’absence de lanière arrière. Le pied est instantanément mis en condition et moulé grâce à sa languette qui fait le tour de la semelle de propreté, ce qui est un double gage : aucun risque de voir cette languette tourner en course et donc moins de risque d’ampoule au niveau de la voute plantaire.

La semelle de propreté Ortolite 3D viendra parfaire la sensation de confort avant même le laçage.

Cet effet sur mesure de la languette permettra à tous les types de pieds (fins ou larges) de trouver du confort. Niveau orteils, bon maintien : n’imaginez pas voir flotter vos petons.

Laçage primaire : des lacets plats limitant les risques de lacets dénoués en course, mais qui ne savent pas où se loger. En pratique trail, on préfère toujours limiter l’effet ballant de la moindre ficelle afin d’éviter la chute.

Contrefort tout confort entourant la cheville : la feutrine est toute douce façon velours. J’anticipe sur le test pratique : malgré les passages répétés dans l’eau, la boue et les rinçages, l’effet velouté persiste.

Semelle rigide : A l’opposé, la semelle semble très raide et difficile à plier. Mais sur longue distance trail, on ne demande pas à sa paire de running de jouer les caoutchoucs mous !

Foulée universelle dynamique 

L’EVA de la semelle n’a pas de gros renfort pronateur souvent spécifique aux runnings de trail en vue de contrer l’affaissement du pied vers l’intérieur avec la fatigue.

J’imagine de ce fait, qu’il faut tout de même avoir une foulée dynamique pour maîtriser la chaussure.

Peu de coutures extérieures

La membrane TPU intégrale lui confère une élégance, propre jusqu’alors à Salomon.

Ces renforts TPU ne font pas que « les beaux ». Ils jouent un rôle protecteur face aux pierres et autres projectiles qui peuvent venir blesser le pied en course.

La semelle extérieure en Vibram Mégagrip

Gage de durabilité avec un max de crampons assez soft en hauteur. A première vue, elle a du mordant. On s’accroche et direction le bois de Meudon avec son gras, sa caillasse, ses côtes biens cassantes et ses allées qui permettent une belle relance en fartleck.

SUR LE TERRAIN : La boue a sauté !

Le confort des premières impressions persiste en course.

Aux premières foulées, il faut appréhender la rigidité du modèle et c’est à ce moment que l’on se rend bien compte que c’est un modèle destiné au long. La semelle rigide vise à aider la foulée à dérouler vers l’avant.

Au fil des kilomètres la chaussure se fait légère et dynamique sur terrain sec. Les relances sont aisées même dans la boue et l’eau.

L’accroche tient toutes ses promesses, mais avouons qu’avec l’option Vibram Mégagrip nous n’avions que peu de doutes cela même lorsque l’on se laisse surprendre par les pierres dissimulées sous la boue ou les feuilles humides.

Par contre n’oublions pas qu’elle n’est pas en membrane gore-tex, elle ne laissera pas vos pieds au sec mais grâce au TPU sera déperlante.

Pour résumer, la moindre pluie ne les changera pas en éponge  et lors des passages en ruisseau, le mesh très respirant évacuera l’eau et séchera rapidement.

Cette chaussure conviendra aussi bien aux trails courts que longs. Elle n’aimera logiquement que peu le bitume. Les courses natures alliant bitume et chemin ne seront donc pas sa tasse de thé car elles taperont vite.

Pour un gabarit léger maximum 65-70kg elles pourront explorer les courses en ultra.

Par contre, avec mes 74kg, et ma foulée très assise, je ne m’aventurerai pas sur des distances type ultra trail et la limiterai à des sorties max 50 bornes.

POUR CONCLURE, IDEAL POUR :

  • Coureurs dynamiques adeptes de dynamisme et légèreté, même sur long.
  • L’ultra-trail pour coureur léger <70kg
  • Le trail court et long pour coureur >70kg
  • Par tous les temps : très bonne accroche dans la boue.

LE PRODUIT TESTE :

Modèle: Chaussure Trail-running Homme NORVAN LD

  • Taille : 43 1/3 EU / 9.5US
  • Couleurs : Dark Firoza-Redox (modèle présenté) / Labyrinth-Robotica (marron)
  • Pare-pierre : Renfort TPU
  • Semelle extérieure : Vibram Mégagrip
  • Lacets plats et languette chausson entourant le pied
  • Poids contrôlé Running4all : 310g en 43 1/3
  • Drop : 9 mm
  • Prix : 160 euros
  • Foulée universelle

Site : Arc’teryx

 

 

 

 

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