La Vaporfly 4% Flyknit, LA chaussure de tous les records

J’avoue, j’ai succombé… Je me suis laissé charmer par la Nike Vaporfly 4% Flyknit.

J’ai voulu tester la chaussure qui court vite pour vérifier si les résultats étaient à la hauteur de sa réputation ! 


Par Jean-François – Photos : Jeff

Le prix n’est pas le sujet d’aujourd’hui.

À plus de 250€ la paire : elles sont chères. On le sait ! Alors pourquoi en reparler ? Ici, il s’agit juste d’aller vérifier les bénéfices. Si le prix est un frein, patientez jusqu’aux soldes.

Dans moins d’un mois elles reviennent. C’est à l’occasion du Black Friday et d’une remise exceptionnelle de 30% chez NIKE, que j’ai fini par craquer. 

Acquisition par étapes 

En un mois et demi, c’est la deuxième paire de NIKE que j’achète. J’ai procédé malgré moi, par étapes. Il y a quelques semaines, j’ai acheté sa petite sœur : la NIKE ZOOM FLY avec laquelle j’ai couru un marathon à Lausanne en meneur d’allure.

Si je l’ai choisie, c’est parce qu’elle partage quelques caractéristiques communes avec la VaporFly. Assez circonspect, je me suis dit, « on va commencer petit ». Séduit, j’ai passé la seconde, et me suis donc commandé la fameuse star de la running, dans son ancienne version : La NIKE VaporFly 4% !

Meneur d’allure au dernier Marathon de Lausanne

Si l’on compare avec la ZOOM FLY, on peut dire que la Nike Vaporfly est beaucoup plus agressive ! Là, on roule en F1 ! Néanmoins, je la trouve très moelleuse et finalement plus confortable que ce qu’on m’avait dit. C’est indéniable, il s’agit d’une chaussure axée sur la compétition et la performance…

Elle force même à une foulée médio-pied ! On ne va pas réouvrir le débat de la bonne foulée en terme d’efficacité. Ce que je constate, c’est que pour ceux qui talonnent, « clac-clac-clac-», elle claque au sol comme une règle en plexi.

Ce que je veux dire par là, c’est que cette chaussure est très exigeante ! Pour plier la plaque de carbone qui est sensée nous propulser par restitution d’énergie, il faut envoyer du bois…

La Vaporfly est la chaussure ultime pour courir très vite !

Est-elle appropriée à toutes les foulées ? Convient-elle à tous les runners ? Je le répète, cette Vaporfly est excessivement exigeante. Tout le monde ne s’appelle pas Kipchoge ! Personnellement, ce que je constate c’est que si je cours à 18km/h, je les adore mais que si je cours à 15km/h, je les déteste !

En effet, dès que je cours moins vite que 17km/h, j’ai de mauvaises sensations…

Une chaussure sans amortisseur !!

On m’avait vendu une gomme moelleuse, ce que je constate, contrairement à ce qu’on pourrait croire c’est que les VaporFly n’ont pas un bon amorti. En effet, ce talon n’est absolument pas fait pour amortir. Pourquoi est-il fait ?

Ce talon est fait pour emmagasiner de l’énergie via une mousse très spéciale appelée ZoomX. Quant à la plaque de carbone elle a pour fonction de la restituer au moment de la poussée. Si vous ne courez pas suffisamment vite, les VaporFly vont s’avérer particulièrement instables.

Et très inconfortables. À vitesse lente, le dynamisme de la chaussure est donc pour moi inexistant. Cela donne même l’impression de courir avec des sabots en bois, certes légers. 


L’empeigne est néanmoins très respirante et se compose d’un mesh tissé ultra-léger, extrêmement fin mais surtout très respirant. Rien à dire, elle assure une tenue du pied sûre et confortable. 

Autre point faible, le système de laçage n’est vraiment pas terrible. Je trouve la répartition de la pression sur le pied inappropriée ainsi que sur la voûte plantaire.
Rien à redire ! Elles ont du flow ! Et avec le swoosh assymétrique, elles bénéficient  d’un look très agressif qui reflète une sensation de vitesse et de performance. J’aime bien !

Une autre particularité qui nécessite réflexion…

La synchronisation ! Pas simple à expliquer mais le coach LOZANO dossard 703 du dernier marathon de Valence, a lui aussi voulu vérifier l’efficacité de cette chaussure et il nous dit que : « si nous ne sommes pas coordonnés au niveau mécanique entre le moment où la chaussure emmagasine de l’énergie (dans la mousse ZoomX au niveau de la semelle) et le moment où la plaque carbone se déplie pour restituer cette même énergie dans la poussée, il va y avoir une ambivalence qui peut même être très perturbante voir limitante ».

coach LOZANO dossard 703 du dernier marathon de Valence


Lorsqu’il pleut ou que la route est glissante, on aimerait tous pouvoir garder une bonne accroche sous ses pieds ! Question de sécurité. Mais aussi pour un maintien d’efficacité. Généralement, sur sol mouillé, le pied fuyant, la foulée se dégrade, les muscles fessiers et ischio jambiers sont davantage recrutés et au bout du compte : on perd des secondes. Avec la Vaporfly, il semblerait qu’on agrippe mieux et que l’on peut continuer à être focus sur la performance.

En résumé

L’utilisation de la VaporFly ne concerne que les fastrunners à la foulée solide et dynamique. Pour eux et seulement pour eux, il y aura une efficacité avérée. Mais de là à gagner 10’ au marathon, il ne faut peut-être pas exagérer. Pour la majorité des lecteurs de ce webzine je vous conseille de ne pas vous ruiner et si vous aimez autant la marque à la virgule, investissez plutôt dans une Pegasus où la Zoom Fly…
Les + : dynamique, performante, efficace
Les  : exigeante, très ciblée performance, exclusive 
– Retrouvez nos articles de la marque : Nike

Jean-François Tatard
Plus de 100 victoires dans des compétitions départementales, régionales et nationales
– 2h34’ au marathon
– 3ème du 100kms de Millau 2014
– 6ème de l’ECOTRAIL 2013
– 5ème des Championnats de France du 100kms 2013
– 2ème français au marathon de Florence 2012 et au semi-marathon de Barcelone 2013
– 3ème du championnat de France de semi-marathon par équipe 2011

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