Courir régulièrement sous-entend par tous les temps. Mais lorsque l’on ouvre les volets et que le temps prête à se réfugier dans son lit douillé, la meilleure solution reste d’investir dans un matériel de qualité afin d’éviter de ressembler à un chien mouillé, congelé.

Nous avons testé la veste de trail-running Arc’teryx isolante et Gore-tex® Shakedry

Marie-Caroline SAVELIEFF, Diététicienne nutritionniste du Sport – Photos DR – Marie

Dédiée aux coureurs les plus exigeants

Sans conteste la veste la plus technique et haut de gamme jamais testée puisqu’elle combine deux composantes ultra- spécifiques pour qui veut éviter l’effet k-way-sudation :

  • Isolation thermique pour lutter contre les températures les plus basses,
  • Isolation hydrique et coupe-vent pour lutter contre les pires intempéries.

Vous me direz : un bon pull, une veste induction et le tour est joué. Pas besoin de se prendre la tête et de se ruiner pour courir sous la pluie en hiver.

Mais pensez à cet effet k-way qui, lors d’une bonne pluie vous laisse un arrière-goût de transpiration intérieure et d’inondation extérieure. Cette seconde couche qui à la moindre accalmie ressemble à une éponge et vous congèle jusqu’à la moelle…

Sachez que cet inconfort n’est plus une fatalité !

Pourquoi la NORVAN SL et pas une autre ?

  1. Des coutures Thermosoudées GORE-SEAM. Imaginez une veste étanche sans coutures thermosoudées c’est la mauvaise promesse de voir l’eau s’infiltrer au niveau des poches, des coutures et du zip de la fermeture éclair principale.

Cette veste a tout d’abord limité un maximum les coutures mais finement dessinées et scellées afin de conserver un maximum de liberté de mouvements. On sent l’expérience de la haute montagne.

Coutures tournantes, thermosoudées GORE SEAM et manches avec serrage semi-élastiqué

  1. Des coutures tournantes. La liberté de mouvements quand il s’agit de s’attaquer à un bloc est essentielle si l’on ne veut pas se sentir à l’étroit ou pire, voir craquer sa veste au moindre faux mouvement surtout si l’on est chargé d’un sac de trail.

Les coutures, tout comme nos articulations, ne sont pas ici de simples lignes droites mais sont étudiées en fonction des besoins ainsi que de la morphologie avec, par exemple, une petite pince poitrine en prolongement direct du bras.

Coutures placées stratégiquement et pince poitrine afin de conserver l’imperméabilité de la membrane Gore-Tex

  1. Une membrane Gore-Tex totalement étanche et respirante.

Pas de place au compromis : depuis 1995, Arc’Teryx ne travaille qu’avec GORE, que la marque considère comme l’élite du laminé. La membrane GORE TEX contient plus d’1,4 milliard de pores microscopiques par centimètre carré.

Ces pores sont 20 000 fois plus petits qu’une goutte d’eau, mais 700 fois plus grands qu’une molécule de vapeur d’eau, ce qui rend la membrane Gore-Tex® totalement imperméable depuis l’extérieur, tout en permettant à la transpiration de s’échapper depuis l’intérieur.

Membrane laminée GORE TEX avec film extérieur déperlant intégré : anti-pluie et anti-gras

  1. Peu volumineuse : la technologie Gore Tex Shake dry permettra une totale imperméabilité alliée à une très grande légèreté. La veste portée reste souple et se fait même oublier.
  2. Réduction du bruit. Ce type de veste peut parfois donner l’impression de courir accompagné d’un bruit incessant qui serait le croisement d’un papier kraft et d’un sac poubelle au point qu’avec la capuche, il devient inutile de songer papoter ou communiquer avec son voisin autrement qu’avec les mains.

La souplesse de la membrane de la veste Arc’Teryx nous apprend qu’il est possible de communiquer, même paré d’une capuche couvrant pourtant bien les oreilles.

Absence de velcro et serrage capuche facile même avec des gants

  1. Absence de velcro. Sur le principe le velcro est pratique tant au niveau des poignets que de la fermeture capuche pour faciliter serrage et desserrage, en particulier lorsque l’on porte de gants.

Mais à l’usage le velcro est abrasif pour les peaux irritées par le froid, l’humidité et également pour les vêtements techniques. Ici, une coupe parfaite, des cordons de serrage à l’arrière de la capuche et des manches prédécoupées avec une manche semi-élastiquée pour éviter l’effet garrot et permettre aux gants de s’enfiler sans mal, de regarder la montre sans multiples manipulations et de rentrer sa capuche en version col.

Veste version avec ou sans pluie. Une capuche compactable en col

  1. Isolation extrême pour un encombrement minimum.

    La veste dispose dans sa couche interne d’un isolant CORELOFT COMPACT 40 hautement respirant et compressible.

La doublure en DOPE PERMEAIR 20 permet à l’excès de chaleur de s’échapper et de gérer l’humidité. Si je devais lui donner un nom personnellement j’utiliserai la métaphore « Doublée nuage ». Sobre et efficace : on ne saurait quoi lui demander de plus.

