SAUCONY nous sort le grand jeu pour temps lourd.

En découvrant la paire de PEREGRINE 11 GTX, on ne peut douter de son usage. Son allure massive, ses crampons agressifs, son mesh tissage façon toile de jute hydrofuge nous annoncent le programme : inutile de vous perdre sur route ou sur terrain sec et sans relief… Sortez-la des sentiers battus et courez, vous perdre en terrain non conquis.

Tes réalisé par: Marie Caroline Savelieff – Photos: Marie Caroline

Saucony Peregrine 11 GTX : Tous les terrains sont permis

En 2 mots : moelleux et confort. De grosses pantoufles qui maintiennent bien le pied dans son intégralité. Rien ne bouge, sans pour autant être compressé grâce à sa construction Form Fit.

En revanche, comme on peut s’en douter, l’effet « roudoudou » alourdit quelques peu la PEREGRINE 11 GTX qui pour mon petit 36 pèse tout de même 277g la chaussure (318g en 42).

On ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre. Et ici le beurre s’apparente au terrain gras et ingrat plutôt qu’à une séance piste à intensité max !

Robustesse et confort s’inscrivent dans l’ADN de cette SAUCONY PEREGRINE 11 GTX

La Peregrine 11 GTX affiche un laçage des plus basics : lacets plats qui limitent le risque de devoir refaire X fois ses lacets en course.

Pas de petite pochette permettant d’y cacher la boucle des lacets et ainsi leur éviter de prendre la boue et la pluie. Cependant un élastique tendu à l’horizontale leur permet de ne pas se balader à chaque foulée.

La languette de la Peregrine 11 est attenante à l’ensemble du tissu mesh de façon à ne pas glisser sur les côtés et limiter frottement ou gêne.


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Laçage traditionnel avec élastique

La Saucony Peregrine 11 GTX affiche un laçage des plus basics : lacets plats qui limitent le risque de devoir refaire X fois ses lacets en course.

Pas de petite pochette permettant d’y cacher la boucle des lacets et ainsi leur éviter de prendre la boue et la pluie. Cependant un élastique tendu à l’horizontale leur permet de ne pas se balader à chaque foulée.

La languette de la PEREGRINE 11 est attenante à l’ensemble du tissu mesh de façon à ne pas glisser sur les côtés et limiter frottement ou gêne.

Mesh ultra résistant et imperméable

La Peregrine 11 GTX possède un tissu que je vous mets au défi de déchirer en course sans pour autant être rigide et inconfortable. Le mesh façon résille en plastique reste flexible.

N’oublions pas que « GTX » signifie Gore TeX et que ce modèle est donc imperméable.

A nous les flaques et pluies torrentielles !

Fixation des guêtres

Simple et efficace, le petit crochet situé à l’amorce du toe-box est un incontournable pour toute paire de trail running spécifique temps de chien (ou terrain sableux) puisqu’il facilite la fixation des guêtres de running.

Vos runnings sont étanches et l’eau ne risque pas de s’infiltrer au niveau de la cheville grâce aux guêtres que vous trouverez chez tout bon magasin spécialiste de trail running.

Toe Box assez fin

Les paires de chaussures un peu plus lourdes que la moyenne étant souvent destinées aux longues distances, j’ai toujours peur de nager à l’avant du pied. Certains apprécient avoir de l’aisance, moi, non.

Ici j’ai été rassurée : le Toe Box n’est pas très large et me permet de me sentir soutenue : mes orteils ne font pas leur vie au niveau des métatarses et c’est un grand plus pour éviter les frottements chez les athlètes sujets aux ampoules, notamment en descente bien grasse.

Semelle accrocheuse

La semelle extérieure et ses crampons sont certes de gros gabarits mais l’on n’a pas non plus l’impression de se retrouver avec de grosses mules aux pieds. Confort et souplesse sont de mise sans grosse rigidité à la foulée.

On parle souvent de hauteur de drop mais rarement de hauteur des crampons, sachez qu’ici ça cramponne sévère à 5mm, facteur important par conditions climatiques ingrates histoire de ne pas se retrouver à terre au premier dérapage en virage.

