À 90 €, les Skechers Go Run Ride 7 sont séduisantes au premier abord en termes de rapport qualité-prix et par rapport à la concurrence. Voyons ce qu’elles valent vraiment lorsqu’il s’agit de s’entraîner régulièrement.
Par Jean-François Tatard*

Au moment de la réception des chaussures de test, je ne dispose d’aucune information, ni même du prix de vente. Un bon moyen de s’affranchir de toute idée reçue et de se fier simplement à mes premières impressions, et surtout à mes sensations après plusieurs foulées sur route et à travers les sentiers.

Skechers, qui sont-ils ?


Pour moi, Skechers, jusqu’à il n’y a pas si longtemps, c’était une marque de baskets lifestyle décontracté. En fait, la marque n’est pas très vieille. Elle est née au début des années 90 en Californie. Le fabriquant a surtout créé une offre pléthorique et une gamme universelle pour toute la famille. Mais si Meb Khelfezighi a couru le marathon en 2h08 chaussé de Skechers, c’est qu’elles ne doivent pas être si mal non plus pour courir… En 37 ans de vie, j’ai la chance d’avoir vu évoluer fabuleusement la chaussure de course à pied et j’ai aussi eu la chance d’essayer des dizaines et des dizaines de marques de running différentes mais cette fois, avec la Ride 7, c’est la première fois qu’une chaussure de la marque Skechers va venir fournir ma caverne.

Esthétisme

Ma première critique est forcément d’ordre esthétique. Bien qu’avec un drop de 6 mm et une semelle qui me fait plus immédiatement pensé à des Hoka mais avec un poids bien plus léger, j’ai plus l’impression d’une chaussure d’entrée de gamme voire milieu de gamme. En tous les cas, elles ne correspondent pas esthétiquement à un modèle typé performance. Pour certains, c’est l’effet recherché. Par ailleurs, si le goût est par définition subjectif, je les trouve assez jolies : peu de coutures, sobres, simples, pas de fioritures, et elles sont disponibles en sept couleurs. J’aime beaucoup leur matière qui me fait penser à de la maille. Aussi, avant de les enfiler, je ne perds pas de temps, je les pose sur la balance, qui affiche 260 grammes en 42,5. Voilà qui pourrait presque correspondre à un modèle de compétition. Reste que d’apparence, pour la première fois que je vais les mettre, ce sera avec un jean et donc pas pour courir.

Première séance

Samedi matin, le petit déjeuner familial avalé, c’est l’heure du premier vrai test en forêt. Une fois aux pieds, il ne me faut pas longtemps pour me rendre compte du confort. D’autre part, je suis frappé par la rigidité de l’amorti. Ce n’est probablement pas raisonnable pour un test mais je commence par 20 km avec les Ride 7. D’ailleurs, c’est l’occasion de me rendre compte qu’elles chaussent petit. Je n’ai pourtant pas grandi depuis mes 16 ans mais dans mon 42,5 habituel, je m’y sens à l’étroit sur l’avant du pied (peut-être une raison pour Skechers d’avoir rajouté une tirette à l’arrière ?).

Mises à rude épreuve

Je maltraite ainsi les Ride 7 dans à peu prêt toutes les conditions possibles. Même si depuis sept saisons, je profite d’un accord avec une célèbre boutique dédiée aux courses de longues distances, ce qui me permet d’avoir à ma disposition des produits d’une fameuse marque de chaussures de running, j’ai chaussé des centaines d’autres modèles de toutes marques. J’essaie de trouver un modèle comparable aux Ride 7 mais difficile. Nike Pegasus ? Non ! New Balance 890 ? Non ! Brooks Levitate ? Non ! Asics Dynaflyte ? Non plus. En fait, elles me semblent assez uniques.

Sur le plan technique

Les Skechers Go Run Ride sont donc des chaussures de route et même si je ne connais pas les précédentes éditions, cette 7ème version (visiblement) semble une réussite : confort et respect de certains points cruciaux en matière de chaussure de running. Tout d’abord, l’empeigne bien pensée avec du knit (mailles) pour plus de souplesse et une meilleure ventilation, et un minimum de coutures (pour éviter les frottements). Ensuite, une languette à gousset pour un ajustement précis, et la semelle extérieure renforcée pour j’imagine optimiser la durée de vie des chaussures. Souvent un point faible d’ailleurs chez les américains. Une semelle qui fait dans l’épaisseur et qui me fait penser à des Hoka One One Clifton. Mais aussi une semelle intermédiaire rembourrée FLIGHT GEN™ pour la protection contre les chocs et un bon retour d’énergie. Et enfin : un amorti riche de fermeté.

En conclusion

C’est une chaussure simple finalement. Pas d’une technicité exceptionnelle. Mais singulière et reconnaissable. Et si je devais définir à qui s’adressent ces chaussures, je serais bien embêté. C’est un peu comme la maladie d’amour. Elle court, elle court. Dans le cœur des enfants, de sept à soixante dix-sept ans… Et quels que soient votre poids et votre profil, j’ai l’impression qu’on peut tous chausser les Skechers Go Run Ride 7. Néanmoins, en ce qui me concerne, même si elles sont légères, ça reste des chaussures d’entraînement. Elles me donnent aussi l’impression de pouvoir s’adapter à tous les pieds avec peut-être une orientation de foulée plus neutre ou supinatrice. Restent un prix de vente raisonnable de 90 € et une apparente durabilité, parfaits pour ceux qui visent le bien-être et la régularité des séances avant la performance à tout prix. J’apprécie aussi les sept coloris disponibles, ce qui est idéal pour soigner son look pendant le sport ou en dehors.

SKECHERS GO RUN RIDE 7
Les + : le prix, le rembourrage, la respirabilité, le confort, la languette à gousset et la durabilité
Les – : le design street plutôt que “compète”

Chaussure de course légère, neutre et bien rembourrée
Tige en tricot bicolore respirant avec un design presque sans couture
Languette à gousset pour un ajustement sûr et confortable
Semelle intercalaire ultra-légère et réactive FLIGHT GEN ™
Semelle extérieure durable à haute adhérence pour une durabilité accrue
La zone de soutien à mi-pied favorise l’efficacité à chaque foulée
Détails réfléchissants pour une visibilité accrue
Drop de 6mm
Sept couleurs
Prix public : 90 €
Contact : skechers.com 
*Jean-François Tatard

Plus de 100 victoires dans des compétitions départementales, régionales et nationales

– 2h34’ au marathon
– 3ème du 100kms de Millau 2014
– 6ème de l’ECOTRAIL 2013
– 5ème des Championnats de France du 100kms 2013
– 2ème français au marathon de Florence 2012 et au semi-marathon de Barcelone 2013

– 3ème du championnat de France de semi marathon par équipe 2011

 
 
 
 
 
 
 

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