Cependant, ne lui exigez pas d’être hyperaérée au point de sentir la fleur par 10-15 degrés : ce n’est pas une veste de mi saison mais bien LA veste à utiliser par températures négatives, disons au plus 5 degrés, et cela, je le repère sans manche longue en seconde couche au risque d’avoir trop chaud et bien sûr qui dit une couche de plus sous-entendrait moins de respirabilité.

Veste avec doublure isolante  « nuage » CORELOFT COMPACT intégrée

Dédiée aux conditions les plus exigeantes

Soyons clairs, si votre pire sortie running se limite à une heure sous une averse sur les quais en bord de Seine inutile de vous attarder sur ce produit. Non pas qu’il ne vous conviendrait pas car vous serez comme dans un cocon durant votre sortie running, mais avouons qu’il est inutile d’y mettre ce prix : une bonne veste enduction sera bien rapport qualité-prix.

Par contre, pour les athlètes plus avertis tels que les marathoniens en prépa hivernale ou les traileurs évoluant en conditions extrême, misez dessus les yeux fermés, je peux m’y engager.

Quelques pistes d’améloriation car, la perfection n’éxiste pas (encore)

La seule poche de la veste contenant la pochette de rangement

 

  1. Manque de poches. Mis à part la poche intérieure contenant le pochon de la veste compactable, les poches sont totalement aux abonnées absentes. Ou placer les barres énergétiques de première intention, les gants ou bien encore les clefs ou le téléphone pour une sortie sans sac de trail ?
  2. Absence d’ouvertures mécaniques au niveau des aisselles. Même par temps de chien, en pleine côte lorsque l’on est à fond, on peut transpirer et c’est à ce moment que les fermetures éclairs sous les aisselles peuvent permettre d’éviter de surchauffer.

Ces absences d’ouvertures (poche et mécanique) seront certes, gages d’une parfaite étanchéité, mais on ne peut s’empêcher d’y voir un manque, surtout en compétition lorsque l’on ne veut prendre le temps de chercher dans son sac son alimentation ou d’ôter sa veste lors d’accalmies.

  1. Col abrasif. L’absence de feutrine ou polaire brossée au col éviterait les risques d’irritation au niveau de la bouche ou du menton avec le mélange du froid et de l’humidité.
  2. Absence de bande réfléchissante sécuritaire. Manque de visibilité de nuit face à une frontale ou aux phares des voitures. Seuls 2 mini logos symboliques de la marque et du label Gore réfléchissants.
  3. Excès de sobriété pour qui aime les couleurs pepsi, mais cela vient de l’ADN de la marque qui propose son matériel de qualité aux forces de police ainsi qu’à l’armée canadienne.
  4. Absence de moufle ou de passe pouce intégrés aux avant-bras. Bien pratiques pour éviter de perdre un gant ou de voir passer le frais aux avant-bras.
  5. Mais pensez LONG TERME et combi Gore-tex + seconde couche intégrée. Un investissement à vie qui pourra aussi bien vous servir en cyclo, qu’en rando ou en ski.

Pour résumer: le profil de coureurs :

– Préparation hivernale route et chemins avec sorties longues par tous les temps : sub 0°C ou tempête annoncée.

– Préparation en altitude pour traileurs chevronnés évoluant par terrains changeants et à la journée : entrainement en altitude, bourrasques de vent sur les arêtes, pluie entrecoupée d’accalmie puis, pourquoi pas de neige et de grêle, sinon ce n’est pas marrant !

– Fond de sac en course. Cette veste ne sera pas la plus légère des vestes en membrane Gore-Tex® mais elle sera bien la plus légère des vestes intégrant une isolation thermique et donc ne nécessitant pas de polaire intermédiaire.

Ainsi en réalisant le calcul : veste NORVAN SL vs veste Goretex® sans sous-couche + polaire, le bilan est vite fait et la victoire revient à la veste Arc’Terryx dont les initiales SL signifient logiquement Super Légère.

Avec ses 245g, elle se fera oublier en fond de sac lors de compétitions où un matériel de qualité est exigé. Elle sera d’ailleurs compressible dans un petit sac intégré qui pourra même se garder en main en cas de retour du beau temps.

Veste fond de sac packable

Petit conseil qui concernera toutes les vestes laminées GORE TEX .

Si vous souhaitez conserver ses qualités d’étanchéité, lavez-la très régulièrement car poussière, sébum voire crème solaire limiteront la respirabilité de votre GORE TEX.

Et oui, c’est toute la différence des vestes enduction qui au bout de 6-7 lavages rendront l’âme étanche.

Une GORE-TEX utilisée intensivement devra être lavée toutes les 2 semaines maximum par 40°C.

LE PRODUIT TESTE :

Veste de trail-running Femme ARC’TERYX NORVAN SL  

Tailles : XS à L. Prenez la taille adéquate. Inutile de prendre plus grand en anticipant la place d’une couche chaude intermédiaire car à l’effort, même par temps froid, un simple t-shirt léger manches courtes ou longues suffira.

Couleur : Black ou Dark firoza

Spécificités : Isolante, membrane imperméable et respirante : donc Coreloft et Gore-Tex Shakedry

Prix : 400.00 euros.

Site: ARC’TERYX

 

 

 

 

 

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