La semelle extérieure en Pyretrac alliée aux crampons acérés promet une accroche solide que ce soit dans la rocaille ou les terrains boueux.

Pare pierre

Le pare pierre est bien présent mais comme son nom l’indique, uniquement pour jouer un rôle de protection face à un obstacle rigide qui pourrait mettre à mal les orteils. Il ne se prolonge pas énormément au niveau du Toe Box, car le tissu mesh très solide, paré de Gore Tex, le relaye dans son rôle protecteur anti boue, neige ou autre joyeuseté des temps à ne pas mettre un chien dehors… Juste un traileur amphibie !

Drop assez faible

Son drop de 4mm est étonnement faible pour des chaussures de ce type d’usage, mais de mon côté, avec mon attaque médio-pieds, je ne peux que m’en satisfaire.   Son faible drop permettra de bonnes relances à l’avant du pied.

En parallèle, la coque talonnière assure maintien et toujours, une étanchéité absolue.

Au niveau de ce contrefort, une cordelette de nylon légèrement élastiquée assure une facilité de chaussage même par conditions extrêmes.

Sur le terrain avec la Saucony Peregrine 11 GTX

la Peregrine 11 GTX est un modèle clairement dédié aux aventuriers de la course à pieds qui apprécient de courir par tous les temps et tous les chemins même non balisés, et ce, quelle que soit la distance.

 

J’avoue que vu leur degré de finition et leur petit look à la fois sobre et marqué, elles pourront passer sur un jean sans problème, mais cela avant les premières sorties car une fois parées de boue, leur esthétique sera moins passe partout !

Au regard des conditions climatiques ces derniers mois, j’ai pu les tester sous à peu près toutes les conditions : terrains enneigés, terrains gras, chemins prenant l’allure de flaques géantes et plus basiquement sur terrain sec et petits secteurs goudronnés.

Quelles que soient les conditions, le confort demeure présent, les crampons jouent bien leur rôle et l’imperméabilité est au rendez-vous.

Même sur route, la Peregrine 11 GTX ne tape pas, mais attention je ne dis pas non plus qu’elle peut être une solution pour courir en milieu urbain par temps maussade ! Elle supporte la route avec grande modération mais reste assez lourde.

En claire elle constitue vraiment un atout pour qui évolue régulièrement dans la boue, le gras, voire la neige.

A contrario, honnêtement, s’il vous faut une seule et unique paire et que vous n’êtes pas un traileur qui aime courir dans la soupe, passez votre chemin et optez pour la Peregrine 11 non imperméable car pensez bien que le modèle GTX sera toujours plus lourd et moins respirant que sa consœur Saucony Peregrine 11 BRIGHT FUTURE BLACK qui vous coûtera un brin, moins cher.

Pour résumer, je la privilégierai pour:

  • A l’entraînement :

Pour les sorties longues requérant un maximum d’adhérence et d’imperméabilité. Petit coup de cœur sur terrains montagneux en période de fonte des neiges.

  • En compétition :
  • Sur des trails toutes distances tant que les temps s’y prête, même au-delà de 50km.
  • Sur des KV : Kilomètres Verticaux si les conditions climatiques sont vraiment extrêmes car rappelons qu’elles sont tout de même un peu lourdes.

Pour conclure :

Accroche ++++ , légèreté + , dynamisme ++, maintien du pied ++++ Amorti ++++

Le produit testé :

Modèle: Chaussure Trail-running Peregrine 11 GTX

  • Tailles : Femmes : 35.5 au 44.5 / Hommes : 40 .5 à 48
  • Couleurs : choix unique en Noire et Rose
  • Semelle intermédiaire : PWRRUN
  • Semelle extérieure : PWRTRAC
  • Profondeur des crampons : 5mm
  • Membrane Gore Tex invisible fit
  • Poids Femmes : 277g en 37 / 316g en 42
  • Drop : 4 mm (27mm-23mm)
  • Prix : 150 euros
  • Foulée universelle

 

 

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